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	<title>La Blogothèque</title>
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		<title>Peter Broderick, l&#8217;album et le site</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 17:33:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dali</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[http://www.itstartshear.com/, c&#8217;est le nouvel album de Peter Broderick. Forcement c&#8217;est aussi le nom du site internet qui va avec, et puis celui d&#8217;une chanson de ce disque (produit par Nils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.itstartshear.com/"  target="_blank">http://www.itstartshear.com/</a></em>, c&#8217;est le nouvel album de Peter Broderick. Forcement c&#8217;est aussi le nom du site internet qui va avec, et puis celui d&#8217;une chanson de ce disque (produit par <a href="http://www.blogotheque.net/2012/01/14/nils-frahm/" >Nils Frahm</a>) qui sort aujourd&#8217;hui. Bref, &laquo;&nbsp;The website that&#8217;s an album, the album that&#8217;s a website&nbsp;&raquo;. Allez donc vous balader à cette adresse, il y aura des vidéos, des mots et surtout, un album magnifique.</p>
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		<title>Mirel Wagner</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 11:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chryde</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Elle n'appartient à aucune scène, écoute des blues vieux de cent ans, préfère jouer dans les endroits lugubres. Ses yeux se révulsent quand elle chante. Mirel Wagner est habitée. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un café touristique, où les serveurs nous auront déplacés trois fois en douze minutes pour des raisons absurdes, on aura pu parler un peu avec Mirel Wagner, cette Finlandaise d&#8217;origine éthiopienne débarquée de nulle part, qui nous a mis par terre en fin d&#8217;année dernière avec un disque abrupt, intense, solitaire. Elle nous a alors confirmé qu&#8217;elle n&#8217;appartenait à aucune scène, n&#8217;avait pas vraiment d&#8217;ami musicien, et que si elle adorait Spotify, c&#8217;était parce qu&#8217;on y trouvait les vieux blues enregistrés par Alan Lomax au tournant du siècle précédent.</p>
<p>Elle nous a aussi répété qu&#8217;elle aimait les endroits lugubres. Nous, nous voulions essayer de l&#8217;en tirer. De la faire jouer au milieu de la vie. Premier essai dans la salle des pas perdus de la Gare de Lyon, repérés en 27 secondes par les agents de sécurité. Second sur la coulée verte, ou il me faudra passer 12 minutes à négocier avec un agent consciencieux, juste pour gagner du temps pendant qu&#8217;elle joue &#8216;To the Bone&#8217; , inconfortablement assise sur un muret.</p>
<p>    <iframe src="http://player.vimeo.com/video/37073704" width="626" height="352" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe></p>
<p>Au final, son envie nous rattrapera. Passant devant un immeuble en travaux, elle et Colin s&#8217;extasient de concert devant l&#8217;escalier poussiéreux éclairé par une ampoule nue, caché sous une épaisseur d&#8217;échafaudage. Il n&#8217;y a d&#8217;abord personne, puis les ouvriers, la proprio, débarquent tous, s&#8217;arrêtent. Elle, ne les voit pas. Nous partirons chercher un autre escalier, c&#8217;est là qu&#8217;elle se sent le mieux. Seule, dans le noir, les yeux révulsés, habitée. Comme un chanteur de blues d&#8217;un autre siècle.</p>
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		<title>Les tendres contraires</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 20:09:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François</dc:creator>
				<category><![CDATA[Artisannat Français]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier Ciseaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bande Magnétique]]></category>

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		<description><![CDATA[Montréal, haut lieu de partouze musicale. Tout le monde joue avec tout le monde et les généalogies des groupes tracent des cartographies complexes et passionnantes. Le dernier fruit en date de ces union polyamoureuses, TOPS, ne déroge pas à cette règle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Montréal, haut lieu de partouze musicale. Tout le monde joue avec tout le monde et les généalogies des groupes tracent des cartographies complexes et passionnantes. Le dernier fruit en date de ces union polyamoureuses, <strong>TOPS</strong>, ne déroge pas à cette règle. On y retrouve des musiciens de <strong>Pat Jordache</strong> et des <strong>Sugar Boys</strong>, mais surtout la mutine Jane Penny des<strong> Silly Kissers</strong>. Leur album <em>Tender Opposites</em> est en écoute <a href="http://hypem.com/#!/search/TOPS"  target="_blank">sur Hype Machine</a> jusqu&#8217;à lundi. Huit chansons tissées main, délicates et vaporeuses qui font le pont entre Ariel Pink et Blonde Redhead. La sortie physique est quant à elle prévue le 28 février pour l’Europe sur l’excellent label <a href="http://www.atelierciseaux.com/"  target="_blank">Atelier</a><a href="http://www.atelierciseaux.com/"  target="_blank"> Ciseaux</a>, dont on vous reparlera très bientôt. A l’instar de leurs précedentes sorties, le packaging déboîte et les exemplaires limités à 80 cassettes. On vous aura prévenu.</p>
<p><img class="aligncenter" src="http://media.tumblr.com/tumblr_lyqv5rHrM71qaaghe.jpg" alt="" width="500" height="444" /></p>
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		<title>Bon Iver  / double piano</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 14:58:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chryde</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La vidéo ne présente pas vraiment d&#8217;intérêt, mais musicalement, c&#8217;est assez exceptionnel. Bon Iver en formation minimale, Justin Vernon et Sean Carey sur deux pianos à queue, réinterprètent trois morceaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La vidéo ne présente pas vraiment d&#8217;intérêt, mais musicalement, c&#8217;est assez exceptionnel. Bon Iver <a href="http://www.prefixmag.com/news/video-bon-iver-perform-five-tracks-live-for-their-/62074/" >en formation minimale</a>, Justin Vernon et Sean Carey sur deux pianos à queue, réinterprètent trois morceaux de <em>Bon Iver, Bon Iver,</em> le plus vieux &#8216;Babies&#8217; et une reprise de Bonnie Raitt. Le dépouillement est très bien pensé, les pianos suffisent à donner consistance aux morceaux et la voix de Justin est juste incroyable.</p>
