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	<title>La Blogothèque &#187; Weblog</title>
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		<title>Ocean Mist (Panda Beach)</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Oct 2010 11:50:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kill Me Sarah</dc:creator>
				<category><![CDATA[Découverte]]></category>

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		<description><![CDATA[Initialement publié dans son beau chez lui, Kill Me Sarah nous fait l&#8217;amitié de reproduire ici-même sa jolie découverte. Elle dit Les chansons parlent de pandas. Les chansons parlent de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Initialement publié dans son beau <a href="http://kmskma.free.fr/" >chez lui</a>, Kill Me Sarah nous fait l&#8217;amitié de reproduire ici-même sa jolie découverte.</strong></p>
<p>Elle dit <em>Les chansons parlent de pandas. Les chansons parlent de plages</em>.<br />
Elle dit <em>J’espère que les pandas savent nager. Moi je ne sais pas.</em>
Elle dit <em>Je ne suis jamais allé sur la plage</em>.<br />
Elle dit  <em>Jakarta sud. Indonésie.</em>
Elle ne dit rien d’autre.<br />
En dehors de la part de mystère.</p>
<div class="player"><p><a href="#" class="play" data-track-id="544" ><span>Panda Beach - Deeper</span></a></p></div>
<p>Elle s’appellerait Ebi. Ebi Nasution.<br />
Les chansons auraient été enregistrées sur un téléphone portable. On se demande si l’histoire est vraie. Mais après tout, qui se soucie de la véracité des faits. Est-ce que l’émotion doit être factuelle?<br />
Pour une fois, juste écouter la musique, la voix, les quelques notes de guitares, sans savoir qui, quand, où, quoi.<br />
On aime les chansons ça suffit. Elles nous touchent. On veut toujours en savoir trop. Ça brise le charme.</p>
<p><img src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2010/10/panda-beach.jpg" title="Panda Beach -Deeper" width="300" height="300" class="left" />
<p>Le disque existe à peine. Voire pas du tout. Quelques chansons regroupées sur un EP virtuel avec une image aux couleurs passées en illustration. Il traîne comme ça depuis fin 2009. Il fallait le ramasser avant que les vagues ne l’emmènent.<br />
Le disque existe à peine et c’est un peu dommage. On l’imaginerait bien sur un joli vinyle 25cm (les anglos-saxons diraient 10 pouces).</p>
<p>On pense à la délicatesse d’une plume se posant sur un piano. On pense à un filet de vent dans quelques feuilles mortes. On pense au bruit des vagues au loin. A un vieil écho de bossa exilée. Une fragilité. On pense à la beauté d’une veine sous une peau diaphane. Des morceaux de rien balayés par le vent. Un moment d’apaisement, loin de tout.</p>
<p>On pense à des voix qu’on veut garder juste pour soi. On pense à <a href="http://www.thiswomencoil.net/2006/11/05/sibylle-baier/"  target="_blank"><strong>Sibylle Baier</strong></a>. On pense aussi en plus doux, à Liz Harris de <a href="http://kmskma.free.fr/?p=2395"  target="_blank"><strong>Grouper</strong></a>. On pense à un rêve, à une silhouette imprécise et belle. On pense à la brume. On pense à l’écume. A des plages de l’atlantique sous un soleil d’automne un peu trop froid. On en frissonne. On pense à soi. A son propre histoire. On pense au rêve.</p>
<p>On se prend à remettre le disque au début pour ne pas voir la brume s’évaporer et rester comme ça, encore quelques instants dans le flou.</p>
<p>Il ne semble pas y avoir d’autres traces de Panda Beach ailleurs, en dehors d’une ou deux autres chansons supplémentaires sur son <a href="http://www.myspace.com/pandabeachmusic"  target="_blank"><strong>espace</strong></a>. Il n’y en aura peut être pas d’autres. Les rêves sont souvent imprévisibles.</p>
<p><em>(On peut télécharger gratuitement cet EP en totalité chez <a href="http://naturefilm.blogspot.com/2009/11/panda-beach-last-days-ashore-2009.html"  target="_blank"><strong>Nature Film</strong></a> qui a participé à sa publication.)</em></p>
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		<title>Les Etreintes de l&#8217;aube</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 10:25:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Furtif</dc:creator>
				<category><![CDATA[Une histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Été 2010 : j&#8217;ai vécu le soir, traversant Paris sur mon vélo à travers les boulevards, sautant d&#8217;apéro en dîner, pour m&#8217;échouer dans les canapés mous de salons inconnus, humant [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Été 2010 : j&#8217;ai vécu le soir, traversant Paris sur mon vélo à travers les boulevards, sautant d&#8217;apéro en dîner, pour m&#8217;échouer dans les canapés mous de salons inconnus, humant l&#8217;air chaud des lourdes soirées d&#8217;été qui gonflait les rideaux, poussés par une légère brise. Dans ces salons parquetés, il y eut des rencontres, lorsque tout le monde avait finit par déserter la pièce, les conversations se perdant dans la cuisine, et que la playlist tournait en mode automatique. Des rencontres sur fond de <a href="http://www.theblackkeys.com/" >Black Keys</a>.<br />
