La Blogothèque » Séries » Cadavre Exquis http://www.blogotheque.net Thu, 24 May 2018 07:20:04 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.8.1-alpha Stories From The Cities http://blogotheque.net/2010/04/13/stories-from-the-cities/ http://blogotheque.net/2010/04/13/stories-from-the-cities/#comments Tue, 13 Apr 2010 12:06:53 +0000 http://www.blogotheque.net/2010/04/13/stories-from-the-cities/ Les Cadavres Exquis, ce sont des compilations, réalisées en ping-pong à 2, 5 ou 12, à l’aveugle ou pas, avec des contraintes ou pas. Contrainte soigneusement choisie et scrupuleusement respectée comme dans ce nouveau numéro qui célèbre l’espace urbain (and far beyond).

Nouveau Cadavre Exquis réalisé il y a déjà bien longtemps (2008) du temps où la nécrologie n’était pas encore une discipline olympique, du temps ou les cadavres étaient encore ce projet qu’on choyait secrètement et tentaient de développer peu à peu, à force d’essais-erreurs non publiés. Un cadavre exquis à double détente puisque l’on s’est envoyé les morceaux par paquet de deux, facilitant l’induction d’un thème. C’est à Garrincha que l’on doit donc l’orientation de cet opus, autour des noms de villes. Un cadavre exquis urbain, béton, macadam. Mais aussi un cadavre exquis ambigu, oscillant entre déclarations d’amour et de haine, entre désespoir et profession de foi, entre mélancolie et promesses.

Pour le mixer, j’ai demandé à plusieurs collègues, amis et anonymes de me parler de leur ville préférée, dans leur langue maternelle et dans notre langue commune. En résulte un mélange de sonorités, d’accents, de saveurs, une sorte de cosmopolitisme un brin surfait, à la fois forcé et fluide, digne des temples urbains que sont New York, Paris, Londres… le tout sur fond de troquet bruxellois. Pour y insuffler une note d’humanité et un peu de n’importe quoi. Un cadavre exquis où l’on entend Carlos Gardel et LCD Soundsystem, des amis et des étrangers, des boules de flipper et des bulles de bière, des coups de haine et des coups de cœur, un tel cadavre ne peut être qu’un cadavre réussi. Non ?

(Merci à Le Pédiluve pour leurs très belles illustrations).

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#05 – Stories From The Cities – Face A

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01. Carlos Gardel – Mi Buenos Aires Querido

Envie de partir hors des sentiers battus. Envie de partir de loin, même si c’est pour mieux revenir. Alors autant partir de cette ville fantasm(é)e, de ces rêves d’un bitume différent que deux ans plus tard je n’ai toujours pas vu, ou alors seulement par les yeux d’un Coppola. Autant partir de cette voix hors d’âge, venue d’un siècle qui semble s’être achevé il y a bien longtemps. Je ne connais pas de meilleure invitation au voyage. -Garrincha

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02. John Cale – Paris 1919

Repasser directement par chez soi, revenir en terrain familier, essayer de débusquer du neuf dans un décor déjà trop vu ? Pourquoi pas, mais dans ce cas, regardons Paris par les yeux d’un Gallois, New-Yorkais d’adoption. Loin d’une miniature impressioniste, les violons qui s’envolent et cette mélodie sublime sur lit de contrebasses féroces dessinent une symphonie vertigineuse. -Garrincha

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03. Beirut – Nantes

Après avoir très durablement marqué les esprits, Beirut revient alors avec un second album. Forcément le soufflé tombe un petit peu. Mais forcément aussi, on trouve ici quelques perles. Occasion rêvée de balader ce Cadavre Exquis sur les côtes bretonnes et de le parer d’un morceau qui nous aura lui aussi durablement marqué. -aKa

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04. LCD Soundsystem – New York I love You

D’un continent à l’autre, on enjambe l’Atlantique et rejoignons la grosse pomme. D’un songwriter à l’autre, et un gros coup de cœur pour ce morceau de LCD Soundsystem qui irradie leur second album d’un éclair de génie, ouvrant des perspectives inédites et ô combien réjouissantes. -aKa

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05. Sam Prekop – Chicago People

On ne parle pas assez de Sam Prekop, mais c’est sans doute une chance. Sa musique porte dans ses gènes une discrétion et une délicatesse qui s’accommoderait sans doute mal d’une lumière trop crue. Il faut savoir jouir de ces chansons subreptices et de ce qu’elles disent confusément de ces gens d’ailleurs qui nous ressemblent sans doute un peu. -Garrincha

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06. Hauschka – Chicago Morning

Double peine, double halte, double ration : restons encore un peu à Chicago, cette ville qui doit être douce si l’on en croit, après Prekop, les variations au piano du docteur Hauschka. Dans cette veine qui mélange compositions classiques minimales et bruissements électros qu’on imagine cousus main, on croyait avoir tout vu, tout entendu. Et puis vint ce disque d’Hauschka. -Garrincha

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07. Sufjan Stevens – Chicago

J’ai bien essayé de résister à la tentation, à la facilité. Mais l’enchaînement fonctionnait et stagner un peu a Chicago m’amusait, a vrai dire. Première ville de ce Cadavre dont je n’avais pas foulé le pavé et qui pourtant m’atttire intensément depuis que j’en ai lu les descriptions les plus folles dans un article (mais lequel ; ca date!) qui passait a la loupe la vivacité de ses differentes scènes. L’appel de Chicago était trop fort. “All things go, all things go / Drove to Chicago” -aKa