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		<title>Retro Stefson</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 12:34:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Clos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Iceland Airwaves Festival]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est à double tranchant : « on va vous jouer un nouveau morceau. Même pas enregistré ». Mais l’assurance d’Uni ne se discute pas. Après tout, Retro Stefson passe dans le ciel à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est à double tranchant : <em>« on va vous jouer un nouveau morceau. Même pas enregistré ».</em> Mais l’assurance d’Uni ne se discute pas. Après tout, Retro Stefson passe dans le ciel à la vitesse d’une comète : 18 ans d’âge en moyenne, un troisième album en préparation, un second Concert à Emporter, un déménagement du groupe à Berlin pour laisser exploser son talent.</p>
<p>Et c’est précisément sur ce nouveau morceau qu’on a été conquis. Soufflé par la maturité des enchaînements, l’efficacité du groove. Immédiatement, c’était un tube à nos oreilles, Jonathan dansant dans un cockpit, David slalomant d’un musicien à l’autre, à capter les gestes simples de chacun, ces gestes sublimés par leur somme. Moi je m’étais volatilisé, abandonnant l’enregistreur et priant pour que mes niveaux soient bons, que mes micros captent, et j’en riais en courant hors champ.</p>
<p>Dans un hangar à avion <span class="footnote">oui, on nous a gentillement invités au festival Iceland Airwaves, on a plein de choses à raconter sur cette session, et sur 3 autres groupes, mais patience, ça arrive..</span></p>
<p>    <iframe src="http://player.vimeo.com/video/36955264" width="626" height="352" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Rien ne sera comme avant</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 09:17:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Oslav Boum</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Vingt ans. Oui, il fait entendre sa voix blanche, son lyrisme de possédé, sa tendre froideur depuis vingt ans. Et pourtant, il ne fait toujours pas partie des meubles – [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a title="20 ans de Dominique A" href="http://www.dominiquea.com/" >Vingt ans</a>. Oui, il fait entendre sa voix blanche, son lyrisme de possédé, sa tendre froideur depuis vingt ans. Et pourtant, il ne fait toujours pas partie des meubles – non, Dominique tu n’es pas une armoire normande ! Compositeur exigeant avec lui-même, il n’a besoin que les doigts d’une seule main pour compter les chansons dont il est totalement satisfait. Archiviste maniaque de son œuvre, il refuse de s’abandonner à une quelconque nostalgie, persuadé que le meilleur arrive.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Tu n’es pas carriériste et pourtant tu fêtes tes 20 ans de carrière. Impossible de passer à côté ?</strong></p>
<p>Marquer le coup a été rendu possible par l’invitation du Théâtre de la Ville. Le Théâtre de la Ville, ce n’est pas rien ! Je me suis dit que ça tombait bien, qu’il fallait en profiter pour remettre en avant <em>La Fossette</em>. Je m’en fous des vingt ans, c’est simplement ce que ça permet. Ça aurait été couillon pour une fois de ne pas se la jouer un peu offensif, « hé ho », avec un petit fanion ! Tu peux facilement, sans être oublié, être relégué&#8230; autrefois j’aurais dit « thiéfainisé ». Mais ce n’est plus le cas puisque Thiéfaine est revenu en grâce avec un bon disque – en tout cas, je trouve. J’ai cette angoisse permanente d’être là comme une armoire normande. « On ne va pas l’enlever parce que c’est chiant à enlever, c’est lourd, mais bon, pff, c’est moche ». Sans fausse modestie, je ne pensais pas que les rééditions susciteraient autant de réponse des gens. Finalement, je me dis aussi que mon histoire est en devenir. Ça, tu ne le sais jamais.</p>
<p><strong>On sent que tu as joué le jeu des bonus pour les rééditions…</strong></p>
<p><a href="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/dominiquea2011-389.jpg" ><img class="size-medium wp-image-17337 alignleft" title="dominiquea2011-389" src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/dominiquea2011-389-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Cette politique de bonus est accessoire mais assez marrante à développer. Je ressens une vraie jubilation, ce n’est pas vraiment mercantile. J’aime bien, pas le côté arrière cuisine, mais mettre en avant ce qui n’a pas été mené à son terme. Je suis un champion de l’ébauche, je n’ai aucun problème à divulguer ça. Justement parce que ce n’est pas fini, il y a aussi des vertus. Des choses ne méritent pas d’être développées ou gagnent à être laissées en suspens. Des fois, le premier jet se suffit à lui-même parce que la chanson n’est pas assez bonne pour aller au-delà. Ou alors tu n’y arrives pas. Comme &laquo;&nbsp;L’Irréparable&nbsp;&raquo; que j’ai finalement refilée à Jeanne Balibar et qui est en bonus de <em>L’Horizon</em>. La chanson a une évidence mais aucune version studio ne dépasse la démo. Il s’était passé quelque chose que l’on n’a pas réussi à reproduire.</p>
<div class="player"><p><a href="#" class="play" data-track-id="17334" ><span>Dominique A - Irréparable</span></a></p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Tu as une excellente mémoire ?</strong></p>
