La Blogothèque http://www.blogotheque.net Thu, 28 May 2015 13:15:09 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.8.1-alpha Courtney Barnett à Paris http://blogotheque.net/2015/05/28/courtney-barnett-2/ http://blogotheque.net/2015/05/28/courtney-barnett-2/#comments Thu, 28 May 2015 13:14:01 +0000 http://blogotheque.net/?p=23815 Courtney Barnett est pile dans ce moment, dans la vie d’un petit artiste indé, où cela commence à marcher, sacrément bien même, où tout le monde vous veut, où votre entourage vous presse de tout accepter : il serait dommage de rater ne serait-ce qu’une marche dans votre ascension. La tournée semble ne jamais vouloir en finir,  les villes se ressemblent toutes et chaque concert arrive entouré d’une pelletée de sollicitations promo. Courtney Barnett est à Paris, Courtney Barnett est épuisée. 

Cela se sent à ses grands yeux perdus, flottant dans le toit du passage alors qu’elle raconte une triste histoire de visite immobilière dans une petite ville australienne. Cela se sent à cette voix plus éraillée que d’habitude, et plus touchante encore, à cette insouciante indifférence à ce qui l’entoure.

On repense à la première session que nous avions tournée avec elle, le jour où elle avait pour la première fois posé le pied à New York. Elle était alors toute timide. Elle était aussi toute posée, d’un calme surprenant quand on sait à quel point elle peut être bondissante, énergique sur scène. Mais c’est sans doute la force de ses histoires : elles sont tellement fines, tellement personnelles, qu’elle s’accommodent aussi bien d’un groupe pêchu en arrière plan que d’une interprétation tout en timidité.

 

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Shamir http://blogotheque.net/2015/05/20/shamir/ http://blogotheque.net/2015/05/20/shamir/#comments Wed, 20 May 2015 12:51:38 +0000 http://blogotheque.net/?p=23759 Il est de plus en plus difficile de trouver un lieu de tournage exceptionnel à New York. Même lorsque l’on trouve un nouveau quartier, inexploré au premier coup d’oeil, on peut être sûr que le lieu a été exploité si bien que l’explorateur va très vite se sentir découragé.

Alors à défaut de nouveauté géographique, c’est par ce que l’on filme que l’on peut donner à vivre une nouvelle expérience en ces lieux.

Dans le cas de Shamir Bailey, la nouveauté se présente dans la forme de sa voix de contre-ténor et la fluidité de sa musique.

 

En mars dernier, il m’a amené faire un tour dans un endroit déjà bien connu pour voir si un nouveau souffle pouvait être insufflé dans ce chemin déjà maintes fois emprunté.

 

Le premier album de Shamir, Ratchet, est disponible depuis le 19 mai.

Traduit par Dylan Hofstetter

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One Night Stand #1 : le projet fou de Gaspar Claus http://blogotheque.net/2015/05/19/one-night-stand-1-le-projet-fou-de-gaspar-claus/ http://blogotheque.net/2015/05/19/one-night-stand-1-le-projet-fou-de-gaspar-claus/#comments Tue, 19 May 2015 14:22:51 +0000 http://blogotheque.net/?p=23752 Il y a des obsédés de l’action, des compulsifs du travail, des acharnés des heures sup. Gaspar Claus est plus actif qu’eux tous. Violoncelliste surdoué, entremetteur musical, auteur d’un nombre étourdissant de collaborations (Jim O’Rourke, Sufjan Stevens, Serge Teyssot-Gay, Bryce Dessner, Barbara Carlotti, Peter Von Poehl, Rone chez nous récemment avec Frànçois de Frànçois & The Atlas Mountains…), futur patron de label, programmateur, instigateur du Festival Permanent, créateur d’œuvres en tous genres (dont une pour le festival Radio France en juillet) et homme de grands chantiers capable d’aussi bien manier l’archer de son instrument que ceux d’un jardinier – à l’heure où on écrit ces lignes, le jeune homme est “en train de bêcher” nous dit-il.

Gaspar Claus semble infatigable donc, tant le nombre de ses projets dépasse l’entendement. Son dernier en date est d’ailleurs d’une ambition folle, un tentative trop rare de remettre la collaboration et les beaux objets au centre de la création musicale, rendue possible par un fait tout simple : au-delà de sa fascinante détermination, Gaspar a beaucoup d’amis aussi talentueux que lui. Beaucoup, beaucoup d’amis.

En 2012, Gaspar Claus a donc réuni une partie de ses amis dans une salle de Brooklyn, pour une nuit, avec une consigne : chacun devait apporter un morceau, une mélodie, un projet de titre incomplet sur lequel les autres musiciens présents pouvaient se greffer s’ils le souhaitaient. Une nuit de collaboration intense, d’échanges, entre des gens que l’on aime très fort : Sufjan Stevens, Bryce Dessner de The National, Jessie Stein de The Luyas, David Moore de Bing and Ruth, Rémi Alexandre de Syd Matters et Shorebilly, Ben Greenberg de The Zs/The Men/Hubble/Uniform, Jessica et Andy de She Keeps Bees, Emil Bognar-Nasdor de Dawn of Humans, Mauro Remiddi de Porcelain Raft, Pedro Soler, le père de Gaspar, sa sœur plasticienne, Clara Claus, et Gaspar lui-même.