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#05 – Stories From The Cities – Face B

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08. Patrick Wolf – London

Je garde un souvenir vivace de ma rencontre avec Patrick Wolf. Son arrivée sur scène, sa taille, son apparence, son attitude, son regard, son jeu. Tout était ambigu. Entre majeur dressé au public et grand cri d’amour. Un peu à l’image de cette chanson d’adieu adressée à la capitale anglaise. -aKa

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09. Loudon Wainwright III – Grey In LA

Bien loin des poses de son illustre rejeton, le paternal Wainwright est un trublion qui cultive l’ironie (du sort), les double sens (giratoires) et les friandises amères. Et puis surtout, il y a cette écriture d’une fluidité merveilleuse, qui vous fait croire que tout coule de source. -Garrincha

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10. Timothy Dick – Florence

En contraste total avec la chanson précédente, Timothy Dick semble prier plus qu’il ne chante. Prier quoi, on ne sait pas trop, c’est cryptique, mais sur un mode liturgique, une longue litanie qui s’envole à son rythme. Lentement, très très lentement parce qu’il est des voyages qu’on n’entreprend que péniblement. -Garrincha

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11. Vic Chesnutt – West Of Rome

Doit-on vraiment dire que Vic Chesnutt est un Dieu ? Que sa musique nous remue les tripes upside down, que sa voix nous épile le corps a chaque envolée, que les cordes de sa guitare nous flagellent et que, dieu, qu’on aime cela ? “Yes he’s a glad boy to have such a void”. -aKa

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12. Magnolia Electric Co. – Nashville Moon

De l’évocation de Rome à la poursuite du spectre de “Nashville Moon”. Ville symbolique, destination impossible et vaine. “How far away is that Nashville moon / That depends / Where did she leave you / And how many miles til my mistakes catch up /That depends /Which ones you’re counting / And that depends / What you’re forgetting again”. -aKa

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13. Thomas Dybdahl – One Day You’ll Dance For Me, New York City

Une chanson de mégalomane triste, d’ambitieux lunaire, de dandy larmoyant, qui tient des propos démesurés d’une voix subtile, une voix d’or toute en nuances et en variations. Il est dommage que depuis l’élégant Dybdhal n’ait fait que se répéter. -Garrincha

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14. Les Baxter – Oasis Of Dakhla

De la même manière que sur la ligne de départ j’avais voulu sortir du cadre, ne terminons pas par une évidence et donnons un bon coup de barre. On ira donc se finir en plein territoire Exotica , une sorte d’ancêtre fréquentable du easy listening, avec l’un de ses pionniers égarés dans le grand sud marocain. -Garrincha

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Ghosts.In.The.Wire. http://blogotheque.net/2009/11/05/ghosts-in-the-wire/ http://blogotheque.net/2009/11/05/ghosts-in-the-wire/#comments Thu, 05 Nov 2009 13:37:34 +0000 http://www.blogotheque.net/2009/11/05/ghosts-in-the-wire/ Les Cadavres Exquis, ce sont des compilations, réalisées en ping-pong à 2, 5 ou 12, à l’aveugle ou pas, avec des contraintes ou pas. Après les voyages terrestres, nocturnes, et historiques c’est un passage vers la damnation en kilo-octets que ce quatrième Cadavre Exquis vous invite à franchir.

Fin juillet 2009 (oui, oui, 2009), lorsque je propose à godspeed d’entamer un Cadavre Exquis, je sais que je m’engage dans une aventure jouissive, qui risque bien de débiter du petit bois. Je ne me doutais cependant pas à quel point cette aventure serait à la fois libératrice, riche et sérieuse. Il ne fallut pas plus d’un mois pour finaliser un tracklisting qu’on ne pourra pas cette fois taxer de complaisance bobopopfolk. Ici, on déroule les guitares à coup de bambous et on dégrafe les soutifs à grand renfort de décibels. Mais bien plus que son intensité, c’est la cohérence de son tracklisting qui me fait aimer ce cadavre d’amour et de saké. Les Cadavres Exquis ont vocation à faire dialoguer leurs auteurs mais aussi les titres qui les composent. Et ici, les morceaux se confient leur maux et se susurrent (ou se hurlent) des mots chauds à longueurs de cadavre, formant un ensemble nuancé et pourtant fortement homogène, cohérent.

Mais les cadavres se veulent un peu plus qu’un tracklisting. Et au moment de choisir ce qui en ferait son liant (les interludes), et finirait ainsi d’en circonscrire l’identité, les discussions se sont vites arrêtées sur la possibilité de mêler images et musiques en choisissant des extraits de films. Comme beaucoup, je connais de longue date la passion que godspeed voue au cinéma asiatique (et particulièrement au cinéma japonais), combien celle-ci est cérébrale autant que passionnelle et lorsqu’il me parla de Kaïro , en les termes suivants, je sus très vite que nous étions devant une évidence : “J’ai cherché prioritairement des films dont le sujet (ou une partie ou une idée) peut se rapprocher du principe des Cadavres Exquis et des ses interludes, d’une façon ou d’une autre. Je te propose Kaïro , de Kiyoshi Kurosawa. C’est un film d’horreur, plutôt auteriste et moderne. Imagine Ring fait par Michelangelo Antonioni. Au Japon. Ça parle d’Internet, d’incommunicabilité, de solitude. C’est compliqué à résumer (…) mais disons que les protagonistes sont confrontés à des fantômes qui se propagent par Internet. Chaque rencontre avec un fantôme fait prendre conscience à la personne de sa solitude existentielle et entraîne ainsi son suicide. Il y a des lors de plus en plus de morts, et donc de fantômes, etc… ” Morts, Internet, solitude et dialogues, cadavres, fantômes,… ; il n’en fallait pas plus pour exciter ma curiosité. Mais godspeed allait plus loin, et pointait déjà, dans ce premier mail, des dialogues précis à utiliser, des scènes dont le sens s’appliquaient particulièrement, des sons qui suggéraient des ambiances faisant écho à l’exercice même du Cadavre Exquis. Extase.