<p>Surtout pour les chansons… j’en n’ai pas beaucoup pour autre chose. C’est vrai que ça n’a pas été un travail phénoménal pour moi de concevoir les disques bonus. En deux jours, c’était bon. Même si, après, j’ai ajusté. Il y a juste eu trois morceaux que j’ai retrouvés chez mes parents et dont j’avais complètement oublié l’existence. Elles avaient échappé à mon radar. J’ai fouillé dans les cassettes et remixé quasiment dans les conditions de l’époque avec le magnétophone 4 pistes &#8211; que ma mère appelle un piano…« j’ai rangé ton piano là ». J’ai exhumé &laquo;&nbsp;Baldabru et les lumières&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Why I Bleed&nbsp;&raquo; et la première version de &laquo;&nbsp;Les habitudes se perdent&nbsp;&raquo;. A vrai dire, je préfère cette version-là, surtout sa mélodie, à celle de <em>La Fossette</em>. Maintenant, j’ai un peu tout déballé, plus rien à dévoiler, la messe est dite, c’est pour solde de tout compte. J’ai juste écarté quelques titres des <em>Sons Cardinaux</em> parce que j’ai eu un soupçon de mauvaise conscience vis-à-vis des gens qui avaient acheté le coffret. Déjà que les fans râlent à fond sur les forums. Certains ont la dent dure ! Après, je peux comprendre et, de toute façon, il n’y a aucune incitation. Certains râlent qu’il manque telle ou telle photo… des trucs d’Ayatollahs total. Ah, j’en ai des bons, moi hein…</p>
<p><strong><em>Le Disque Sourd</em>, tiré à 150 ex, a droit à sa première sortie officielle.</strong></p>
<p>Pour moi, c’est le doublon de <em>La Fossette</em>, son brouillon, c’est pour ça que je n’avais jamais voulu le sortir indépendamment de <em>La Fossette</em>. Ici, c’est vraiment à titre d’archive. Comme quand Daho ressort ses maquettes de répétition sur <em>Mythomane</em>. Je pense que lui aussi est un peu comme ça, archiviste de sa propre histoire. En bonus de <em>La Fossette</em> il y a un morceau assez long &laquo;&nbsp;L’histoire chuchotée de l’art&nbsp;&raquo;. On avait voulu le sortir à l’époque avec Vincent de Lithium mais, pour une histoire de droits, comme c’est un poème de l’artiste américain des années 60 Robert Filliou, on n’avait pas pu. Finalement, il a fallu 22 ans pour que ce morceau ait un support discographique. La trace qui me restait c’était une cassette audio… je trouve que le morceau sonne pas mal, en plus ! Des points finaux sont mis à certaines histoires.</p>
<p><strong>Tes 4 premiers ont été remastérisés…</strong></p>
<p>Ça fait des années que j’en avais envie. C’est un débat qui n’intéresse que les musiciens mais, moi, grâce à Géraldine Capart qui s’en est chargée, je suis en paix avec moi-même. <em>Remué </em>sonne mieux, <em>La Mémoire neuve</em> aussi, <em>La Fossette</em> est un peu arrondie et ça ne lui fait pas de mal. Et <em>Si je connais Harry</em> REUSSIT à sonner, ce qui est quand même une forme de miracle.</p>
<p><strong>Celui-là, c’est comme Bashung avec <em>Roman-Photos</em>, un album que tu renies ?</strong></p>
<p>Il est attachant, sympa mais ce n’est pas un vrai disque que tu sors dans le commerce. Il a été trop fait par-dessus la jambe, en fait. Mais c’était hors de question de l’écarter. J’ai du mal avec cette démarche de révisionnisme par rapport à sa propre histoire. Il faut tout accepter. Je ne dis pas que je serais allé jusqu’à ressortir mon 45 tours <em>Les Ephémérides</em> qui datent de 1990. Il y a un type qui est venu hier avec, je lui ai dit : « mais faut brûler ça !». Parce que ça sort de l’histoire, ce n’est pas moi. Enfin, c’est moi mais à un moment où je me cherchais complètement, où il n’y a aucune cohérence. Je chantais comme Michel Jonasz avec un vibrato abominable, la musique est atroce, c’est immonde. Mon révisionnisme s’arrête à faire en sorte que ce 45 tours demeure dans les limbes… C’est vraiment très très vilain ! Ce qui est marrant c’est que c’est 2 ans avant <em>La Fossette</em> et, stylistiquement parlant, ça n’a rien à voir. Après, toutes les choses qui ressortent, même les plus ratées, je les assume.</p>
<p><strong><em>Remué</em> ?</strong></p>
<p><a href="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/dominiquea2011-507md1.jpg" ><img class="size-medium wp-image-17339 alignright" title="dominiquea2011-507md" src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/dominiquea2011-507md1-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Il est enfin mis en valeur. Le type au mastering n’avait rien foutu, on s’était fait entuber, Dom Buisson (l’ingé-son) et moi. On a souffert d’une espèce d’hallucination auditive ! On était super contents, on le comparait au disque de PJ Harvey que l’on écoutait à l’époque, <em>Is This Desire ? </em>« Putain, on a la même dynamique et tout ». C’est ce que l’on appelle la psycho-acoustique. Un musicien dit qu’il y a un problème de son, le technicien fait semblant de corriger. « Ça va mieux, là ? – Ouais, c’est beaucoup mieux ». Alors qu’il n’a rien touché ! Ton esprit anticipe sur tes désirs, fait croire à une réalité qui n’est pas vraie. Tu couillonnes tous les musiciens du monde comme ça. Quand Géraldine Capart a pris les DAT, elle m’a confirmé : « sincèrement, le mec, il n’a touché à rien ». Du coup, on gagne en rondeur et en puissance, tout simplement. C’est quand même dommage qu’un disque qui fonctionne sur les saturations, n’ait pas &#8211; sans être un disque des Guns N’Roses &#8211; de l’attaque, de l’agressivité. Pourquoi j’ai dit Guns N Roses, pourquoi pas Motley Crüe ?</p>
<p><strong>Dans les bonus de <em>Remué</em>, on trouve des vestiges des premières sessions, à New York.</strong></p>
<p>Ce disque-là, c’est vraiment l’œuvre au noir jusque dans ses bonus. Je ne renie pas parce que c’est réussi. Mais je n’ai pas de plaisir d’auditeur. C’est ce qui se dégage vocalement qui me gêne. S’il y avait plus de cœur au ventre… Quand je tombe sur des vieux fans de ce disque-là, j’ai un mouvement de recul. Je juge les gens dans ce cas-là. « Mais pourquoi ? ». Je ne suis pas du tout reconnaissant. Tout de suite, je me dis : « cette personne est chiante, elle a des problèmes ». Je ne suis pas serein vis-à-vis de ce disque, j’ai vraiment un rejet. Quand on m’en dit du bien, je ne pourrais pas être agressif, loin de là, mais en tout cas je ne respecte pas le point de vue de la personne. C’est gênant, quand même.</p>
<p><strong>L’œuvre est censée ne plus t’appartenir….</strong></p>
<p>Exactement, j’ai un vrai problème avec ce disque. C’est ton préféré ?</p>
<p><strong>Heu, non, je l’aime bien.</strong></p>
<p>Moi aussi mais je n’aime pas ce qu’il dégage.</p>
<aside class="hentry see-again">
		<div class="entry-utility">
			<p class="category"><a href="#"  target="_blank">A revoir</a></p>
		</div><!-- .entry-utility -->
		<div class="entry-excerpt">
			<h2>Dominique A sur la Blogothèque</h2>
			<strong>En octobre 2009, nous avions consacré une série d'articles à Dominique A</strong>

