La Blogothèque http://www.blogotheque.net Fri, 31 Oct 2014 09:17:58 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.8.1-alpha Fredo Viola vous souhaite un joyeux Halloween http://blogotheque.net/2014/10/31/fredo-viola-vous-souhaite-joyeux-halloween/ http://blogotheque.net/2014/10/31/fredo-viola-vous-souhaite-joyeux-halloween/#comments Fri, 31 Oct 2014 09:17:58 +0000 http://blogotheque.net/?p=23093 Fredo Viola aime adore se démultiplier. Après “The Happening”, qu’on vous avait montré il y a quelques semaines, le monsieur nous offre cette fois-ci “The Cult”, très chouette vidéo qu’il a réalisé pour Halloween.

The Cult from Fredo Viola on Vimeo.

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Liars – Mask Maker http://blogotheque.net/2014/10/29/liars-mask-maker/ http://blogotheque.net/2014/10/29/liars-mask-maker/#comments Wed, 29 Oct 2014 11:31:53 +0000 http://blogotheque.net/?p=23084 Représentez-vous un hangar gigantesque à la hauteur de plafond démesurée, au sol encore trempé par les centaines de caisses en polystyrène remplies de glace échangées le matin-même. Imaginez une odeur de poisson difficilement soutenable et un froid humide à vous glacer les os. Posez là une immense silhouette en blouse blanche qui gesticule, masquée, dans cet endroit vide et hostile. Rajoutez un drone, une voix grave trafiquée, une rythmique angoissante. Voilà pour le tableau : les Liars seuls dans une halle aux poissons, celle de Rungis.

Nous n’aurions pu rêver meilleur endroit pour créer ce nouvel Empty Space : le son du groupe semblait rebondir dans chaque recoin de la halle, la voix flippante d’Angus paraissait se glisser à l’infini le long des poteaux de ce lieu aux dimensions absurdes, et la musique était partout, portée par une réverb métallique, irréelle.

Il y avait quelque chose de fascinant dans la façon de jouer des Liars, de répéter les même gestes saccadés. Quelque chose d’inquiétant dans la répétition compulsive de “Mask Maker”, ses folles boucles de beats froids qui complétaient si bien la température polaire du lieu. L’impression d’être envahi, presqu’avalé par le son, hypnotisé par la danse tribale à laquelle s’adonnait Angus, transformant un bête hangar vide, en temple d’une cérémonie mystique.

Aussi terrifiant qu’il puisse paraître, le masque d’Angus Andrew – reconnaissable parmi mille autres pour qui a déjà vu les Liars sur scène – avait pourtant quelque chose d’étrangement rassurant : les dizaines de fils de laines colorés qui le constitue sont les mêmes que ceux que votre grand-mère utilise pour vous tricoter ce pull un peu moche dont vous réservez l’usage à l’intimité de vos longues soirées d’hiver. Un paradoxe a l’image de celle du groupe, capable de faire l’une des musiques les plus angoissantes qui soit, en restant l’un des groupe les plus gentils, patients et résistants au froid que nous ayons rencontré – doit-on préciser qu’Angus était torse nu sous sa blouse ?

Quand “Mask Maker” a retenti une dernière fois dans le Pavillon des Marées, l’odeur de poisson si prenante n’était qu’un vague souvenir que nos narines avaient appris à apprivoiser. Le bal des caisses de polystyrène a repris ses droits, balayant les derniers fils de laines qui trainaient encore par terre. Rungis ne dort jamais. Les Liars non plus a priori.

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Fat White Family http://blogotheque.net/2014/10/27/fat-white-family-2/ http://blogotheque.net/2014/10/27/fat-white-family-2/#comments Mon, 27 Oct 2014 15:32:18 +0000 http://blogotheque.net/?p=23064 Août 2014, le Fort St Père, St Malo. Alors que les festivaliers sont massés pour secouer la tête et pogoter face au concert de Thee Oh Sees, nous suivons les quatre londoniens de Fat White Family tout au fond d’un champ boueux et sombre. Là se trouve leur van miteux, avec son sol dégueu qu’ils martèlent, à peine arrivées, de leurs pompes crottées. « C’est notre maison », disent-ils.