 Pour certains, établis et déjà repus de bien des choses, le sexe est devenu une routine plus qu&#8217;une exploration, une honorable activité qui fait oublier les petites contrariétés du quotidien, un dérivatif aimable et policé. Mais les Black Keys tracent l&#8217;empreinte de la moiteur, du sexe suant et de l&#8217;étreinte sauvage, une certaine idée d&#8217;une sensualité lascive, une impulsion primale venue du cerveau reptilien ; l&#8217;essence même du plaisir.</p>
<p><em>«Let me be your everlasting light</em></p>
<p><em> I&#8217;ll hold and never scold</em></p>
<p><em> In me you can confide</em></p>
<p><em> When no one&#8217;s by your side»</em></p>
<p><em>Brothers</em>
, leur dernier album, fait de guitares crasses et d&#8217;une production façonnée au groove, est un coup de rein lascif dans nos petites existences. Ces soirées estivales avaient le goût de l&#8217;éternel recommencement, d&#8217;une histoire que l&#8217;on connaît par cœur, remise cent fois sur la table. Ce gros roulement de basse régulier qui ondule du bassin, imperceptiblement, guide les corps qui se rapprochent. Une danse des aimants, à toi à moi, se jaugeant et feintant l&#8217;évitement alors que l&#8217;attraction est inévitable. Du blues rock cradingue par endroits, davantage encore que du Jon Spencer – ce qui vous pose tout de même un groupe. Et dans ces salons, perdues pour la nuit, deux formes se rapprochent avec une précipitation retenue du bout des tendons, les muscles bandés tout entier dirigés vers une indécence contrôlée. Dans <em>Brothers</em>
, il y a tout cela ; ce disque narre une histoire terriblement charnelle, il s&#8217;écoute un peu éméché, à l&#8217;heure où les mains agrippent plus qu&#8217;elles ne caressent et où, de conversation, il n&#8217;est plus vraiment question. On sait d&#8217;avance comment cela va se terminer, dans des draps froissés et le souffle court. Avec déjà en tête ce putain de <em>«Too afraid to love»</em>
 à crever de langueur.</p>
<p><div class="flash"><object type="application/x-shockwave-flash"	data=""	width="626" height="497"><param name="wmode" value="opaque"></param><param name="movie" value=""></param><param name="quality" value="high"></param><param name="wmode" value="opaque"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param></object></div></p>
<p>On y dépasse la simple chronique blues d&#8217;avant 1970, l&#8217;art de Dan Auerbach et Patrick Carney est de révéler <em>Brothers</em>
 comme un disque de propos, doublé d&#8217;une part terriblement efficace de groove. Il faut bien un album entier pour parler de <a href="http://www.blogotheque.net/Au-Slow-Club-embrassons-nous-jusqu" >ces petits matins</a> de doutes, le nez dans le bol de café, dissimulant mal l&#8217;envie de nous carapater le plus rapidement possible. <em>Parce que ce n&#8217;est pas possible, pas maintenant.</em></p>
<p> En quelques morceaux, les gars d&#8217;Akron vous dessalent et narrent les petits arrangements avec sa conscience, battue par les lâchetés ordinaires et les désirs impulsifs. D&#8217;une étreinte sauvage et fugace aux promesses de l&#8217;aube, on y constate autant de forfanterie que de complainte. A la différence des <a href="http://blogotheque.net/The-Walkmen,5613" >Walkmen</a> et de leur <a href="http://blogotheque.net/Toucher-le-fond" target="_blank"><em>You &#038; Me</em>
</a>, les deux garçons usent d&#8217;un discours direct pour dessiner la passion et l&#8217;indécision. Et c&#8217;est la véritable qualité de leur disque.</p>
<div class="player"><p><a href="#" class="play" data-track-id="598" ><span>The Black Keys - Next Girl</span></a></p></div>
<p>La production flatteuse fait prendre l&#8217;épaisseur au blues rugueux des trentenaires, un blues qui pue le sexe, ce petit quelque chose de vicieux, de déchirant, de séduisant aussi. Dan Auerbach conserve un nonchalance désabusée dans le phrasé, qui d&#8217;une intonation ou d&#8217;une inflexion, reprend plus de vigueur et rassure : tout n&#8217;est pas perdu, on peut encore la sauver cette histoire, crois-moi.<br />
 Mais, au fond, tout tient dans la manière qu&#8217;a Patrick Carney d&#8217;imprimer à son tempo de batterie une tension lascive. Avec lui, et quand bien même on se sépare, on le fait de la meilleure manière, on s&#8217;aime comme on se quitte. Un dernier pour la route, en somme. Et j&#8217;imagine très bien dans ce tempo, métronome de nos passions, l&#8217;ambivalence du sexe et des sentiments. L&#8217;indulgence qu&#8217;on s&#8217;accorde à soi-même face aux doutes, aux écarts. Nous ne sommes sans doute pas les hommes d&#8217;une seule femme ; elles ne sont pas nôtre par delà les temps.<br />