<a href="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/Encart-Dominique-A1.jpg" ><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-17281" title="Encart Dominique A" src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/Encart-Dominique-A1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>

&nbsp;
<ul>
	<li>Un <a title="Dominique A" href="http://en.blogotheque.net/2009/10/26/dominique-a-en/" >Concert A Emporter</a> où il frôle l'accident</li>
	<li>Une <a title="Dominique A, propos d’automne" href="http://blogotheque.net/2009/10/27/dominique-a-propos-dautomne/" >interview</a></li>
	<li>Un <a title="Dix fois Dominique A" href="http://blogotheque.net/2009/10/28/dix-fois-dominique-a/" >Mercredix </a>collectif de nos morceaux préférés de Dominique A</li>
	<li>Des <a title="Dominique A, une affaire de listes" href="http://blogotheque.net/2009/10/30/dominique-a-une-affaire-de-listes/" >tentatives de réarrangements</a> de <em>La Musique / La Matière</em></li>
</ul>
&nbsp;
		</div><!-- .entry-excerpt -->
	</aside>
<p><strong>Tu as déjà eu l’impression qu’en réécoutant certaines maquettes, tu aurais pu être tranquille pour sortir des singles ?</strong></p>
<p>Ouais, il y a des fois où je me suis coupé l’herbe sous le pied, pour ne pas me faire emmerder. Parce que je sentais que j’allais sur des terrains que je ne pourrais pas forcément justifier. Je ne pense pas à une chanson en particulier mais c’est vrai que, des fois, j’ai des tendances à ne pas m’aider. Mais il n’y a pas mort d’homme, c’est mon fonctionnement et ça m’amène sur d’autres choses. Et puis, comme je produis beaucoup, le dernier morceau est toujours plus important que celui d’avant. C’est toujours celui que j’ai envie de défendre en premier lieu, au détriment des choses qui sont meilleures mais plus anciennes… de trois jours. C’est un peu idiot, certains morceaux peuvent pâtir de cette attitude-là mais ça me prémunit contre toute forme de nostalgie. De toute façon, je n’ai pas de nostalgie. Il n’y a aucune période que je regrette dans ce que je vis musicalement. Là, j’ai l’impression de ne jamais avoir été aussi heureux de ce qui se passe autour de moi. Sincèrement ! Et je disais la même chose du temps de <em>La Musique</em>. Pourquoi je serais nostalgique du &laquo;&nbsp;Twenty-Two Bar&nbsp;&raquo; qui était une chanson que je défendais pfff&#8230; Pourquoi je serais nostalgique de mes premières tournées alors qu’il n’y avait pas grand monde dans les salles ? Tu es nostalgique quand c’était mieux avant. C’est mieux maintenant !</p>
<p><strong>Pourtant, tu dis que replonger dans tes archives a été jubilatoire.</strong></p>
<p>J’étais d’autant plus à l’aise que j’étais par ailleurs sur un travail de création. Si je n’avais pas été impliqué dans l’écriture à ce moment-là, peut-être que je l’aurais pris de manière moins légère. Je me sentais en paix avec moi-même sur le fait d’être dans l’exhumation mais aussi dans la projection d’un nouveau répertoire. Du coup, c’est un luxe, ça donne du sens à tout. Le travail rétrospectif est expurgé de toute pesanteur passéiste parce que tu sais que tu travailles sur du neuf.</p>
<div class="player"><p><a href="#" class="play" data-track-id="17332" ><span>Dominique A - Gisor</span></a></p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour le prochain album, comment as-tu procédé ?</strong></p>
<p>En terme d’écriture, je pense que je me suis bonifié mais je ne considère pas, non plus, avoir fait des pas de géant d’un album à l’autre. C’est évolutif mais pas de rupture, la rupture est plutôt venue des modes de production. Là, la méthode est inédite pour moi puisque je travaille avec un quintet à vent et un groupe électrique, quelque chose de très collectif. Surtout, il y a David Euverte qui arrange. C’est un musicien avec qui je joue depuis 7 ans. Je lui ai confié les chansons guitare-voix comme du temps de <em>Tout sera comme avant</em> mais avec un retour, un ajustement permanent entre ses propositions et mes désirs. La méthode n’est vraiment pas la même. En terme d’écriture, je ne sais pas si je me renouvelle mais je n’ai pas d’angoisse de répétition puisque en terme de sonore c’est neuf. En concert, les gens sont surpris ce qui est bien.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a title="Dominique A - Comment Certains Vivent" href="http://www.commentcertainsvivent.com/" >Dominique A</a> :<em> La Fossette</em>, <em>Si je connais Harry, La Mémoire neuve, Remué, Auguri, Tout sera comme avant </em>(EMI), <em>L’Horizon</em>, <em>La Musique </em>(Cinq7)</p>
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		<title>Cee-Lo Green</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 18:53:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chryde</dc:creator>
		
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			<content:encoded><![CDATA[<p>On ne peut plus parler de placard. On ne peut plus dire qu&#8217;on a balayé de la manche la poussière qui s&#8217;était déposée sur la cassette. Mais c&#8217;était tout comme. Ouvrir, plus d&#8217;un an après, les rushes de cette après-midi surréaliste passée avec Cee-Lo Green dans les studios de la plaine St-Denis.</p>
<p>On se souvient du trop plein. Une loge à peine plus grande qu&#8217;un couloir, encombrée de l&#8217;entourage de Cee-Lo. Ses quatre choristes, son pote, son autre pote, et son manager qui parle avec un troisième pote. On se souvient du vide, d&#8217;un studio gigantesque, sur les bords duquel sont entassés des restes d&#8217;accessoires de tournages précédent. Le set-up le moins glamour qui soit, encore moins lorsque l&#8217;on pose deux chaises pliables en plastique, face à face, au milieu de l&#8217;espace.</p>
<p>Cee-Lo n&#8217;a jamais enlevé ses lunettes. Il n&#8217;a jamais lacé ses chaussures non plus, même si ça n&#8217;arrangeait pas ses douleurs dorsales, seul sujet de conversation (avec sa montre bling bling) que nous aurons avec lui. On se souvenait de lui grimé en légionnaire romain, en Darth Vader, en Jason ou en Morpheus. On se souvenait de lui en bête de scène, joueur, capable de pas de danses surréalistes pour sa masse corporelle. Pour nous, rien, nada : on aura juste droit à Cee-Lo se levant laborieusement de sa chaise.</p>
<p>Je me souviens que quelques heures après, il passait à l&#8217;album de la semaine. Là-bas, il a dansé, bougé, fait son show. Nous nous sommes alors demandé si nous nous étions fait avoir ou si au contraire, en étant victimes de l&#8217;économie d&#8217;efforts de Cee-Lo, nous n&#8217;avions pas au final capturé une prestation vraiment inédite.</p>