Nous n’aurons pas même le temps de leur poser des micros, encore moins d’attendre que ça se calme sur la grande scène. Ils ouvrent une autre tournée de bières, ils frottent les trois cordes qui restent à leur guitare, ils chantent, ils hurlent, une chanson, une deuxième, une troisième.

Ce sont de mauvais garçons, qui ont décidé de ne pas regarder en arrière. Ils chantent comme ils vivent, comme ils boivent, comme si leur vie en dépendait mais qu’il ne fallait surtout pas y accorder de l’importance. On est dans le pur moment, dans le je m’en foutisme poussé si loin qu’on est au delà de l’attitude. Quand la caméra d’Aelred s’approche du guitariste, qu’il la regarde avec sa pose maniérée et sa petite mèche punk, on a le sentiment d’être en train de regarder un reportage des Enfants du rock sur les Violent Femmes, dans la recréation éphémère d’une époque révolue.

Les Fat White Family brûlent la chandelle par les deux bouts et la mordent au milieu. Ils jouent au milieu d’un festival, sur une guitare cassée qu’ils balanceront dans la boue leurs chansons finies. Et quand après, ils iront pisser à côté, les Thee Oh Sees feront toujours autant de bruit. Ils s’en foutent, ils seront bien plus forts, bien plus punks, quand ce sera leur tout de monter sur scène.

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La Blogo en direct au Pitchfork festival http://blogotheque.net/2014/10/27/la-blogo-en-direct-au-pitchfork-festival/ http://blogotheque.net/2014/10/27/la-blogo-en-direct-au-pitchfork-festival/#comments Mon, 27 Oct 2014 14:49:36 +0000 http://blogotheque.net/?p=23069 C’est reparti ! Nous sommes ravis de vous annoncer que nous filmerons de nouveau le festival Pitchfork Paris cette année.

Du 30 octobre au 1er novembre, nos caméras se faufileront d’une scène à l’autre pour capter les concerts de Belle & Sebastian, Mogwai, Four Tet, Perfect Pussy, Caribou, Chvrches, Jungle, Future Islands, St. Vincent, Foxygen, Tune-Yards, Notwist, Son Lux, D.D. Dumbo, Ought et bien d’autres.

Le tout sera visible en direct et en replay sur CultureBox.

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Kassé Mady Diabaté | Live à Paris http://blogotheque.net/2014/10/27/kasse-mady-diabate-live-paris/ http://blogotheque.net/2014/10/27/kasse-mady-diabate-live-paris/#comments Mon, 27 Oct 2014 10:12:45 +0000 http://blogotheque.net/?p=23053 Alors que sort aujourd’hui chez No Format Kiriké, nouvel album né de ses expérimentations avec Vincent Segal et Ballaké Sissoko, nous vous offrons un extrait du live de Kassé Mady Diabaté que nous avions filmé en février au Comptoir Général à Paris en compagnie des trois solistes Lansiné Kouyaté, Badjé Tounkara et Ballaké Sissoko donc.

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Projection de “Onamission” le 8 novembre à la Bellevilloise http://blogotheque.net/2014/10/23/projection-de-onamission-le-8-novembre-la-bellevilloise/ http://blogotheque.net/2014/10/23/projection-de-onamission-le-8-novembre-la-bellevilloise/#comments Thu, 23 Oct 2014 13:38:29 +0000 http://blogotheque.net/?p=23045 Vous le savez peut-être déjà, deux de nos géniaux collaborateurs, Hugo Jouxtel et Henri D’Armancourt, sont allés crapahuter en Bretagne avec un groupe rennais qu’on aime beaucoup à la Blogothèque : Mermonte.

De cette balade est né un film, “Onamission“, vingt-huit minutes de déambulation entre documentaire et fiction.

Pour fêter sa sortie en beauté, ainsi que la réédition en version augmentée (vinyle ou CD + film) de l’album du groupe sorti cette année chez Clapping Music, Audiorama, nous sommes contents de vous inviter à la projection en avant-première de “Onamission”, le samedi 8 novembre, à partir de 19 heures à la salle parisienne La Bellevilloise.