Kaïro est un film puissant, nuancé, électrique, effrayant et pourtant doux, dont la trame offre plusieurs fils à suivre, lesquels se superposent, se complètent et finissent par former un tout, certes complexe, mais incroyablement cohérent. Si nul film n’aurait pu mieux compléter ce Cadavre Exquis, espérons qu’en retour ce Cadavre Exquis lui rende aussi un hommage ardent.

(Merci à Olivier pour la cover).

Téléchargez le Cadavre Exquis 04

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#04 – Ghosts.In.The.Wire. – Face A


Cadavre Exquis vol 04, Ghosts In The Wire (Face A) – La Blogotheque by La Blogotheque

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01. dip – Nowhere I’d Like To Be (荒野の果て)

J’ai longtemps cherché le morceau adéquat pour bien démarrer ce Cadavre Exquis, pour lui donner l’impulsion idéale pour la suite. J’en ai passé beaucoup en revue, sans jamais être satisfait, avant de retomber par hasard la BO du film japonais 9 Souls (du surdoué Toshiaki Toyoda), composée par le groupe dip (dont je ne sais pas grand-chose si ce n’est qu’il semble aussi prolifique que confidentiel)(et inégal aussi). J’ai repensé à la belle scène d’ouverture du film, parfaitement immersive, illustrée par un thème à la guitare tout simple mais répétitif, obsessionnel et aussitôt marquant. Ce n’est pas ce morceau que j’ai choisi mais sa reprise, qui intervient plus loin dans le film, plus nerveuse, plus rapide, plus dilatée. En espérant qu’un peu de son pouvoir hypnotique fonctionne encore sans les images. -godspeed

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02. iLiKETRAiNS – A Rook House for Bobby

Le morceau de dip, avec sa structure progressive et obsédante, son jeu subtil qui se déroule lentement, m’a conduit très naturellement à rechercher un morceau qui tout en proposant des sonorités voisine et une structure quelque peu similaire, me permettrait à la fois 1/ d’exploser, enfin ! 2/ de faire voyager ce cadavre. -aKa

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03. The Twilight Sad – Three Seconds Of Dead Air

J’aime beaucoup la fin de ce morceau d’iLiKETRAiNS, avec ces guitares qui s’envolent… J’apprécie ce morceau bien que je sois toujours un peu indécis avec ce genre de “post-rock chanté”, je me demande souvent si ce n’est pas un peu too much de rajouter ainsi une couche à quelque chose qui est déjà très émotionnel. C’est néanmoins dans cette voie là que je vais aller, dans une veine mélodramatique qui n’en finit pas d’enfler, avec ce morceau tourmenté de The Twilight Sad, qui se trouve sur leur tout premier EP. -godspeed

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04. We Were Promised Jetpacks – This Is My House, This Is My Home

Ok. Twilight Sad. Ok, ce morceau tue. Ok. Mais, j’en veux encore. Je veux courir, hurler, me faire surprendre en pleine de séance d’air guitare, je veux suer, me faire mal et défoncer les murs en sautant. Je veux que ce soit rapide, que ça ait l’air faussement gentil d’abord et qu’ensuite ça déchire l’air en un point d’exclamation qu’on aura forcément du mal à dépasser. Le plan était presque parfait. La suite fut meilleure encore. -aKa

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05. Religious Knives – Downstairs

Et dire que j’ai failli choisir un morceau des We Were Promised Jetpacks au tour précédent… Puisqu’ils refusent obstinément de monter au grenier, pas grave, on va descendre à la cave avec les Religious Knives. C’est plus glauque, plus angoissant, légèrement claustrophobique mais au moins comme ça on sera tranquille et personne ne viendra nous emmerder. -godspeed

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06. Lights – War Theme

A l’énergie, godspeed su faire succéder l’imagination, libérant ce cadavre des guitares hurlantes et y conviant une rythmique diabolique et inspirante. Je n’ai même pas eu le choix : War Theme s’est imposée de lui-même. La rythmique du morceau des Religious Knives y love l’énergie des titres précédents, confirmant qu’une compilation se doit d’être bien plus qu’une addition de morceaux. -aKa

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07. White Hills – Radiate

Ce morceau de Lights est tellement foisonnant que j’hésite entre une demi-douzaine de pistes totalement différentes pour enchaîner. Je vais rebondir sur ces petits délires de guitare fuzzy : bizarrement ça m’évoque un peu les 70’s et le space-rock psychédélique à la Hawkwind, ce qui m’amène à White Hills, qui sont parmi leurs héritiers contemporains les plus tonitruants. -godspeed