 Nous sommes des infidèles contrariés, prenant goût à l&#8217;indécision. <em>Brothers</em>
 est ce disque des faiblesses assumées. Quitte à ne penser qu&#8217;à notre propre salut.</p>
<p><em>«There&#8217;s nothing worse</em></p>
<p><em> In this world</em></p>
<p><em> Than payback from a</em></p>
<p><em> Jealous girl</em></p>
<p><em> The laws of man</em></p>
<p><em> Don&#8217;t apply</em></p>
<p><em> When blood gets in</em></p>
<p><em> A woman&#8217;s eye»</em></p>
<p>Une décennie passée, pour eux comme pour moi, dix années à se rabibocher avec son passé, ses renoncements, ses erreurs, ses amours pour s&#8217;apercevoir, épaule contre épaule, les avant-bras protégeant sa pinte sur le comptoir, que la prochaine ne sera pas comme les précédentes, parole, bro&#8217;. <em>«My next girl will be nothing like my ex girl. I made mistakes back then. I&#8217;ll never do it again with my next girl, she&#8217;ll be nothing like my ex girl. That was a painful dance, now I got a second chance.»</em>
 De l&#8217;esbroufe pour se rassurer soi-même plutôt que tenter de convaincre le camarade, trop rompu à ces serments de comptoir pour y croire vraiment. Mais oui, bro&#8217;, la prochaine fois sera différente.</p>
<p><object align="right"><param name="wmode" value="opaque"></param><a href="http://www.theblackkeys.com/" style="color: rgb(102,205,0)"  target="_blank">Leur site</a> || <a href="http://www.amazon.fr/Brothers-Black-Keys/dp/B003G5MTFK" style="color: rgb(102,205,0)"  target="_blank">Acheter l&#8217;album</a> || <a href="http://open.spotify.com/album/6BhS0iZh607Op7sWvSXT4o" style="color: rgb(102,205,0)"  target="_blank">Écouter sur Spotify</a> || Illustration : <a href="http://www.flickr.com/photos/slm/" >S.L.M.</a></object></p>
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		<title>Bulle de bonheur</title>
		<link>http://blogotheque.net/2010/05/05/bulle-de-bonheur/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 May 2010 08:17:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bruno - Jamais Pareil</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concert]]></category>

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		<description><![CDATA[Il faut être un sacré malade pour se lancer dans l&#8217;aventure d&#8217;un label, ou au moins carrément inconscient et c&#8217;est tant mieux. Pour ses 5 ans d&#8217;existence, La Bulle Sonore [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il faut être un sacré malade pour se lancer dans l&#8217;aventure d&#8217;un label, ou au moins carrément inconscient et c&#8217;est tant mieux. Pour ses 5 ans d&#8217;existence, La Bulle Sonore (Dondolo, MFMB, Never dreamed Night Freeze Sandwich) nous convie au Point Éphémère le 8 mai pour une divine surprise : les rarissimes The Wake en concert.</strong></p>
<p><a href="http://www.myspace.com/labullesonore" >La Bulle Sonore</a>, c&#8217;est renaud-tout-seul a.k.a. Tod Brownies, une connaissance encyclopédique de tout ce qui est pop, électronique et shoegazer, <a href="http://fairtilizer.com/users/TodBrownies333" >un certain talent pour débusquer ce qui sort du lot</a>, qu&#8217;il sort à l&#8217;occasion sur son label. Pour les cinq ans de La Bulle Sonore, renaud-Tod fait la fête au Point Ephémère avec en vedette un groupe aussi rare que mythique : The Wake.</p>
<p><a href="http://www.ltmrecordings.com/wakebio.html" target="_blank"><strong>The Wake</strong>
</a> sont les auteurs d&#8217;une de mes chansons préférées de tous les temps, le genre de chanson qui vous re-transportent immédiatement dans la chambre où vous l&#8217;avez écoutée la première fois, qui grave pour toujours des détails insignifiants comme la position d&#8217;une platine disque ou la lumière dans la pièce ce jour-là. &#8220;Crush The Flowers&#8221; était la face A du premier 45 tours de The Wake sur <a href="http://home.clara.net/koogy/sarah/" >Sarah Records</a>. En face B de ce single Sarah 21 se trouvait le tout aussi intemporel &#8220;Carbrains&#8221;, bijou pop dont une seule écoute vous fait comprendre pourquoi, vingt ans après, ces morceaux sont toujours aussi recherchés. </p>
<p><iframe width="626" height="470" src="http://www.youtube.com/embed/o38U_fKtIzU?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Avant de devenir un des piliers de l’aventure Sarah Records, les Ecossais de <a href="http://www.myspace.com/the_wake_ltm" target="_blank"><strong>The Wake</strong>
</a> en avait un peu défini les contours sonores au sein de Factory avec leur album <em>Here Comes Everybody</em>
 sorti en 1985 : mêmes entrelacs de guitares cristallines, même chant distant empreint d’une douce mélancolie, mêmes nappes synthétiques plus douces qu’une couette, même séduction de la ligne de basse. Ecoutez la version de originale de &#8220;O Pamela&#8221; (le titre a été repris par Nouvelle Vague) pour vous en convaincre. </p>