L’entrée est libre, vous pourrez y discuter avec le groupe et l’équipe du film en buvant une bière, et on vous conseille de ne pas manquer ça.

Toutes les infos sur la projection sont par ici.

On vous laisse avec la belle affiche du film, dessiné par notre cher illustrateur et ami Thomas Baas à l’origine de chacune de nos affiches de Soirées de Poche, et le premier teaser du film, “Kids”.

onamission626

 

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Fictonian – Double Negative http://blogotheque.net/2014/10/23/fictonian-double-negative/ http://blogotheque.net/2014/10/23/fictonian-double-negative/#comments Thu, 23 Oct 2014 10:18:56 +0000 http://blogotheque.net/?p=23039 De Fictonian, nous ne savions rien. De lui nous n’avons qu’une photo, de loin, et nous n’avions jusqu’ici entendu qu’un morceau, “Full Circle Influence“, lent, répétitif et capiteux, comme un mantra ressassé sur lequel viennent s’accumuler les couches et les motifs. Un morceau assez riche pour nous rendre curieux, en tout cas.

Nous n’en saurons pas plus. Mais nous pouvons aujourd’hui entendre la seconde chanson du garçon (que nous savons tout de même anglais). Elle s’appelle “Double Negative”, elle est plus douce, plus légère et mélancolique à la fois. Elle ressemble à mille chansons comme elle, dernière descendante d’une longue lignée de larmes douce-amère, chantée par des garçons tristes qui se croient bien trop seuls. Une dynastie de mélancolie dont jamais nous ne nous lasserons.

Nous sommes heureux de vous la faire écouter, et de vous montrer en prime le charmant clip post-it réalisé par une ado pour celui-ci.

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Tsutomu Satachi http://blogotheque.net/2014/10/22/tsutomu-satachi/ http://blogotheque.net/2014/10/22/tsutomu-satachi/#comments Wed, 22 Oct 2014 13:01:47 +0000 http://blogotheque.net/?p=23032 Sa voix est fine. Son style de guitare est étriqué. Ses chansons minimalistes. Physiquement, Tsutomu Satachi est tout sec, rien ne dépasse. Face à cette entité uniquement faite de minuscule, nous serions tentés de passer à côté, de continuer notre remue ménage alors qu’il tricote habilement autour. Nul doute que, pour nombre de passagers ce matin là, Tsutomu est passé inaperçu, balloté par les remous du métro.

On ne leur en voudra pas. La première fois où j’ai rencontré Tsutomu à Tokyo, je ne m’attendais à rien. On a vite fait d’ignorer quelque chose que l’on considère insignifiant. Et pourtant, le premier soir où je l’ai entendu chanter ses chansons, j’ai senti instantanément quelque chose de spécial se passer. La foule avait rapidement fait silence pour profiter des infimes détails et de la fragilité de l’homme. Moi-même, j’ai été happé par ces chansons si bien ficelées, si bien construites dans leur simplicité, si particulières dans leur exécution précise et approximative à la fois.

L’album qu’il me fit écouter plus tard – son premier enregistré seul – était rempli de huit perles. Une caresse douce et enveloppante, qui prend son temps, où la répétition de certains motifs est essentielle pour nous plonger dans un songe. On lui pardonne alors son accent approximatif et l’acoustique confinée dans son tout petit appartement dans lequel il a d’ailleurs enregistré. Si vous tendez l’oreille vous entendrez même une voiture qui passe dans cette ruelle tokyoïte à l’autre bout du monde.

 

La musique de Tsutomu est fragile comme ça. Pourtant, en l’emmenant dans le bruit quotidien du métro, entouré des salary men français du nord parisien, il se faufile entre les masses sonores de notre ville. Il fait durer les passages musicaux pour laisser le temps aux éléments de se calmer, puis clamer son instant mélodique naturellement, sans jamais forcer quoique ce soit. Entre les bruits des départs imminents, de la précipitation des gens, des mouettes excitées de visiter la capitale hivernale, Tsutomu se laisse glisser mystérieusement avec le courant pour distiller ses notes choisies avec sagesse.