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#04 – Ghosts.In.The.Wire. – Face B


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Cadavre Exquis vol 04, Ghosts In The Wire (Face B) – La Blogotheque by La Blogotheque

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08. Part Chimp – New Cross

A chaque fois, je pense m’être débarrassé de mon envie d’explosion. A chaque fois pourtant, j’y reviens, plus déterminé encore à éplucher du bambou avec mes ongles et à y laisser mes tympans s’il le faut. Part Chimp a dormi des années dans mon étagère avant que je ne sache qu’en faire. Je lui ai enfin trouvé son écrin, son tombeau, son mausolée. Part Chimp is dead! Long live Part Chimp! -aKa

> Achetez New Cross

09. Electric Electric – The Left Side

Puisque la cavalcade est lancée, maintenons l’allure. Ne pas ralentir, garder le cap, se caler dans l’aspiration et taper, taper, taper. Un peu plus vite, un peu plus fort, sur un rythme plus verrouillé. Je laisse aux fulgurants Electric Electric le soin de remporter cette épreuve, haut la main. -godspeed

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10. 12Twelve – Alcatraz

Je rends les armes. Electric Electric débite de la bûche comme seul un robot-artisan venu du futur le ferait : efficacité industrielle et amour du travail bien fait. Aucune surenchère possible, pas une guitare dans mon catalogue qui ne soit à la hauteur. Mais des cuivres… ça oui ! 12Twelve, grosse obsession enivrante, sait y faire en matière d’enculage de tympans et de neurones. Et une nouvelle proposition de synthèse d’un cadavre pour le moins nuancé. -aKa

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11. Psychic Ills – Fingernail Tea

Après un final si épique, je n’ai pas envie de renchérir dans la course à l’artillerie lourde. On a gravi une montagne, on s’est assis sur un nuage, prenons maintenant le temps de tourner en rond, de flotter en se laissant porter par les courants électromagnétiques. Pour dériver dans l’éther, les Psychic Ills me semblent un choix pertinent et envoûtant. -godspeed

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12. Nomo – Ma

Parmi les nombreux fils d’Ariane de ce cadavre, s’impose de manière de plus en plus évidente cette ligne de percussion, lascive et imposante, légère et redoutable. Cuivres électriques, guitares piquantes, percussions lascives, tension progressive, tourbillon psychédélique, Ma avait tout pour plaire et pour rejoindre le tracklisting de ce cadavre. -aKa

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13. Tenniscoats – Rolling Train

Je vois que tu insistes avec tes cuivres, et là je ne peux plus me dérober, je suis bien obligé apporter ma contribution. Dans ce morceau des délicieux japonais Tenniscoats, il y a aussi des cuivres, mais ils sont nettement plus tristes. C’est une marche. C’est une procession. C’est peut-être un au revoir à quelqu’un, je ne sais pas. Je sais juste que c’est beau à pleurer. -godspeed

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14. Corrina Repp – Let Us Lie Underneath The Night

Les cadavres sont fait de vieilles et durables obsessions (12Twelve, Nomo) mais aussi de morceaux dont on n’a jamais su trop quoi faire et qui soudainement s’imposent et trouvent grâce en se lovant dans un cadavre qui semble avoir été fait rien que pour eux. Part Chimp et Corrina Repp auront été de ceux-là. Et je ne suis pas peu fier de ce dernier morceau qui susurre le mot “Fin” dans un mouvement délicat et naturel. Un titre qui épouse merveilleusement le morceau de Tenniscoats, clôturant ainsi parfaitement un tracklisting nuancé et cohérent, et qui, dans le même temps, sied particulièrement bien à la conclusion de Kaïro , aux dernières images du film et à ses dernières lignes de dialogue. -aKa

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The Assassination http://blogotheque.net/2009/10/09/the-assassination/ http://blogotheque.net/2009/10/09/the-assassination/#comments Fri, 09 Oct 2009 06:56:08 +0000 http://www.blogotheque.net/2009/10/09/the-assassination/ Les Cadavres Exquis, ce sont des compilations, réalisées en ping-pong à 2, 5 ou 12, à l’aveugle ou pas, avec des contraintes ou pas. Après de longs voyages a travers les continents et les songes, c’est l’histoire qui est cette fois venue se superposer à ce nouveau cadavre.

Pour ce troisième Cadavre Exquis, réalisé à quatre mains en novembre 2007, nous avions choisi à nouveau de nous envoyer deux morceaux à la fois. Aucun thème particulier n’en a émergé (ce n’est pas nécessairement toujours le but ou l’intention). Mais lors du mixage, est venu s’y superposer le souvenir du massacre de Jonestown.

Novembre 1978, la Secte du Temple dirigée par Jim Jones “décide” de se suicider collectivement après qu’un de leur membres ait assassiné (le point de non retour) le député américain Leo Ryan. Ils laissent derrière eux un spectacle horrifiant et beaucoup de questions. Mais aussi des enregistrements, lesquels témoignent des discussions et débats qui ont précédé le massacre. Ces enregistrements m’ont toujours beaucoup obsédé, tant on y entend aussi bien l’effroi, la manipulation (psychologique, politique, raciale, idéologique) et la crédulité que l’amour, la foi et l’espoir. Au-delà des questions qu’ils soulèvent, ils demeurent comme un témoignage glaçant parce que plus complexe et infiniment plus humain qu’on ne pourrait l’imaginer.