<p>Et puis nous revoyons ces rushes. Entendons le grain de cette voix douce et maline. Nous apercevons que toute l&#8217;interprétation reposait ce jour là sur ce filet de voix et sur quelques mimiques. Oui, on a eu quelque chose d&#8217;inhabituel. Et on avait jamais vu une aussi grosse montre.</p>
<p><iframe width="626" height="352" src="http://www.youtube.com/embed/3L2BFsBTqu0?fs=1&feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Sharon Van Etten</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 17:53:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chryde</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Il existe des carapaces de douceur. C&#8217;est ce que l&#8217;on supposait en écoutant les premiers disques de Sharon Van Etten, ce que l&#8217;on a confirmé quand on l&#8217;a enfin croisée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il existe des carapaces de douceur. C&#8217;est ce que l&#8217;on supposait en écoutant les premiers disques de Sharon Van Etten, ce que l&#8217;on a confirmé quand on l&#8217;a enfin croisée, un soir d&#8217;automne à Paris. Comment une fille qui a accumulé tant de douleurs, de doutes, qui les exprime avec sincérité et crudité dans des chansons d&#8217;une franchise magnifique peut-elle rester si douce, souriante, ne pas singer sa fragilité en surjouant les blessures ?</p>
<p>Sharon Van Etten a sorti il y a peu un troisième album, <em>Tramp</em>. Puissant, parfois rageur, d&#8217;une ampleur bienvenue, comme si elle avait enfin donné à ses chansons l&#8217;appui, le poids qu&#8217;elles méritaient. Sans jamais faire dans l&#8217;emphase, elle s&#8217;y affirme pourtant, se pose. On l&#8217;avait écouté quelques jours avant qu&#8217;elle ne vienne, et l&#8217;on ne s&#8217;attendait pas à voire une jeune fille si aimable, timide.</p>
<p>Elle est venue à nous en configuration légère. Une guitare acoustique, Heather pour l&#8217;accompagner sur la voix. Elle dépouillait ainsi ses chansons absolument, ôtait l&#8217;apreté pour habiller de velours des chansons de douleur.</p>
<p><object id="playerArteLiveWeb-3220" width="640" height="362" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="opaque"></param><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="best" /><param name="src" value="http://download.liveweb.arte.tv/o21/liveweb/flash/player.swf?appContext=liveweb&amp;eventId=3220&amp;mode=prod&amp;priority=one&amp;embed=true" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="pluginspage" value="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" /><embed id="playerArteLiveWeb-3220" width="640" height="362" type="application/x-shockwave-flash" src="http://download.liveweb.arte.tv/o21/liveweb/flash/player.swf?appContext=liveweb&amp;eventId=3220&amp;mode=prod&amp;priority=one&amp;embed=true" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" quality="best" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" / wmode="opaque" ></object></p>
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		<title>Si tu aimes l’accent écossais…</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 13:38:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rockoh</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecosse]]></category>
		<category><![CDATA[I'm a fan]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>

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		<description><![CDATA[JAMES GRAHAM : En ce moment, je suis nerveux et très excité. J’ai ressenti la même chose avec les deux premiers albums, mais cette fois-ci, c’est encore différent et exacerbé. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>JAMES GRAHAM :</strong> En ce moment, je suis nerveux et très excité. J’ai ressenti la même chose avec les deux premiers albums, mais cette fois-ci, c’est encore différent et exacerbé. J’étais heureux de voir le groupe atteindre ce niveau pendant l’enregistrement et je pense qu’on a réalisé le meilleur disque que l’on pouvait avec <strong><em>No One Can Ever Know</em></strong>. Quand on l’a préparé, j’ai voulu me couper de toutes influences extérieures et ne pas penser à ce à quoi devait forcément ressembler cet album. On a travaillé de façon très détendue, sans pression, j’écrivais uniquement si j’avais quelque chose à écrire et l’envie de le faire. On a d’abord fait un album qui nous plaisait et c’est le principal pour nous. Dès que l’album sort, son succès ou son échec, ce n’est plus de notre ressort. Avec cet album, on ne pourra pas plaire à tout le monde, mais je pense sincèrement que c’est un grand disque et que je pourrais le réécouter dans dix ans et en être encore très fier.</p>
<p><a href="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/No-One-Can-Ever-Know.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-17222" title="No One Can Ever Know" src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/No-One-Can-Ever-Know-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p><strong>En quoi est-ce que la réalisation de cet album a été différente ?</strong></p>
<p><em></em>Par rapport aux deux albums précédents, on a donné plus d’espace aux instruments, il n’y a pas de murs de guitares, on entend des silences, des respirations. On a aussi mis davantage de synthés, de sons électroniques (notamment des percussions). On voulait essayer de nouvelles choses et apprendre sans que ce soit une obligation. On ne voulait pas faire de remake des deux premiers albums, on voulait progresser, ne pas rester dans les mêmes schémas d’enregistrements que précédemment. <strong><em>No One Can Ever Know</em></strong>, c’est toujours du <a title="The Twilight Sad" href="http://www.thetwilightsad.com"  target="_blank">Twilight Sad</a>, je pense qu’on reconnaitra notre style dès les premières seconds. Mais il y a eu un peu de changement dans notre son, pour le meilleur, je crois…</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><em>“</em>  Je n’aurais jamais imaginé que les mots &laquo;&nbsp;Twilight Sad&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;dance&nbsp;&raquo; puissent être un jour utilisés dans la même phrase <em>”</em></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les premiers échos sur l’album ont parlé d’influences new wave, de sons qui rappelaient Cabaret Voltaire, Can ou Siouxsie and the Banshees. J’y décèle aussi quelques ressemblances avec Depeche Mode voire des groupes plus &laquo;&nbsp;dance&nbsp;&raquo; comme Pet Shop Boys…</strong></p>