Dieu sait que le dépaysement doit être important pour ce japonais isolé et fan de Tenniscoats. Mais la déambulation est naturelle, lente et tranquille. Il faut être dans cet état d’esprit pour saisir la poésie simple du moment. Il faut écouter pour entendre où nous porte cette balade. Il faudra prendre le temps, sinon le laisser filer et s’exciter devant un autre spectacle sûrement plus coloré et lumineux.

 

L’album The Beginning est disponible via iTunes depuis le 9 octobre 2014. Plus d’infos sur Tsutomu et sa musique par ici.

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Sébastien Tellier http://blogotheque.net/2014/10/19/sebastien-tellier-2/ http://blogotheque.net/2014/10/19/sebastien-tellier-2/#comments Sun, 19 Oct 2014 16:12:04 +0000 http://blogotheque.net/?p=23024 Il y a toujours une certaine absurdité à pénétrer dans un stade vide, à se retrouver seuls au milieu de l’immensité et du silence dans un lieu habituellement plein de vie, de cris et de mouvements. Une sentiment de grandeur vous écrase presque, et il est difficile de ne pas se sentir dépassés par un endroit pareil, peu importe ce que l’on tente d’en faire.

Sébastien Tellier ne semble pas s’être posé cette question là, ou du moins, semble l’avoir élucidée en quelques secondes en foulant la pelouse du Stade Charléty d’un pas léger un vendredi matin gris de mai pour y jouer l’un des titres de son nouvel album, L‘Aventura.

Sébastien s’est approprié le stade de la meilleure manière qui soit : en en faisant un lieu presque intime alors que l’on peinait à compter le nombre se sièges qu’il contenait. En remplissant le vide par la mélancolie de “L’Adulte”, et en redonnant vie à “L’Amour et la violence” de la façon la plus dépouillée qui soit dans les gradins de l’une des salles du stade pendant que les rebonds des ballons résonnaient à quelques pas de lui.

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NO CEREMONY/// http://blogotheque.net/2014/10/15/ceremony-2/ http://blogotheque.net/2014/10/15/ceremony-2/#comments Wed, 15 Oct 2014 14:10:45 +0000 http://blogotheque.net/?p=23013 NO CEREMONY///, c’est l’exaltation malgré la souffrance. C’est un groupe qui prend les cendres de sa tristesse pour en faire des confettis, qui en fait des caisses quand le cœur n’y est plus et danse jusqu’à l’overdose même lorsque les jambes ne semblent plus pouvoir porter le corps. C’est de la dance de club pour soigner la dépression – une idée qui ne fonctionne et ne naît, semble-t-il, que dans les bas fonds de sainte-Manchester et qui a accompagné mes pires moments de spleen l’année passée.

 

NO CEREMONY///, c’est aussi, avant tout, beaucoup de machines, de câbles, de branchements et de beats. Tout un assemblement d’électronique qui déforme les voix, qui leurs donnent cette pâleur fantomatique et confère à l’électro du trio devenu quatuor un son métallique, robotique, quelque chose de presque inhumain.

Ils étaient donc terrifiés. Terrifiés à l’idée de jouer dans la rue devant des enfants et dans cette laverie de quartier sans âme. Terrifiés de se mettre pour la première fois à nus. Et surtout de déshabiller leurs morceaux à ce point, de les racler jusqu’à l’os pour en livrer une version aux antipodes de ce qu’ils avaient originellement composé, de leur enlever leur enveloppe synthétique pour leur redonner vie dans le cadre semi-acoustique dans lequel nous les avions mis au défi de rentrer.

 

Une douceur inattendue planait au-dessus de leur trouille. Quelque chose de profondément touchant dans leur façon de chanter ces titres sans leur habituelle couche d’euphorie. Une certaine surprise aussi à découvrir aux deux morceaux des reflets mélancoliques que je ne leur connaissais pas. Séparés de leurs machines, James, Kelly, Chloe et Adam ont recrée ce jour-là “hurtlove” et “partofme” comme jamais personne ne les avait entendu. Et comme personne ne les entendra plus jamais.

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