Le plus grand palace parisien, vidé de tout, avant de gigantesques travaux. Un balcon mythique, un escalier bourgeois entièrement vidé, et la puissance d’un riff qui va l’occuper. C’est Franz Ferdinand jouant leur nouveau morceau ‘Love Illumination’ à l’hôtel de Crillon. C’est le deuxième film de notre série Empty Space, réalisée avec le soutien de Converse.

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Je me suis d’abord tenu éloigné de la “polémique”, ce débat stérile sur la pertinence, l’opportunité, l’intérêt et, chez les cerveaux étriqués, sur le “bon goût”… Et puis, j’ai écouté FAUVE ≠…

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#94

Tülây German a l’une de ces histoires qui ne surprennent personne en Turquie, mais qui vue de France révèle une puissance romanesque étonnante. Issue d’une bonne famille d’Istanbul, Tülây German s’essaie dans les premiers clubs de jazz de l’ancienne capitale ottomane et d’Ankara. La première fois qu’elle le fait, ce sera d’ailleurs en cachette. Elle qui dans son enfance chantait des lieder de Schubert, y reprend des standards en anglais comme “Summertime” ou “The Thrill is gone”, avant de graver un 45 tours, qui est une pure merveille et qui est dès sa parution considéré comme l’acte fondateur de la pop et de la folk turque contemporaine, “Burçak Tarlası”. Deux faces de 3 minutes chacune qui changent le cours de l’histoire et offrent matière à inspiration pour les 50 années à venir. C’était en 1964. En 1987, 23 ans plus tard, dont 20 passées en exil, Tülây German met brutalement un terme à sa carrière, disparait des projecteurs en plein milieu d’une tournée européenne durant laquelle elle se sent si bien qu’elle comprend qu’il ne lui reste plus qu’à décliner. Elle s’évanouit un peu comme Garbo, et décide qu’elle ne réapparaitra plus. Depuis, presque plus un seul mot. Aucune image. La femme, que le chant et les combats politiques n’avaient cessé de mettre au centre de la cité, a choisi de briller dans le retrait. Ce soir-là, en Hollande, elle décidait de n’être plus qu’un nom, une voix, et de se confondre avec le destin de ses chansons.

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Ils auraient pu se contenter d’aligner en souplesse leur magnifiques petites chansons décomplexées. Mais non, ils en ont fait tellement plus. Mac Demarco et sa bande étaient des fous. Hilares, furieux, débridés. Ils buvaient, ils rotaient, ils se foutaient de la gueule d’Eric Clapton et nous faisaient hurler du AC/DC. Ils nous ont fait passer la plus conne, la plus belle des soirées.

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Michel Cloup et Patrice Cartier sont de retour. Après l’inespérée et interminable tournée qui a suivi la sortie de Notre silence,, le duo sort un quarante-cinq tours le 17 juin, qui mêle une fois encore avec beaucoup de finesse textes les plus intimes et guitares/batterie qui tabassent. En témoigne la ligne d’introduction de « J’ai peur de nous » qui, à la maison, est déjà devenue un classique à faire se balancer toutes les têtes.
Pour l’occasion, les deux amis ont signé chez Ici d’ailleurs où ils retrouvent Pascal Bouaziz, reconstituant ainsi une sorte de Lithium canal historique qui n’est pas sans faire frémir les plus anciens d’entre nous.
Le clip est signé Béatrice Utrilla, l’auteure des photos de la pochette du #3 de Diabolugum. La pochette du disque est de Ed Askew, dont on vient de publier le Concert à Emporter, heureux hasard.

Le disque est en pré-commande sur le site du label.

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Du petit bois qui se brisait il y a dix ans à des cordes et des détails qui magnifient tout désormais, The Baptist Generals redéboulent quand on avait fait une croix sur leur folk bourré. Ils reviennent, si ce n’est à jeun, bien plus sobres déjà et c’est encore plus saisissant.

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J’étais très loin d’imaginer qui pouvait être Devon Welsh, qui pouvait se cacher derrière les quelques morceaux de Majical Cloudz que j’avais jusqu’ici entendus. Nous avons passé une après-midi avec […]

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C’était supposé être du hip-hop. C’est un peu du jazz, c’est un peu éthiopien, c’est fait par des Américains. Cela ressemble surtout à une musique sans âge, une musique d’un autre temps, d’un pays ancien, un pays disparu où la chaleur est permanente, suffocante, où la langueur est reine. Une musique séculaire et terriblement moderne. Ce sont les Heliocentrics : “Collateral Damage” est issu de leur dernier album, 13 degrees of reality, sorti chez Now Again

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L’origine du mythe, après le détournement de l’histoire. Simplification et presque épure, “fraicheur” de l’approche, voix caverneuse à dessein, lignes de basses terriblement addictives et compositions de très haute volée, Alps, le premier album de Motorama, réédité par Talitres, est un bijou de new wave revisitée. Avec des morceaux bonus remarquables, dont ce sobre et envoutant “Normandy”.

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Une vidéo à l’image de la musique du groupe, de plus en plus brute et obsédante. Sparrow and the Workshop, ce sont les Sons and Daughters qui auraient fauté avec les Teenage Fanclub, soit presque ce que le rock écossais a donné de meilleur depuis vingt ans. Murderopolis, leur excellent troisième album, est déjà disponible chez Song By Toad Records.

 

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