Juana Molina joue lundi, venez-y
Le souvenir de Juana Molina était vague. On se rappelait qu’elle venait d’Argentine, qu’elle nous avait intéressé sans vraiment nous accrocher plus que ça, une électro baladeuse, réfléchie, mais pas si aventureuse ou capiteuse que ça. Et puis son dernier album est tombé là, notre lecteur CD a eu la bonne idée de commencer par ‘Un Dia’, et là, la tête a tourné.
‘Un Dia’, c’est le métissage absolu, poussé tant et si bien qu’on a du mal à pointer sur une carte l’origine de ce maëlstrom. Le chant est espagnol, mais les boucles semblent africaines, la baguette qui frappe régulièrement sur une grosse cymbale et la ligne de basse simple qui la suit feraient presque penser aux transes gnawa. C’est samplé, bouclé, électrisé, mais cela sonne également pur, comme enregistré dans une tente, sur une plaine déserte, un soir de claire lune.

Ce morceau ne peut qu’accrocher. La suite, même si moins percutante, est largement à la hauteur, un disque qui est à la fois curieux de modernité et d’ailleurs. Je n’oserai essayer de lister ici les instruments qui y passent, tant il semble que Juana Molina a été précise dans leur choix. Qu’importe, puisqu’on y voyage. C’est sans doute le disque le plus difficile à raconter de l’année, tant ses contours sont flous. Mais il est bon de s’y perdre, et il sera bon de s’y perdre lundi prochain, lors de son concert à la Flèche d’Or.
Ça tombe bien, on a un petit concours qui vous permettra de découvrir les deux en même temps. Les quatre premières personnes qui nous disent quel était l’ancien métier de Juana Molina sur blogotheque at gmail point com pourront passer devant les autres et gagneront son album à l’entrée.
Et s’il vous fallait une autre raison pour venir lundi, sachez que Liz Green assure la première partie. Et Dieu sait qu’on l’aime cette petite Anglaise.
Juana Molina, en concert le lundi 27 octobre à la Flèche d’Or.





Commenter