Le tracklisting contrasté de ce troisième Cadavre Exquis n’avait pas été réalisé en référence à ces évènements. Mais il est heurté, contradictoire, parfois violent et parfois apaisé – et donc approprié pour rendre ce discret et simple hommage aux “victimes” de Jonestown. (aKa )

(Merci à Olivier pour la cover).

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#03 – The Assassination- Face A


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01. Nick Cave & Warren Ellis – Song for Jesse

Certains films laissent un impression vivace. La musique, lorsqu’elle transcende les images, n’est généralement pas étrangère à cette impression, la rendant que plus durable encore. La BO de Nick Cave et Warren Ellis est de celles-là: obsédante, envoutante, parfaite. Et au moment d’entamer un nouveau Cadavre Exquis, je n’avais que celle-ci en tête. -aKa

> Achetez The Assassination Of Jesse James By The Coward Robert Ford

02. Liars – Sailing To Byzantium

Lorsque j’entendis pour la première fois la BO de Nick Cave, le rapprochement avec l’introduction de ce morceau des Liars (autre de mes grandes obsessions musicales) me sembla immédiatement évident. C’est donc déja mixés en une seule piste que j’envoyai ces deux morceaux a mon partenaire de jeu. -aKa

> Achetez Liars

03. Four Tet – Both When I Am Alone & We Both Are

J’essaie d’imaginer ce que mon camarade a en tête et je devine quelque chose de l’ordre de l’élan brisé. Des envolées qui s’effondrent, ce genre de choses. Alors je pioche dans la discographie d’un des maîtres du genre, Four Tet, côté maxi pas très connu. -Garrincha

> Achetez Div/orce Series 1

04. Broken Social Scene – Anthems For A Seventeen Year Old Girl

Une affaire de connexion : le spleen cyclique des Liars m’évoque directement cette fausse comptine en roue libre des canadiens de Broken Social Scene, qui finit par un envol léger comme un vol plané. -Garrincha

> Achetez You Forget it in people

05. Efterklang – Towards the Bare Hill

Une transition aisée entre deux morceaux pourtant fort distants. De la légèreté a la gravité, des aiguës aux graves, des violons aux cuivres. Efterkland à lui seul serait capable de tout cela. -aKa

> Achetez Under Giant Trees

06. Menomena – Rotten Hell

Mes choix sont souvent dictés par deux variables : la transition avec le morceau précédent et l’indice d’emportement du morceau en question. Rotten Hell , issu d’un tout grand album, est de ces chansons qui emportent et sur lesquelles on accepterait presque de mourir, au volant de sa voiture, fenêtres ouvertes et sirènes hurlantes. -aKa

> Achetez Friend And Foe

07. Vic Chesnutt – Glossolalia

Au rayon des chansons pesantes dans lesquelles subsiste toujours, quel que soit l’enjeu, un morceau de légèreté, on trouve nécessairement du Vic Chesnutt. Tout particulièrement quand il est au sommet de sa forme, majestueux et tendre, entouré par les magiciens du Silver Mt Zion. -Garrincha

> Achetez North Star Deserter


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#02 – Asleep – Face B


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Téléchargez la Face B (mp3 / m4a)

08. Andrew Bird – Armchairs

Une mur de son qui se retire avec la marée et qui laisse la place à une ballade tout en légèreté (cette délicieuse petite batterie à peine effleurée), pourtant traversée de notes de piano qui tombent, pesantes, comme de très haut. Et la voix d’Andrew, plutôt retenue, puis tout à fait intense. Une terre de contrastes là-encore. -Garrincha

> Achetez Armchair Apocrypha

09. Nancy Elizabeth – How Can I Stop?

Nous découvrions alors la tristesse légère des compositions d’une Nancy Elizabeth encore inconnue au bataillon. De la harpe qui se fait discrète, une voix qui se sait douce et une chanson qui voudrait bien nous consoler des pertes passées et à venir, nous aider à tourner certaines page. Une musique de recueillement et d’espoir, dans un même mouvement léger. -aKa

> Achetez Battle And Victory

10. Pants Yell! – More Purple

Pants Yell! chante la vie, la joie, les amitiés collective, les espoirs délirants, les nuages qui forment des animaux dans le ciel, le vent qui siffle dans les arbres et, pourquoi pas, les bulles de savons qui s’écrasent doucement sur le sol. Pants Yell! chante le futile et donc l’essentiel. Ca contraste et ca fait sens a la fois. -aKa

> Achetez Alison Statton

11. Kelley Stoltz – Memory Collector

Et si à force d’être en terrain mouvant et incertain, on n’allait pas finalement résoudre tout ça en allant vers quelque chose de léger. Dans le prolongement de Pants Yell, une ritournelle pop très Beatles de Kelly Stoltz fera bien l’affaire. -Garrincha

> Achetez Below The Branches

12. Kissed Her Little Sister – I Am Ben Franklin

..aller vers quelque chose de léger… ou pas. On peut aussi choisir de rester bloqué sur une incantation sans queue ni tête, découverte dans un recoin de myspace. -Garrincha