<p><iframe width="626" height="470" src="http://www.youtube.com/embed/iEk3lVg7v2c?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>La fin programmée de Sarah Records après 100 singles n&#8217;aura pas rompu les liens entre The Wake et les autres groupes du label. The Wake et Bobby Wratten (compositeur et chanteur des Field Mice et aujourd&#8217;hui de <a href="http://www.myspace.com/tremblingbluestars" >Trembling Blue Stars</a>) se réunissent parfois sous le nom de  <a href="http://www.popnews.com/popnews/the-occasional-keepers/" >The Occasional Keepers</a>. Et samedi, ce sont deux ex-Orchids, autre groupe Sarah, que l&#8217;on retrouvera aux côtés de Carolyn et Cesar. <a href="http://www.allgigs.co.uk/view/review/4649/The_Wake_The_Lexington_February_2010_Popfest_Festival_2010_Live_Review.html" >Ne ratez pas ce concert</a>. Le 8 mai, 16 euros, au Point Ephémère. </p>
<p>En première partie, <a href="http://www.myspace.com/youngmichelin" target="_blank"><em>Young Michelin</em>
</a> ne sent pas le pneu brûlé. Les influences de ce side-project de <a href="http://www.blogotheque.net/Dondolo-chanteur-a-succes" >Dondolo</a> seraient plutôt à chercher vers une twee-pop esthète et racée, re-création en français d&#8217;un âge d&#8217;or Sarah avec un petit quelque chose de la ligne claire du Monochrome Set. Si je n&#8217;avais qu&#8217;un titre à vous conseiller, ce serait le merveilleux <a href="http://www.myspace.com/youngmichelin" >Obscène</a>, tiré du premier single 4 titres sur du groupe. </p>
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		<title>Juana &amp; Gareth</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 16:43:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Garrincha</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[De Juana Molina, j&#8217;ai des souvenirs ardents. D&#8217;elle j&#8217;attends des chansons telluriques, des expériences qui cognent. Presque plus que de sa voix, j&#8217;ai le souvenir de son poing frappant sa [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>De <a href="http://www.blogotheque.net/+-Juana-Molina-+?lang=fr" >Juana Molina</a>, j&#8217;ai des souvenirs ardents. D&#8217;elle j&#8217;attends des chansons telluriques, des expériences qui cognent. Presque plus que de sa voix, j&#8217;ai le souvenir de son poing frappant sa poitrine. De <a href="http://www.myspace.com/garethdickson" >Gareth Dickson</a>, ce matin encore je ne savais rien. En y regardant <a href="http://www.mille-feuille.fr/Modules/Audioblog/Fiche/?audio_id=744" >de plus près</a>, j&#8217;apprends qu&#8217;il a tourné avec l&#8217;Argentine et Vashti Bunyan.</p>
<p>Ce que je sais surtout, grâce à ces quelques minutes qu&#8217;un anonyme a diffusé sur Youtube, c&#8217;est que ces deux-là sont capables, lorsqu&#8217;ils chantent ensemble, de douceur. De plonger leurs mains dans un ruisseau et d&#8217;en remonter ce qui y brille. Gaiement, simplement, en riant.</p>
<p>(deleted Video : http://www.youtube.com/watch?v=uRTJvmwiofI)</p>
<p>Pourtant, ces arpèges qui se croisent en suspension, ces voix qui s&#8217;entremêlent comme le vent épouse une feuille, ces précautions d&#8217;amants prévenants attentifs à ne rien briser, rien de cela ne doit être simple. Rien de cela n&#8217;est vraiment facile. C&#8217;est beau qu&#8217;ils puissent nous le faire croire ? Non, disons plutôt que c&#8217;est beau que ce le soit pour eux.</p>
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		<title>Owen the Saints Go Marching In</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jan 2010 19:09:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>clumsy</dc:creator>
				<category><![CDATA[I'm a fan]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon histoire avec Owen Pallett a commencé dans ma minuscule chambre parisienne. Une cage à oiseau perchée au septième étage d’un grand immeuble bourgeois quelque part dans le XVIe arrondissement. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mon histoire avec Owen Pallett a commencé dans ma minuscule chambre parisienne. Une cage à oiseau perchée au septième étage d’un grand immeuble bourgeois quelque part dans le XVIe arrondissement. Je m’y sentais confinée, emprisonnée. J’avais besoin de respirer &#8211; l’endroit manquait crucialement de poésie.</strong></p>
<p>Et puis j’ai découvert Final Fantasy. Sa musique tortueuse. Sa voix d’un autre monde. Ses talents d’arrangeur fou, son lyrisme et sa sensibilité exacerbée. En quelques titres, il a transformé l’étroite et unique fenêtre de la pièce en verrière 360° sur le monde. Il m’a donné l’oxygène dont j’avais besoin. Il en est resté l’un de mes fournisseurs officiels.</p>
<p>Mon histoire avec Owen Pallett a continué, sans fausse note, jusqu’à finalement prendre un nouveau tournant cette année avec <em>Heartland</em>