<p><strong><em></em></strong>Je n’aurais jamais imaginé que les mots &laquo;&nbsp;Twilight Sad&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;dance&nbsp;&raquo; puissent être un jour utilisés dans la même phrase. Je suppose que certains des rythmes que l’on a utilisés sur cet album (notamment sur &laquo;&nbsp;Another Bed&nbsp;&raquo;,  &laquo;&nbsp;Nil&nbsp;&raquo; Ou &laquo;&nbsp;Kill it in the morning&nbsp;&raquo;) ont des composantes assez dansantes par rapport à nos chansons plus anciennes. Ce n’est pas quelque chose que l’on a fait consciemment, on voulait simplement donner aux chansons les arrangements qui leurs convenaient le mieux.</p>
<p>Je suis un grand fan de Depeche Mode et des autres groupes que tu as cités. On a toujours écouté ces groupes, leurs influences ressortent peut-être plus visiblement maintenant. Ces dernières années, de nombreux groupes de rock ont introduit des éléments plus électroniques dans leur musique, avec succès souvent. On a essayé de faire la même chose en restant sincère avec nous-même et notre façon d’écrire, et en restant honnête et respecteux de l’éthique de ces groupes new wave.</p>
<p><strong><a href="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/TTS-1.jpg" ><img class="alignright size-medium wp-image-17224" title="TTS 1" src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/TTS-1-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Penses-tu qu’avec cet album, la musique de Twilight Sad puisse devenir plus accessible, toucher un public plus large ? Est-ce que c’est un but ?</strong></p>
<p>Je ne pense pas que la musique que nous faisons soit facilement accessible et appréciable par le plus grand nombre. Nos albums sont très sombres. Peut-être que les nouveaux éléments que nous avons apportés à notre son parleront à un public différent. Tous nos albums demandent plusieurs écoutes pour être pleinement appréciés et à notre époque c’est difficile de capter l’attention des gens parce qu’il y a toujours un nouveau style, un nouveau groupe à la mode à écouter… On a de la chance que les gens qui aiment notre musique soient généralement des vrais fans de musique, et qu’ils laissent le temps à notre musique d’être écoutée et appréciée.</p>
<p>J’essaie de ne pas avoir d’attentes précises lorsque nos disques sortent. Je préfère qu’ils sortent et si ça se passe bien, c’est très agréable. Nous n’avons pas commencé ce groupe pour faire la couverture des magazines, passer à la télé ou sur les radios nationales. Nous voulions juste faire des albums dont nous pouvons être fiers et les jouer en public. Et c’est toujours le cas. Je souhaite simplement que cet album puisse nous permettre de continuer à faire vivre le groupe et à faire d’autres albums.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><em>“</em> Je réalise souvent beaucoup plus tard que mes textes ont des liens avec mon passé, sans que j’en sois vraiment conscient au moment de l’écriture <em>”</em></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ma chanson préférée sur votre album est &laquo;&nbsp;Nil&nbsp;&raquo;. Dans sa structure, dans sa progression, elle me rappelle &laquo;&nbsp;The Rip&nbsp;&raquo;, une chanson de Portishead sur l’album <em>Third</em>. As-tu une chanson préférée sur ton album ?</strong></p>
<p><strong><em>No One Can Ever Know</em></strong> se conçoit comme un tout et chaque chanson est comme un chapitre différent dans un grand livre. Ma chanson préférée dépend donc de mon humeur du jour. Mais c’est souvent &laquo;&nbsp;Nil&nbsp;&raquo; également. C’est un morceau assez spécial pour moi. Je l’ai écrit en à peine deux heures, un après-midi, après qu’Andy m’ait envoyé la musique. Mon père m’a dit que certaines paroles de cette chanson étaient celles que prononçait une personne très proche de moi, mais maintenant décédée, quand j’allais chez elle. Je ne m’en souvenais plus et je pense que c’était mon subconscient qui m’a dicté ces phrases. Je réalise souvent beaucoup plus tard que mes textes ont des liens avec mon passé, sans que j’en sois vraiment conscient au moment de l’écriture. J’ai une écriture assez automatique, assez peu réfléchie. Je crois que si je prenais le temps d’écrire et de réécrire, d’analyser, ce ne serait pas aussi bien.</p>
<p><iframe width="626" height="352" src="http://www.youtube.com/embed/zuehlm0aNfs?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Tes thèmes de prédilections tournent souvent autour de la famille, mais sont généralement assez sombres…</strong></p>
<p>Ma famille est une famille normale, je pense. Mais j’ai tendance à me focaliser sur les mauvais aspects de chaque histoire que je raconte. C’est plus intéressant je pense, on n’a pas besoin de raconter les bonnes expériences, il faut les vivre. Et puis un album qui parlerait entièrement des belles choses de la vie serait totalement hypocrite. J’écris des chansons sur la mort, sur les mensonges, sur des expériences sombres. J’écris sur des choses qui se passent ou se sont passées réellement, pas sur des choses imaginaires. Je pense que j’en tire plus d’émotions que si je devais écrire sur des choses heureuses. Je ne suis pas un mec triste, sombre ou introverti, mais quand il s’agit d’écrire des chansons, c’est cet aspect qui m’attire le plus.</p>
<p><strong>Tes paroles sont très littéraires. As-tu déjà pensé à écrire des poésies, un roman ou quelque chose qui soit déconnecté de la musique ?</strong></p>
<p>J’ai déjà pensé à écrire un roman, mais je ne suis pas sûr d’avoir la patience de le terminer. Je préfèrerai plutôt écrire un roman graphique, mais je ne suis pas sur de pouvoir le faire non plus. J’aime écrire des paroles de chansons car je peux rester vague et flou. Si j’écrivais un roman ou n’importe quelle autre histoire, je devrais adopter un style plus clair et je ne suis pas sur que mon style puisse s’adapter à cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><em>“</em> J’aime bien prouver ainsi que je ne suis pas qu’un chanteur qui hurle <em>”</em></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vous réenregistrez souvent vos chansons après leurs sorties, soit dans des versions électriques différentes, soit en acoustique…</strong></p>