13. 31Knots – City of Dust

31Knots a de la grâce. Certes, ils ont de l’énergie, il sont nerveux, ils fracasseraient bien leur mère à coup d’accords improbables et louches, mais il ont de la grâce. Ainsi, si “City of Dust” grésille, heurte et claque doucement aux tympans, ce titre n’en demeure pas moins gracieux, de bout en bout. -aKa

> Achetez Talk Like Blood

14. Mates Of State – Think Long

Conclusion involontaire mais des plus a propos. Générique de fin. La caméra prend de la hauteur et recule, laissant apparaître l’étendue du massacre. Le titre de Mates of State nous emmène. L’angle évolue et l’on survole la savane guyanaise. Think Long, fédérateur, énergique et mélancolique (oui oui) claque dans l’air et le contraste ne souligne que mieux l’horreur de laquelle on s’éloigne, de plus en plus vite. -aKa

> Achetez Bring It Back

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Asleep http://blogotheque.net/2009/09/01/asleep/ http://blogotheque.net/2009/09/01/asleep/#comments Tue, 01 Sep 2009 09:37:51 +0000 http://www.blogotheque.net/2009/09/01/asleep/ Les Cadavres Exquis, ce sont des compilations, réalisées en ping pong à 2, 5 ou 12, à l’aveugle ou pas, avec des contraintes ou pas. Après une première tentative placée sous le signe de l’international, voici donc un deuxième numéro qui devait vous hypnotiser lentement pour finir, peut-être, par vous abandonner dans les bras de Morphée. Ou pas. Du folk d’Elvis Perkins aux arias chantés par Renée Fleming en passant par Franck Black qui s’essaie à la soul, petite revue de marchands de sable.

Pour ce nouvel essai, réalisé entre septembre et novembre 2007, il avait été convenu de s’envoyer deux morceaux à la fois, permettant ainsi la suggestion d’un thème (titre de chanson, style de musique… whatever). C’est Garrincha qui donna le coup d’envoi et suggéra ainsi de coucher ce deuxieme Cadavre Exquis dans les bras de Morphée. Alexia nous prêta ensuite sa terrasse, ses oiseaux, sa pluie, le spleen de son appartement, mais aussi sa voix et son témoignage pour le mixage final. En résulte un Cadavre tout en langueur, étrange et hypnotique.

Grand merci à Olivier pour la cover. Et rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode.

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#02 – Asleep – Face A


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01. Grand Archives – Sleepdriving

“Sleepdriving”, c’est la première démo qui ait filtré lorsque Matt Brook a quitté Band of Horses. C’était une chanson tellement belle qu’on a forcément été déçu de l’album qui a suivi, trop lourd et surproduit. Reste cette gemme, qui invite à l’inconscience et à l’aventure. Une aventure de somnambule rêveur qui s’écarte des chemins tracés et qui file vers ailleurs. -garrincha

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02. Elvis Perkins – While You Were Sleeping (Daytrotter Session)

Une des plus belles chansons de 2007, sans hésiter. Ici, en version Daytrotter, soit un peu plus libérée, un peu plus lâche mais toujours aussi enivrante. Comme une belle liqueur.

Si vous n’avez pas encore été conquis par Elvis, par ses histoires comme par sa voix, ce n’est franchement pas notre faute, hein ! -garrincha

> Achetez Ash Wednesday

03. Hank Harry – Sleeping There

Hank Harry est un astre mystérieux dont la face obscure irradie la face visible (et inversement). Hank Harry c’est un peu mon anti-héros à moi : un songwritter aux idées parfois loufoques mais souvent précieuses et en tout cas toujours empreintes d’une émotion sincère et touchante. Comment ne pas sombrer à l’écoute de ce “Sleeping There” qui continue irrémédiablement de me soulever le cœur à chaque nouvelle écoute ? (Hank Harry c’est aussi un nouvel album qui sort, la->info@hankharry.com], [maintenant.) -aka

> Achetez The Girl of My Dreams

04. Sebastien Schuller – Sleeping Song

Inversément, je ne connais pas grand-chose de Sébastien Schuller. Un nom de plus à la galerie de ces personnages que tous nous invite à connaître mais que rien ne nous convainc d’adopter. De Sébastien Schuller je n’ai gardé que ce “Sleeping Song”. Ce qui n’est déjà pas si mal. -aka

> Achetez Happiness

05. Junior Boys – Sleep Tonight (Stars cover)

Restons un peu dans le synthétique. Les canadiens de Stars ont confié leurs chansons à une ribambelle d’amis pour un album de remixs intitulé Do You Trust Your Friends ? . De cet assemblage hétéroclite et très inégal ressort cette berceuse en forme de mirage, engourdie et pourtant inexorable. Réconfortante, aussi, à sa manière. -garrincha

> Achetez Do you trust your friends ?