. Un virage vers l’immensité que je ne soupçonnais pas : après des dizaines d’écoutes, il m’est toujours impossible de comprendre comment un si petit être a pu faire quelque chose d’aussi monumental. Comment le cerveau d’un seul homme a pu imaginer une telle opulence et la contenir en seulement quarante-cinq minutes. </p>
<p><img src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2010/01/heartland.jpg" title="" width="614" height="110" class="center" /></p>
<p>Entre la pureté d’Islande où il a crée les fondations d’<em>Heartland</em>
, et l’orchestre symphonique réquisitionné à Prague pour l’habiller, Owen n’a pas lésiné sur les moyens pour donner à son troisième album l’ampleur qu’il méritait, cet aspect féérique, extravagant et glorieux. Il a construit un squelette de musique classique qu’il a ensuite habilement déguisé en hymnes pop. Avec ses mille instruments, <em>Heartland</em>
 m’a décollé les pieds du sol alors qu’ils y étaient encore une fois bien trop enfoncés. </p>
<p>Mon histoire avec Owen Pallett va devenir réelle dimanche. Je ne l’ai jamais vu en live, et je suis impatiente de savoir comment il réussira à adapter <em>Heartland</em>
, son monstre à cent têtes, sur la petite scène de La Maroquinerie. La douceur et la simplicité vont peut-être l’emporter sur le gigantisme, à moins que la démesure de cet album ne soit pas incompatible avec une interprétation plus intime. <em>Heartland</em>
 n’en perdra pas sa beauté, j’en suis sûre. Depuis le temps que dure notre relation, j’ai appris à faire confiance à Owen.</p>
<p><quote><br />
- Deux titres à écouter sur le <a href="http://www.myspace.com/owenpallettmusic" >MySpace d&#8217;Owen Pallett</a>.</p>
<p>- Il sera en concert à La Maroquinerie (Paris) le 24 janvier.</quote></p>
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		<title>Adieu Vic</title>
		<link>http://blogotheque.net/2009/12/28/adieu-vic/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 11:44:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Garrincha</dc:creator>
				<category><![CDATA[Annonce]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous l&#8217;avez sans doute appris comme nous après le foie gras et avant d&#8217;ouvrir les cadeaux de tante Yvonne : Vic Chesnutt n&#8217;est plus. Tombé dans le coma après une [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Vous l&#8217;avez sans doute appris comme nous après le foie gras et avant d&#8217;ouvrir les cadeaux de tante Yvonne : Vic Chesnutt n&#8217;est plus. Tombé dans le coma après une énième tentative de suicide, il a fini par nous quitter vendredi dernier dans l&#8217;après-midi. Sur le site de <a href="http://cstrecords.com/" >Constellation Records</a>, Don Wilkie et Ian Ilavsky écrivent tout simplement : &#8220;his absence is unfathomable&#8221;.</p>
<p>On essaiera d&#8217;y revenir dans quelques temps : la Blogothèque ne fait pas dans les nécrologies à chaud. D&#8217;autres feront ça mieux que nous. En attendant, on peut notamment relire <a href="http://novland.blogspot.com/2009/12/chambre-verte-vic-chesnutt.html" >une interview</a> que ce géant de la musique américaine des vingt dernières années, alors sur la voie du succès, avait donnée à Emmanuel Tellier en 1995 pour Les Inrocks. Elle se termine par ces mots :</p>
<p><quote>Plus tard, mes disques parleront pour moi.</quote></p>
<p>Sur la Blogo, vous pourrez retrouver le <a href="http://www.blogotheque.net/Vic-Chesnutt,3676" >très beau Concert à Emporter,</a> sans doute un des plus beaux, que Vincent Moon avait filmé après la sortie de <em>North Star Deserter</em>
. Ce soir-là, Vic Chesnutt et Thee, Silver Mt Zion avaient donné <a href="http://www.blogotheque.net/Le-roi-et-l-oiseau" >un concert époustouflant</a>. A la Blogo, à la suite de ce moment mémorable, marquant, &#8220;life-altering&#8221; comme disent les Américains, on rigolait entre nous d&#8217;une &#8220;Échelle Vic Chesnutt du Concert Époustouflant&#8221;, calquée sur celle de Richter.</p>
<p>Voilà. Les mots nous manquent. Vraiment, terriblement. On y reviendra donc plus tard, si vous le voulez bien. En passant, pour faire un don à la famille de Vic, c&#8217;est <a href="http://kristinhersh.cashmusic.org/vic/" >par là</a>.</p>
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		<title>Candy Girl</title>
		<link>http://blogotheque.net/2009/08/27/candy-girl/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Aug 2009 05:25:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SSkizo</dc:creator>
		
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est un slow un peu crade, un slow qu&#8217;on danse un peu saoûl, un peu excité, dans la pénombre, dans la fumée de cent cigarettes, au milieu des corps fatigués, en évitant les verres en plastiques renversés, en n&#8217;ouvrant jamais les yeux, en se réfugiant dans un cou lui aussi un peu saoûl, un peu excité.</p>
