Ces soirées passées, gamine, planquée derrière le canapé à regarder les films vénérés par mon paternel : des westerns peuplés de types taciturnes et plein de morgue, amoureux de poussière, de solitude et de grands espaces ; des polars emplis de branleurs tordus et vénals amateurs de whisky, d’endroits louches et de femmes qui le sont encore plus. Sans doute n’en fallait-il pas plus pour féconder une passion jamais démentie pour les héros magnifiques et désabusés, amoureux des jeux de l’ombre et les filiations étranges et ténébreuses. Voix grave et chaude, dégaine dangereuse, costard sombre et élimé, gueule d’ange déchu et les chansons à pleurer qui vont avec, Mark Lanegan aurait pu être l’un d’eux…

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On avait croisé Ben Chisholm avec la ténébreuse Chelsea Wolfe au Palais du Grand Large lors de la dernière Route du Rock. Caché derrière ses machines, œuvrant tel un marionnettiste dans la pénombre, l’homme nous avait assez intrigué pour qu’on se penche un peu plus sur son projet solo, White Horse.

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Adulé par Beck, John Peel, John Darnielle et Conor Oberst, 20 ans de carrière et douze chefs-d’oeuvre au compteur, Simon Joyner n’en reste pas moins le secret le mieux gardé de l’indie-rock américain. Le songwriter d’Omaha revient avec un double LP et il a aujourd’hui besoin de vous pour participer au financement de sa sortie. Parce que des gens comme lui sont trop rares et précieux, parce qu’on a très envie d’entendre ce que peut donner du “psyché-noise avant-gardiste flirtant avec les fantômes d’Alex Chilton, de Skip Spence et de Jackson C. Frank“, et parce que cette chanson- là, on vous invite à aller lui filer un coup de pouce sur son Kickstarter. Merci pour lui.

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Alors que la barre des – 4000 degrés venait d’être franchie dehors et que qu’il n’y avait plus de Kinder Bueno dans le distributeur du bureau, signes évidents de l’Apocalypse proche, elle découvrit avec stupeur que les Alabama Shakes (dont Chryde avait déjà chanté les louanges ici et ) venaient d’annoncer que Boys & Girls, leur premier album, sortirait le 9 avril.
Ses mains se joignirent, elle remercia Dieu, auquel elle décida soudainement de croire, et entamma une danse du feu devant ses collègues abasourdis. Ils ne le savaient pas encore : Brittany Howard viendrait bientôt les sauver de la fin du monde.

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Aujourd’hui, lundi 16 janvier 2012, c’est le jour du Blue Monday : le jour le plus déprimant de l’année. Et c’est pas moi qui le dis, c’est l’université de Cardiff qui a mis au point une très savante formule qui tient compte de divers paramètres. En gros, l’idée est la suivante : la joie de Noël s’éloigne, ainsi que le jour où vous avez reçu votre paie. De plus, vous avez déjà échoué à tenir vos résolutions du premier de l’an (vous, je ne sais pas, mais dans mon cas, c’est tout à fait vrai). Et enfin, le temps est un brin dégueu et votre motivation est au plus bas. Ces très scientifiques critères cumulés les uns aux autres font donc officiellement de cette journée de lundi, le pire jour de l’année.
Ah oui, “Blue Monday”, c’est aussi un excellent titre de New Order datant de 1983 et repris maintes et maintes fois, un hymne electro tendance new wave dont les premières notes déclenchent chez n’importe quel être normalement constitué l’envie de danser. “How does it feel to treat me like you do…“, bon, ok, quand on regarde les paroles en effet, il n’y a pas de quoi se réjouir non plus. Happy Blue Monday à tout le monde, donc.

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On lui a montré le piano, c’était comme si on lui présentait quelqu’un. Il a soulevé le couvercle, frappé quelques touches, a souri et murmuré “he’s got character”. Il a joué un peu plus : “he’s unpredictable. I like it”. Un peu plus tard, Nils Frahm nous interpelle… “Humn there’s a slight chance that I might break it… I get excited sometimes”. On ne l’a pas dit à notre hôte, on a croisé les doigts.

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On avait aimé leur chanson ‘Lions’, balade puissante qui hurlait autour d’un maigre accordéon. On les avait filmé au Père Lachaise, c’était il y a longtemps. Aucune nouvelle. Mais les voilà qui reviennent, les petits Jonquil. Ils ont changé, ils sont plus légers,

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Soyons brefs, concis, efficaces. LE NOUVEAU MORCEAU DE MAGNETIC FIELDS ! JOIE !

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La Bruise Cruise doit être ce qui se rapproche le plus du Paradis sur Terre. Trois jours de croisière dans les Bahamas, de l’alcool à gogo et des concerts de garage dans tous les sens. C’est aussi l’occasion pour chaque groupe programmé de sortir un Ep en édition limitée avec du matériel inédit. Après Michael Cronin, ce sont King Khan et ses Shrines qui s’y collent avec Bite My Tongue. Le résultat donne envie de twister sauvagement, un verre de punch à la main et une Vivian Girl dans l’autre. En téléchargement par ici.
(Via Anastasia)

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Always, le nouvel album de Xiu Xiu (passé chez Bella Union) devrait sortir fin février.  En attendant, le premier single « Hi » est en écoute sur Soundcloud.  Les amoureux de Dear God, I Hate Myself, son prodigieux album précédent, ne devraient pas être déçus : ça sent toujours le cul, la sueur et le génie. Vivement février.

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L’attente est longue et Andrew Bird le sait bien. Il y avait eu un premier teaser, et pour tenir le coup jusqu’au 6 mars, date de sortie de Break It Yourself son nouvel album et de son concert -pas encore complet- à la Cigale (Paris), en voilà un deuxième.

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J’aime pas les tops. Je n’ai jamais aimé les tops. A la base, je ne suis pas la fille ordonnée alors vous comprendrez que classer des disques virtuellement, ça relève de la mission quasi-impossible. En plus qui dit top dit hiérarchie, un premier et un dernier, un supérieur et un inférieur. Un ordonnancement de l’univers musical contraire à la nature et à la beauté.

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Hardcore Or Die, la mixtape qui égaiera votre lundi, nous vient du site CVLT NATION. Black Flag, Void, Dead Kennedys, Crass, Reagan Youth, Bad Brains, Negative Fx : la crème du hardcore et du punk 80′s mixée par Radio Soulwax et mise en image par Fergadelic. À écouter très fort dans l’open-space, pour gagner le respect de vos collègues.
Merci Lucile.

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Du froid, des boucles labyrinthiques, du psychédélisme brumeux et une pincée de violence. Une sélection restreinte de sept disques chéris parmi tant d’autres, vaguement à l’image de cette année passée à Berlin. Un top, un de plus.

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L’océan, la fureur du vent, la moiteur de sa peau et nos baisers liquides : eau de vie dans l’eau froide. S’endormir dans ses bras comme on sombrerait en narcolepsie… Au loin, l’alcool coule à flots, libère les corps et fracasse quelques neurones. Tendre est la nuit et Biarritz est une fête. L’un des plus beaux jours de ma vie ce fut une nuit disait Bardot, je pourrais assez reprendre ses mots à mon compte. Instantanés du Printemps 2011.

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En 1976, Giscard était président, Mourousi présentait le JT de TF1, et on y trouvait des reportages de 10 minutes sur David Bowie, vu à travers les yeux d’une de ses grandes fans, une dame de soixante-dix ans qui “a vu l’artiste en lui” dès qu’elle l’a entendu, “adolescent”.

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