06. Jana Hunter – Sleep

De Jana Hunter, on sait surtout la proximité avec Devendra Banhart. Sur la foi d’une chanson comme celle-là, acoustique mais pas limitée aux canons du folk (nouveau ou pas), on se rend vite compte qu’elle est plus que ça. Là encore, on est dans la comptine mais dans une version un peu étrange, alternative. Comme si elle tentait d’endormir un enfant inquiet à l’arrière d’une bagnole lancée à travers la nuit. -garrincha

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07. Bonnie Prince Billy – Cursed Sleep

Le réveil idéal : les rideaux s’ouvrent délicatement, laissant apparaître un soleil radieux. La baie vitrée est entre-ouverte et apparait en contre-jour l’ami Prince Billy, grattant sa guitare et chantant toutes les merveilleuses choses que je pourrais accomplir en cette belle journée. Je finis par me rendormir d’extase. -aka

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#02 – Asleep – Face B


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08. Patrick Watson – Sleeping Beauty

A l’époque, Patrick Watson n’était qu’un nom intriguant qui venait à peine de faire irruption sur le radar. C’était avant ces belles rencontres. Il y a dans ce morceau tous les ingrédients pour en faire la BO parfaite d’un rêve étrange, énorme patchwork d’images glanées tout au long d’une vie et qui s’assemblent soudainement en un scénario curieux, dont on ne perçoit rien de la logique interne et que pourtant l’on suit sans poser de question. -aka

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09. The Paper Chase – We Know Where You Sleep

Ne cède pas au sommeil. Ne cède pas. Sinon, ces petits cons de rockers emos qui ont complètement oublié ce que pouvait bien être la retenue viendront te chercher jusque sous ta couette. Ils t’habilleront de noir et ils te forceront à brailler leurs histoires d’amour un peu bizarres sur un piano désaccordé tiré d’un vieux cabaret. -garrincha

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10. The Shaky Hands – The Sleepless

Les Shaky Hands ont été à bonne école (probablement la même que Modest Mouse) : ils y ont appris l’art de la petite chanson pop, torchée en quelques accords – rien de trop élaboré, mais le tout gorgé d’une sorte de mélancolie douce et presque joyeuse. Comme si l’insomnie était un truc marrant. Un peu comme quand les Shins se prenaient moins au sérieux. -garrincha

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11. Acid House Kings – Sleeping

Moi qui ne suit pas un grand mangeur de pop, j’aime la sensation pétillante que les compos gentillettes d’Acid House Kings provoquent. Fraiches, colorées, finement hachées, cuites à point et arrosées juste comme il faut, elle passent toutes seules et tapissent mon palais d’une douce substance caramélisée. Que demander de plus?
-aka

> Achetez Sing Along with Acid House Kings

12. Frank Black & The Catholics – Sleep

Des chansons pour faire dodo, l’ami Franky en compte plus d’une à son actif. Mais “Sleep”, jamais officiellement sortie, est sans doute l’une des plus réussie. Accompagné de ses regrettés The Catholics, on y retrouve toute la langueur country d’un Frank mature et épanoui. C’était avant la fameuse réunion des anciens et la mid-life crisis qui a suivi.
-aka

13. The 5th Dimension – Last Night I Didn’t Gat To Sleep At All

On tombe dans une ritournelle pop toute rayonnante qui semble chanter le plaisir pur. Une nuit passée dans les bras d’un(e) autre ? No, no, nooooo. Bien au contraire, c’est un concentré de spleen qu’on avale sous des dehors sucrés et des harmonies gonflées. -garrincha

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14. Renée Fleming & The Orchestra of The Age of Enlightment – Oh, Sleep, Why Dost Thou Leave Me ?

Dans le titre de cet aria d’Haendel, il y a un “Oh” initial. Il faut bien écouter Renée Fleming le chanter, ce “oh” terrible, chargé de peine et de lassitude. Si chargé, si beau et si pur qu’on pourrait presque, enfin, se laisser bercer. -garrincha

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Across The Continents http://blogotheque.net/2008/05/15/across-the-continents/ http://blogotheque.net/2008/05/15/across-the-continents/#comments Thu, 15 May 2008 12:54:01 +0000 http://www.blogotheque.net/2008/05/15/across-the-continents/ Les Cadavres Exquis, ce sont les nouvelles compilations de la blogothèque, réalisés en ping-pong à 2, 5 ou 12, à l’aveugle ou pas, avec des contraintes ou pas. On commence pour ce premier numéro par un cri d’amour lancé à la face du monde, et un tracklisting qui bondit des bas-fonds latinos de Harlem aux faubourgs de Luanda en Angola, des émigrés caribéens de Londres aux rappeurs d’Istanbul. Et qui s’installe peu à peu en Afrique, sous le regard bienveillant de David Byrne, évidemment.

(Merci à Oli pour le graphisme, à Thomas pour son aide et ses idées et aux amis de la Quarantaine pour leur voix et leur confiance)

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#01 – “Across the Continents ” – FACE A


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01. Ray Barretto – Together

Crier ma volonté de ne pas voir ces compilations enfermées dans le répertoire habituelle de la blogo, hurler mon envie de voyages et d’aventures, clamer mon affection pour les frontières et les états limites… Ray Barreto !
Exilé emblématique d’une époque, d’une musique, de deux musiques, de mille musiques… et jouant ici l’une de ses meilleures pièces : côté pile, percus latines enflammées ; côté face, rythme funky endiablé.
- aKa

> Un hommage
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02. Joe Bataan – It’s A Good Feeling (Riot)

Un enchainement évident, peut-être trop, mais comment ignorer la sirène de Good Feeling, l’urgence et la sueur entraînante des boîtes où l’on danse en écoutant Joe Bataan, l’autre grand maître de la latin soul.
- garrincha

> Joe Bataan
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03. Climaco Sarmiento y su Orquestra – La pata y el Pato