<p>C&#8217;est une guitare un peu lynchienne, au fond, une mélodie un peu eighties qui donne envie de jouer la fille de l&#8217;air recroquevillée sur la banquette arrière d&#8217;un inconnu, en pleine nuit, les fenêtres ouvertes, et les yeux fermés.</p>
<div class="player"><p><a href="#" class="play" data-track-id="2481" ><span>Trailer Trash Tracys - Candy Girl (demo)</span></a></p></div>
<p>C&#8217;est la demo de &#8220;Candy Girl&#8221; des Londoniens lo-fi Trailer Trash Tracys et qui sort le 14 septembre, en pré-commande sur <a href="http://nopaininpop.greedbag.com/buy/candy-girl/" >No Pain In Pop</a>.</p>
<p><a href="http://www.last.fm/music/Trailer+Trash+Tracys/_/Candy+Girl" >La version clean est en écoute sur [last.fm</a>]</p>
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		<title>La Blogothèque au Midi Festival</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Aug 2009 21:59:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chryde</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[

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				<content:encoded><![CDATA[<p>On avait ces trois derniers étés croisé la rumeur, sans jamais se décider à s’y frotter. Une rumeur qui parlait d’un événement comme on n’aurait osé en rêver. Un festival à taille humaine, à prix raisonnable, dans un jardin envahi de cigales, où tout ce qui peut gêner la vue n’est pas une poutre, mais un cèdre centenaire, et où la programmation n’a qu’un moteur, la curiosité. Il était temps que nous descendions au Midi Festival, à Hyères, voir cela.</p>
<p>Tout était vrai. Le cèdre gigantesque, les cigales, l’ambiance familiale, la programmation pointue. Des concerts exigeants, libres, souvent furieux, joués sur une petite scène bordée de pins, des groupes que nous ne connaissions que de nom qui nous ont retourné la tête, des visages familiers qu’il nous faisait plaisir de recroiser, des éclosions auxquelles  nous avons assistés hébétés.</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/5839460" width="626" height="352" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe>		</p>
<p>C’était donc ça. Sautiller en fin d’après-midi sur les insouciantes pièces électro-cute des Little Pictures, se retrouver une heure plus tard à secouer la tête sur les longs, enivrants délires tribalistes de Mahjongg, regarder à une heure d’intervalle Jeffrey Lewis faire des ronds avec sa guitare cradingue et Dent May faire la même chose avec son petit ukulele tout neuf, voir des sexagénaires, des familles, des ados, des hipsters du sud, des petits couples d’été tous ensemble réclamer avec passion deux rappels à Skeleton$, groupe de jazz-rock expérimental, en clotûre du festival. Entre temps, regarder le soleil se coucher dans la vallée, tailler le bout de gras avec un vieux disquaire fantasque posé là contre un mur de pierre séculaire, et faire des vidéos d’été.</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/5847712" width="626" height="352" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe></p>
<p>Le Midi Festival nous avait proposé de filmer les concerts, mais aussi de nous approprier l’espace. Nous nous sommes pliés avec plaisir. Fait jouer Dent May et son groupe les pieds dans l’eau sur une plage de Hyères, organisé un micro-concert de Skeleton$ dans de grandes chiottes au néon détraqué, invité le public à suivre les Little Pictures transformés en charmeurs de serpents, posé François Virot au milieu d’une grande installation d’art contemporain&#8230;</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/5859689" width="626" height="352" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe></p>
<p>Le résultat, ce sont ces trois films de 25 minutes, mélange de lives et de concerts à emporter, que nous vous offrons cette semaine. En vous conseillant sincèrement de réserver votre dernier week-end de juillet 2010 pour participer au festival le plus&#8230; heureux du Sud de la France.</p>
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		<title>Acier trempé, acier fondu</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 15:26:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DJ Barney</dc:creator>
				<category><![CDATA[Une histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Les souvenirs d&#8217;enfance sont des cons et il ne faut pas les écouter. La preuve: ça permet de découvrir que Michel Jonasz a enregistré un bon disque. J&#8217;ai des preuves, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les souvenirs d&#8217;enfance sont des cons et il ne faut pas les écouter. La preuve: ça permet de découvrir que Michel Jonasz a enregistré un bon disque. J&#8217;ai des preuves, mais je n&#8217;ai pas le disque. Ceci est donc un appel à l&#8217;aide.</p>