<p>On veut montrer que l’on n’est pas un groupe qui fait des chansons et s’en débarrasse aussitôt. Ça permet aussi de montrer nos différentes facettes. Au départ, toutes nos chansons sont composées à la guitare acoustique et avec ma voix. Et après, on rajoute les autres instruments les uns après les autres… On peut toujours les habiller différemment, selon nos envies.</p>
<p><strong>Par contre, sur scène, vous ne jouez presque jamais en acoustique.</strong></p>
<p>Non, sur scène, on reste en version électrique. Il n’y a pas de moments acoustiques, je crois que le reste du groupe n’apprécierait pas. Andy aime bien jouer en acoustique, mais sur scène, son domaine c’est l’électrique… On nous demande souvent pourquoi on ne met pas de morceaux acoustiques dans nos albums aussi, mais ces deux facettes n’iraient pas bien ensemble je crois. C’est l’un ou l’autre, mais pas les deux ensembles… Les concerts doivent être intenses, on n’y arriverait pas en mélangeant de l’électrique et de l’acoustique. On a déjà fait des concerts tout acoustiques, mais c’était pour des occasions spéciales.</p>
<p><strong><a href="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/PageImage-496492-2698487-TWILIGHT_SAD_BRIGHTON_MARINA_IMG_7314.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-17229" title="PageImage-496492-2698487-TWILIGHT_SAD_BRIGHTON_MARINA_IMG_7314" src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/PageImage-496492-2698487-TWILIGHT_SAD_BRIGHTON_MARINA_IMG_7314-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Vous avez une façon assez fascinante de passer de l’électrique à l’acoustique et inversement. Ce n’est pourtant pas si naturel…</strong></p>
<p>On a de la chance d’avoir cette technique de composition qui nous permet de passer de l’un à l’autre plutôt facilement. J’aime bien aussi ce côté acoustique, ça me permet de montrer un peu aussi que je sais chanter, car sur scène je chante différemment, d’une façon plus agressive et souvent ma voix est couverte par les sons de guitares. J’aime bien prouver ainsi que je ne suis pas qu’un chanteur qui hurle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><em>“</em> J’admire quelqu’un comme Owen Pallet et ses travaux d’arrangements sur ses propres albums et sur ceux des autres. Ce serait très motivant de travailler avec lui <em>”</em></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Penses-tu que ta musique puisse aussi s’accommoder d’un quatuor de cordes voire d’un orchestre symphonique ?</strong></p>
<p>C’est quelque chose que nous avons déjà évoqué au sein du groupe. Nous avons toujours essayé de nouvelles choses. Si on nous le proposait sérieusement, nous y réfléchirions sérieusement. Ca pourrait être une chose intéressante, je pense que certaines de nos chansons ont un côté épique et cinématographique qui pourrait convenir. J’admire quelqu’un comme Owen Pallet et ses travaux d’arrangements sur ses propres albums et sur ceux des autres. Ce serait très motivant de travailler avec lui.</p>
<p><strong>En version acoustique, on entend mieux ton chant et les paroles de tes chansons. On peut mieux les comprendre, même si elles restent pourtant obscures…</strong></p>
<p>Même pour des Ecossais, elles sont souvent obscures aussi. Il y a aussi une question d’accent, je roule beaucoup les « r » et mon accent est assez prononcé… Il y a même des écossais qui ne me comprennent pas, comme moi je ne comprends pas certains écossais du nord, par exemple. J’aime bien cette idée d’avoir différents accents et de pouvoir deviner d’où est originaire quelqu’un grâce à son accent ou sa façon de chanter…</p>
<aside class="hentry see-again">
		<div class="entry-utility">
			<p class="category"><a href="#"  target="_blank">A revoir</a></p>
		</div><!-- .entry-utility -->
		<div class="entry-excerpt">
			<h2>The Twilight Sad sur la Blogothèque</h2>
			<a href="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/TTS-Encart.jpg" ><img class="alignleft size-full wp-image-17220" title="Encart The Twilight Sad" src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/TTS-Encart.jpg" alt="" width="170" height="165" /></a>

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<ul>
	<li><a title="The Twilight Sad | A Take Away Show" href="http://www.blogotheque.net/video/the-twilight-sad-a-take-away-show/" >Un Concert à Emporter</a></li>
	<li><a title="The Twilight Sad killed my neighbour… (or I wish they did)" href="http://blogotheque.net/2009/10/31/the-twilight-sad-killed-my-neighbour-or-i-wish-they-did/" >The Twilight Sad killed my neighbour...</a></li>
	<li><a title="Fat Cat Night et affinités" href="http://blogotheque.net/2011/09/14/fat-cat-night-et-affinites/" >Fat Cat Night</a></li>
</ul>
		</div><!-- .entry-excerpt -->
	</aside>
<p><strong>C’est de plus en plus de revendiqué par des groupes écossais qui préfèrent maintenant chanter avec leur accent plutôt que de le déguiser comme cela pouvait être fait avant. Je pense à Meursault, à Frightened Rabbit…</strong></p>
<p>Belle and Sebastian, Arab Strap ou the Proclaimers aussi ! Entendre Arab Strap m’a donné confiance. Je trouve mon chant et mes chansons plus honnêtes de cette façon…. Mes chansons sont personnelles, intimes et je n’ai pas envie de les déguiser en atténuant mon accent. Je ne le revendique pas, mais c’est moi, c’est qui je suis, je ne peux pas le cacher. Si j’essayais de chanter différemment, les chansons ne tiendraient pas, elles ne seraient pas honnêtes, pas passionnées.</p>
<p>Il y a de plus en plus de groupes qui revendiquent cette façon de chanter maintenant. Il y a en Ecosse, de façon générale, une scène qui me semble plus authentique qu’ailleurs.</p>
<p><strong>Est-ce que ce n’est pas encore un handicap parfois et dans certains endroits ? Ca peut même être considéré comme une attitude un peu &laquo;&nbsp;nationaliste&nbsp;&raquo;…</strong></p>
<p>Si tu n’aimes pas l’accent écossais, tu n’aimeras pas The Twilight Sad ! Je pense que mon accent et la façon dont je chante nous donnent un petit quelque chose en plus et nous font sortir du lot.</p>