Partir ou rester ? Rester fidèle à son envie de voyager ou suivre l’émotion du moment? L’émotion, l’émotion ! Et dès lors choisir de s’enfoncer sous les tropiques et dans l’histoire pour aller cueillir cette musique latine à l’une de ses sources, dans la jungle Colombienne, les cuivres et les coeurs.
- aKa

> Soundway Records
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04. Young Tiger – Calypso Be

Deux directions possibles : poursuivre vers l’Amérique Latine, ou traverser l’océan sur les traces d’une diaspora qui chante son blues sous le crachin des faubourgs londoniens.
London is the place for us.
- garrincha

> Honest Jon’s Records
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05. Hemoglobina – Sonho Africano

De Londres à Luanda, on n’enjambe pas seulement les océans, on saute également les époques ; oscillant entre modernité et tradition, une oreille tournée vers l’occident et ses chaînes en or, l’autre viscéralement attachée à la terre angolaise, DNLX et Contrario, alias Hemoglobina, nous offre une belle opportunité de continuer à brouiller les pistes de notre tour du monde en 80 beats.
- aKa

> Hemoglobina @ Ben Loxo du Taccu

06. Ceza – Tamam

Dans la catégorie rap ethnique, j’ai des munitions. Tout un arsenal : du très bon suédois (non, pas Looptroop), de l’allemand, de l’africain en pagaille. Et du turc, donc, balancé en rafale par un certain Ceza (prononcez “Djeza”) qu’on aura aussi pu croiser chez Fatih Akin.
- garrincha

> Ceza
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07. La Fanfare du Belgistan – Le Petit Turc

S’interdisant de creuser deux fois le même sillon , désireux de prolonger notre danse vertigineuse autour du globe et affectionnant la malice et les clins d’œil, je ne pouvais pas ne pas penser à la fanfare du Belgistan, groupe belge (!!) dont la musique balkanique (!!) célèbre ici l’homme turc (!!).
- aKa

(Photographie: Gaëna da Sylva)

> La Fanfare du Belgistan
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08. Kocani Orkestar feat Zach Condon – Siki Siki Baba (live)

Puisqu’on touche aux Balkans, tout le monde pensera à Beirut. Ce même Beirut qu’on aura vu un soir, ivre de bonheur, chanter avec ses idoles du Koçani. C’était notre Soirée à Emporter, un des trucs dont je suis le plus fier par ici.
- garrincha

> Beirut & Koçani Orkestar
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#01 – “Across the Continents ” – Face B


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09. Konono n°1 – Paradisio

Ne pas réfléchir, foncer, suivre l’inspiration, sortir les Likembes, brancher les amplis, monter le son et quitter les balkans (et les soirées parisiennes) pour embrasser le majestueux fleuve Congo. Là-bas, quelque part dans les faubourgs de Kinshasa, entre Limite et N’dili résonne cette musique envoûtante des joueurs tradi-modernes. Nasepélí míngi !
- aKa

> Konono n°1
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10. Vampire Weekend – Cape Cod Kwassa

Au moment de réaliser cette compilation, Vampire Weekend n’était qu’un nom qui s’entendait de ci de là. Aujourd’hui, ça fait déjà tarte à la crème de les balancer en première ligne quand on parle de musique africaine. Reste que ça fonctionne, et pas qu’un peu.
- garrincha

> Vampire Weekend
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11. Franco & Sam Mangwana – Coopération

La provocation est trop grande, l’affront trop évident. Clore le chapitre congolais sur cette petite bafouille anglophone sympatoche ??!! Oublier le dieu Franco et ses apôtres de l’OK Jazz ??!! Impossible d’en rester là. “En direct de Kinshasa… le tout puissant…
- aKa

> Franco & Sam Mangwana
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12. David Byrne – Glass, Concrete & Stone

Continuons donc sur des allers retours entre l’Afrique et ceux qui de l’autre côté de l’Atlantique s’inspirent des musiciens du continent noir. A tout seigneur, tout honneur : une petite perle de maître Byrne, découverte pour ma part dans la scène d’exposition d’un bon navet avec Scarlett Johanson, mais qui depuis m’évoque tous les endroits où je n’ai pas fait qu’habiter. Les endroits où j’ai vécu.
- garrincha

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13. Roswell Rudd & Toumani Diabaté – Bamako

Les ponts tissés à forces de notes échangées entre musiciens africains et ocidentaux sont nombreux et variés. Tous n’ont cependant pas la grâce, la robustesse, la justesse et la finesse de ce “Malicool “. Fruit d’une rencontre aussi opportune que heureuse entre Roswell Rudd, tromboniste de son état, et Toumani Diabaté, maître incontesté de la Kora
- aKa

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14. Bonga – Mona Ki Ngi Xica

En France, on connaît cette chanson parce qu’elle servit pour le générique d’une émission de télé. On connaît moins le somptueux album de Bonga, guitariste angolais dont la voix peut séparer les flots de la Mer Rouge et faire fondre des filles (en même temps).
- garrincha

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15. Charlotte Dada – Don’t Let Me Down

Terminer sur une note amusée, symbolique et synthétique. Une version du célèbre Don’t Let Me Down enregistrée au Ghana en 1974 (et mise à jour par l’inépuisable Benn Loxo). Un hymne occidental ici pilonné, dénudé et magnifié, sans complexe ni calcul. Un chant universel, des images fantasmées, du rêve et un son qu’on voudrait ne jamais entendre s’arrêter.
- aKa

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