<p>Il y a quelques mois, à l&#8217;issue de rocambolesques aventures qui seraient très secondaires ici, j&#8217;ai exhumé d&#8217;un bac de disques portant l&#8217;angoissante étiquette «Michel Jonasz», un CD surprenant <a href="http://supertonin.chez.com/albums/A00.htm" >compilant les titres</a> enregistrés par l&#8217;infâme marmonneur de la bande FM en 1967 avec un groupe que les moins de 55 ans ne peuvent pas connaître: le King Set.</p>
<p><img src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2009/02/kingsetcover.jpg" title="" width="300" height="300" class="left" /> Le titre d&#8217;ouverture et de loin le meilleur, <em>Apesanteur</em>
, est une chevauchée noire moitié funky moitié psychédélique, un morceau assez tendu qui part loin dans l&#8217;espace, dans une science-fiction surorchestrée en métal blanc éclatant (et un peu en plastique aussi).<br />
 La musique en fait trop, les paroles encore plus (<em>«Acier trempé, acier fondu / Mon cœur blindé, mon cœur à nu / Amour parcours, amour discours»,</em>
 ce genre de phrases très <em>Metal Hurlant</em>
 avant l&#8217;heure), mais l&#8217;ensemble, porté par un son assez énorme (qui a produit ce disque?) et une voix qui pour le coup ne marmonne pas, attire instantanément, comme un vieux <em>Science et Vie</em>
 qui explique que les ordinateurs rentreront bientôt dans nos vies.<br />
 La suite fait vite penser au travail de Nino Ferrer, avec qui elle partage cette envie de créer une version funk-soul de la France yéyé, de parler «des abeilles» et d&#8217;amour bien de chez nous en donnant l&#8217;impression d&#8217;ouvrir pour les Crystals à l&#8217;Apollo.</p>
<p>Avec le King Set, on est à des années-lumière de la futur carrière solo de Jonasz, qui représente pour moi un cauchemar de dimanches après-midi sur les routes de campagne, entassés dans la voiture avec cette même cassette au son sourd qui mâchouillait un swing tout gris.<br />
 Plombé par ce souvenir, je n&#8217;ai jamais fait l&#8217;effort d&#8217;écouter un seul disque de Jonasz, et l&#8217;auteur des <em>Vacances au bord de la mer</em>
 est resté à mes yeux le Claude Nougaro du pauvre, comme Pierre Bachelet fut un Jacques Brel low cost.</p>
<p><img src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2009/02/J_Gpetit.jpg" title="" width="286" height="393" class="right" /><br />
<strong>Ci-contre: live au <a href="http://golfdrouot.ifrance.com/gal_grp3.html" >Golf-Drouot</a>: Michel Jonasz au clavier, <a href="http://alain-goldstein.com/" >Alain Goldstein</a> à la guitare.</strong></p>
<p>La découverte de l&#8217;époque King Set semble me donner en partie tort et donne désormais envie d&#8217;aller fouiller dans ses disques solos, certain d&#8217;y trouver <strike>plein</strike> des choses valables. D&#8217;autant que j&#8217;ai appris dans la foulée que Jonasz était dans les années 60 le clavier attitré du Marocain <a href="http://www.telquel-online.com/111/sujet5.shtml" >Vigon</a>, grand monsieur de la soul à la française <a href="http://www.amazon.fr/End-Vigon/dp/B001A5RENA" >réédité</a> (et <a href="http://www.blogotheque.net/Une-annee-2008-rock-is-disco" >topisé</a>) l&#8217;an dernier. J&#8217;aimerais bien savoir comment Jonasz a aussi vite glissé vers les facilités dans les années suivantes.</p>
<p>Tout ça est une autre histoire que je ne connais pas. Ce que je sais, c&#8217;est que les titres enregistrés avec le King Set valent le coup, mais qu&#8217;ils se sont révélés introuvables au fur et à mesure de mes recherches, à l&#8217;exception d&#8217;une écoute en streaming au son pourri <a href="http://www.musicme.com/#/Le-King-Set/albums/Apesanteur-0724352502929.html" >ici</a> (et que je mentionne donc du bout des lèvres).<br />
 Le 45 tours original d&#8217;<em>Apesanteur</em>
 (qui visiblement fut un mini-tube du côté du Golfe-Drouot et affiliés à l&#8217;époque) peut se dénicher en ligne à <a href="http://www.cdandlp.com/liste/p_produit.cfm?lng=1&#038;seller=0&#038;what=artiste&#038;srt=4&#038;poch=&#038;bargain=&#038;news=&#038;chunksize=48&#038;currency=5&#038;stringa=&#038;stringt=&#038;spop_id=&#038;exact_search=0&#038;pagination_easy_mode=0&#038;n_ref_list=&#038;general_state=&#038;search_mode=3&#038;list_index=1&#038;n_ref=111841584&#038;tete=le%20king%20set&#038;fmt=0&#038;categ_rech=0&#038;page=1&#038;alpha=0" >prix collectionneur</a> (voir <a href="http://www1.gemm.com/c/search.pl?field=GEMM+SEARCH&#038;wild=king+set&#038;Go!.x=26&#038;Go!.y=9&#038;Go!=Search&#038;picklang=%2Findex.cgi%3Flang%3DEN%26clickflag%3D1%26" >collectionneur saoudien</a>). Mais ce fameux CD édité en 1999 s&#8217;est fait oublier. Impossible de l&#8217;acheter, de le racheter, de le télécharger, légalement ou pas.</p>
<p>Avant de voler la carte de <a href="http://b14-sigbermes.apps.paris.fr/clientBookline/service/reference.asp?INSTANCE=EXPLOITATION&#038;OUTPUT=PORTAL&#038;DOCID=1/136052&#038;DOCBASE=VPCO" >bibliothèque</a> de ma petite sœur, il me reste donc cet appel à l&#8217;aide: si vous possédez ce disque, faites passer, ça donnera peut-être des idées de réédition à certains.</p>