<p>En fait, je n’aime pas trop penser à ce que les gens pensent de ma façon de chanter. C’est naturel et je ne changerai pas quoi qu’on puisse en penser. C’est ma façon de composer et de chanter mes chansons. Je pense que, malgré mon accent, notre musique peut aussi parler à des gens qui ne parlent pas anglais : nos chansons sont honnêtes, personnelles mais parlent d’émotions vraies comme l’amour, la haine, la honte, l’envie, les peines, les pertes… et les questions de race, de religion ou de nationalité n’ont aucune importance puisque tout le monde ressent ces émotions.</p>
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		<title>L’année des dragons</title>
		<link>http://blogotheque.net/2012/02/07/lannee-des-dragons/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 09:21:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rockoh</dc:creator>
				<category><![CDATA[Découverte]]></category>
		<category><![CDATA[Estonie]]></category>

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		<description><![CDATA[De la scène rock estonienne, je ne connaissais que des bribes, ce que j’avais pu ramener de Tallinn, Viljandi ou d’Haapsalu il y presque douze ans à l’occasion d’un séjour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De la scène rock estonienne, je ne connaissais que des bribes, ce que j’avais pu ramener de Tallinn, Viljandi ou d’Haapsalu il y presque douze ans à l’occasion d’un séjour <a title="Depeche Mode en Estonie" href="http://www.rockmydays.com/?p=13" >sur les traces de Depeche Mode</a> : un disque vite oublié des punks folkloriques de Vennaskond, un album plus fascinant des punks plus radicaux de Guruhark (<a title="Guruhark" href="http://www.blogotheque.net/2007/10/29/guruhark-baltic-rock/" >mon premier article</a> pour la Blogothèque) et une étrange compilation de reprises de Depeche Mode par le gratin de la scène locale, adepte de style en –core (grind, death, hard…). La musique estonienne me semblait vouée aux extrêmes : entre les populaires chorales et les impopulaires radicalismes, point de salut ni d’espoirs auxquels se raccrocher.</p>
<p><a href="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/Pochette-Ewert-and-the-Two-Dragons.jpg" ><img class="alignleft size-medium wp-image-17153" title="Pochette Ewert and the Two Dragons" src="http://www.blogotheque.net/wp-content/uploads/2012/02/Pochette-Ewert-and-the-Two-Dragons-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>De la scène rock estonienne, Sean Bouchard, Mr <a title="Talitres" href="http://talitres.com/" >Talitres</a>, ne connaissait pas forcément plus de choses avant qu’il ne soit invité par le Bureau Export Finlandais au festival Lost In Music / Music &amp; Media Conference en octobre 2011, à Tampere. Trois jours de conférences, de rencontres professionnelles, de show-cases et, à l’occasion d’un partenariat avec les Pays Baltes, quelques concerts de groupes lettons, lituaniens et estoniens. Dont ces <a title="Ewert and the Two Dragons" href="http://www.ewertandthetwodragons.com/" ><strong>Ewert and the Two Dragons</strong></a>, coup de cœur instantané : &laquo;&nbsp;<em>Je pense que, avant tout, c&#8217;est la fraîcheur et la candeur du groupe qui m&#8217;ont touché. C&#8217;est aussi, à un moment donné, l&#8217;envie de défendre une musique, en quelque sorte, plus spontanée. Cette fraîcheur, ces mélodies pop directes m&#8217;inspirent et m’ont plu et c&#8217;est assez rare en ce qui me concerne. Mais je trouve qu&#8217;Ewert réussit là une alchimie que j&#8217;ai peu rencontrée ces dernières années: des mélodies directes mais qui ne sont pas mièvres, une pop spontanée mais qui n&#8217;est pas collante de sucre</em>&laquo;&nbsp;. Quatre mois, à peine, plus tard, l’album sort chez Talitres et les critiques positives s’accumulent.</p>
<p>C’est effectivement la fraîcheur et la spontanéité qui marquent d’emblée chez Ewert and the Two Dragons, ce sentiment qu’il existe encore des morceaux pop, écrits sans autre ambition que celle d’être de belles chansons, réfléchies, vives et entraînantes. Qu’on peut encore parler d’amours (souvent contrariées) sans être empesé ni caricatural et qu’on peut prendre des voies cent fois empruntées sans devoir se fondre pour autant dans les traces de ses prédécesseurs. Et être léger et aérien en tout. Dès les deux premières chansons de l’album (&laquo;&nbsp;(In The End) There’s Only Love&nbsp;&raquo; et <a title="Ewert, révélation estonienne" href="http://www.blogotheque.net/bloc/ewert-revelation-estonienne/" >&laquo;&nbsp;Good Man Down</a>&laquo;&nbsp;), je savais que j’allais écrire dessus, vanter la finesse de cette pop éminemment subtile à défaut d’être inventive (en témoigne ce nom de groupe, légèrement suranné).</p>
<p><iframe width="626" height="352" src="http://www.youtube.com/embed/w5W_JYI-BgM?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Effectivement, à en disséquer les ressorts, écoutes après écoutes, rien de nouveau ni de révolutionnaire. Pas de manifeste affirmé ni de direction clairement définie et novatrice, les Estoniens &#8211; à défaut de creuser dans une culture locale qui a parfois vu l’anglo-saxon comme un ennemi avant de s’en faire un eldorado prometteur – multiplient les références : on évoquera The Posies, Prefab Sprout, The Beatles quand il s’agit d’arrangements ou de mélodies orfèvres ; on décèlera çà et là quelques inspirations folk venues du nord-ouest américain les faisant passer l’espace d’une ou deux chansons pour des Fleet Foxes Baltes ; on y trouvera aussi des échos de l’ami Alban Dereyer, sur &laquo;&nbsp;Road to the Hill&nbsp;&raquo;, une chanson parfaite pour les fins de concerts, pour terminer sur des perspectives ouvertes et des fantasmes de foules de stades. Du perfectionnisme, de l’élégance, beaucoup de savoir-faire et sûrement un brin de naïveté : Ewert and the Two Dragons interprète la pop d’ici à travers un prisme de là-bas. Elle est ressort déformée forcément, mais unique. Et revigorante en ces temps bien frais…</p>
<div class="player"><p><a href="#" class="play" data-track-id="17088" ><span>Ewert and the two Dragons - Road to the Hill</span></a></p></div>
<p>L’album <em>Good Man Down</em> d’<strong>Ewert and the Two Dragons</strong> est <a title="Talitres Store" href="http://talitres.bigcartel.com/" >disponible chez Talitres.</a></p>
<p>Merci à Sean Bouchard</p>
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