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		<title>Veuillez rendre l&#8217;âme à qui elle appartient</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 18:39:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Garrincha</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[On a failli faire cette news : «Hier fut sans doute une grande journée pour Carla Bruni, qui a reçu un disque de platine, alors que maintenant, même Noir Désir [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On a failli faire cette news : «<em>Hier fut sans doute une grande journée pour Carla Bruni, qui a reçu un disque de <a href="http://www.evous.fr/musique/Carla-Bruni-disque-or-platine,5423.html" >platine</a>, alors que maintenant, <a href="http://popisdead.vox.com/library/post/noir-d%C3%A9sir-est-de-retour.html" >même Noir Désir chante comme elle.</a> . (Le premier qui écrit <a href="http://www.blogotheque.net/Soiree-a-emporter-le-president" >&#8220;Bande de cons, vous trouvez ça drôle ?!&#8221;</a> gagne un cadeau).</em>
»</p>
<p>Et puis, on s&#8217;est dit que mine de rien, les hommes de <a href="http://www.noirdez.com/" >Noir Désir</a> nous avaient accompagnés un peu toute notre vie, sous ce nom ou <a href="http://www.blogotheque.net/Khaled-AlJaramani-Serge-Teyssot" >ailleurs</a>, et que se contenter d&#8217;une vanne douteuse pour parler de leur première nouvelle chanson depuis <em>Des Visages, des Figures</em>
 avait quelque chose de trop désinvolte. Pas désinvolte – dans la bouche de Cantat, ce mot est un compliment – mais plutôt snob. Alors, même à chaud, on va faire un peu plus long.</p>
<p>Le problème, c&#8217;est que ces quelques lignes – et je crois bien que c&#8217;est la toute toute première fois dans l&#8217;histoire de Noir Désir – vont servir à dire mon incompréhension. On passera rapidement sur &#8220;Le Temps des cerises&#8221;, une vraie bonne idée assez mal réussie. La faute à pas de temps, la faute à la va-vite, la faute à ces guitares pas assez tranchantes, la faute à la production mollasse d&#8217;Eiffel.</p>
<p><img src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2008/11/imissnoirdez.jpg" title="" width="400" height="273" class="center" /></p>
<p>Mais surtout, il y a ce &#8220;Gagnants Perdants&#8221;. Un peu dans la lignée de <em>Des Visages, des Figures</em>
, mais sans aucune des richesses et sans aucun des reliefs de cet album dans les textures, dans le son, dans l&#8217;arrangement. La faute à pas de temps, la faute à l&#8217;urgence, là encore sûrement. C&#8217;est quand même emmerdant. Allez, au diable les politesses, disons le tout net : cette ballade est sans doute le titre le plus pauvre musicalement de leur discographie. Surtout qu&#8217;il y a le texte.</p>
<p>Le Cantat qui se changeait en roi, qui porté par le vent te demandait de le passer par-dessus bord, celui qui n&#8217;avait l&#8217;air de rien ? Pas vraiment là. A la place, un Cantat un brin niaiseux et pas très en verve. Trop littéral dans son indignation. Le Cantat que je connais a toujours eu le don d&#8217;aller plus loin que la formule, plus loin que le slogan. Il savait marier l&#8217;époque et l&#8217;intime, il savait dire des mots qui me prenaient par la tête et les tripes, par les épaules, dans une embrassade fraternelle en quelque sorte. Il n&#8217;y a pas grand-chose de ça dans ces gribouillis. Les couplets étonnement pauvres, les rimes qui se gamellent dans des pirouettes atterrantes (&#8220;ça fera joli dans ton… for intérieur&#8221;), le verbe qui ne décolle pas : la gêne nous tient.. La faute à pas de temps, la faute à la va-vite, la faute à l&#8217;urgence encore ? Espérons-le. </p>
<p>Parce que l&#8217;urgence est là, et qu&#8217;elle peut aussi être le carburant le plus inflammable, le plus efficace. Parce que soyons clairs : c&#8217;est pas comme si on n&#8217;était pas vraiment en train de perdre, en train de sombrer, de se faire enfler. C&#8217;est pas comme si on n&#8217;avait pas vraiment besoin d&#8217;eux, de cette voix qui nous fait chaud aux oreilles et ensuite au cœur et jusqu&#8217;au plus profond des entrailles. Faut qu&#8217;ils nous reviennent, nos sombres héros de l&#8217;amer. Avec autre chose qu&#8217;un brouillon mal foutu et un site internet tout moche.</p>
<p><strong>Nota :</strong>
 <br />
1. les commentaires seront modérés et seuls ceux uniquement en rapport avec la musique seront autorisés.<br />
2. le site officiel de Noir Désir étant presque continuellement surchargé, voici donc &#8220;Gagnants Perdants&#8221;</p>
<div class="player"><p><a href="#" class="play" data-track-id="3994" ><span>Noir Désir - Gagnants Perdants</span></a></p></div>
<p><em><em>Dessin : <a href="http://www.flickr.com/photos/jlakliche/2304507164/" >JLA Kliché</a></em></em></p>
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