De cette rencontre au sommet est ressorti un enregistrement de concert de 70 minutes, filmé en parallèle par les soins de notre réalisateur new-yorkais Derrick Belcham, et gardé précieusement par Gaspar jusqu’à présent.

Onze morceaux aux genres et influences très (très) variés – du blues, de la noise, du flamenco, de la pop jusqu’à l’impro pure – que Gaspar a décidé aujourd’hui de partager avec nous sous la plus belle forme qui soit : un double-vinyle édition limitée disponible uniquement pendant les six semaines que durera la campagne de crowdfunding Microcultures qui servira à financer sa création.

À partir d’aujourd’hui, et jusqu’au 30 juin seulement, vous pourrez donc vous rendre sur la page de One Night Stand, le nom bien trouvé de ce chouette projet, et vous offrir le double-vinyle ou sa version ultra-limité comprenant une incrustation d’un fragment de l’œuvre de Clara (une partition créée pendant la soirée et inspirée du concert), une de ses sérigraphies numérotée et signée, un paquet de goodies, un concert privé d’Emil Bognar-Nasdor, de Pedro Soler, de Gaspar ou de ces deux derniers en duo, les fichiers audio en haute qualité du live, ou une place pour la prochaine One Night Stand.

Car One Night Stand n’est pas vraiment un coup d’un soir : inépuisable, Gaspar a en tête de renouveler l’expérience dans plusieurs villes du monde – Paris, Londres, Berlin, Tokyo, Johannesburg, São Paolo, Reykjavík, La Nouvelle Orléans ou Athènes (on vous l’a dit, le garçon voit tout en grand) – et d’ainsi réunir la fine fleur de la scène musicale locale pour créer un album unique et éphémère avant de passer à la prochaine édition.

En attendant de pouvoir découvrir plus d’extraits audio et vidéo de One Night Stand #1 – Brooklyn, ici et ailleurs, on vous propose d’écouter ci-dessous la collaboration de Bryce Dessner de The National et de Clara Claus (attention, le morceau est un pré-mix, la campagne servant entre autre à achever le mixage des titres), ainsi qu’une courte vidéo de Gaspar et de Mauro Remiddi de Porcelain Raft expliquant avec leurs bons mots (en anglais !) cet ambitieux projet. D’autres suivront, et tout ce qu’on peut vous dire, c’est que vous feriez mieux de vous dépêcher de réserver votre LP avant qu’il soit épuisé.

Bryce Dessner & Clara Claus – “Lines & Drones” (premix)

 

Gaspar Claus raconte One Night Stand #1

 

Mauro Remiddi (Porcelain Raft) One Night Stand #1 selfie

Mauro Remiddi (Porcelain Raft) – One Night Stand #1 selfie from La Blogotheque on Vimeo.

 

Toutes les infos sur le projet One Night Stand sont sur le site Microcultures.

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Heart Of Glass, Heart Of Gold 2014, le film http://blogotheque.net/2015/05/07/heart-glass-heart-gold-2014-le-film/ http://blogotheque.net/2015/05/07/heart-glass-heart-gold-2014-le-film/#comments Thu, 07 May 2015 09:15:16 +0000 http://blogotheque.net/?p=23746 C’était au mois de septembre de l’année dernière. En montant dans le van en face des bureaux de la Blogo, nous avions tous les yeux braqués sur nos téléphones, nos doigts faisant défiler compulsivement les articles qui annonçaient de violents orages, des trombes d’eau et même des risques d’inondations dans toute une partie du sud de la France, notamment en Ardèche où nous nous rendions. Nous étions un peu inquiets, Lise, Melville, Nelly et Jean-Marie, les fondateurs du festival Heart Of Glass, Heart Of Gold avec qui nous préparions notre venue depuis des semaines, aussi.

Que faire quand un festival, organisé dans un centre de vacances où tout le monde est censé passer trois jours en maillot de bain à écouter de la bonne musique, se retrouve soudainement sous le coup d’alertes météo menaçantes et risque de se transformer en arche de Noé ?

La réponse est dans le film que nous avons tourné au Heart Of Glass, Heart Of Gold : rigoler, danser, enfiler un K-way de fortune et se jeter sous les éphémères cascades d’eau qui coulaient autour du bâtiment principal, y improviser une fête mémorable, le tout, avec le sourire.

 

Le Heart Of Glass, Heart Of Gold est un de ces festivals où l’on ne vient pas uniquement pour la programmation pointue et pour le cadre idyllique. C’est un de ces endroits où les festivaliers – qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il fasse le plus merveilleux des soleil -, s’accommodent de tout parce que l’esprit même du festival surpasse toutes les déconvenues.

Nous avons ri, nous avons dansé, nous avons hurlé au karaoké, nous avons pris cent fois le toboggan géant qui atterrissait dans l’une des trois piscines du centre de vacances perché sur les hauteurs de Ruons, nous avons enfilé nos plus beaux habits de pluie, nous les avons balancé au feu une fois le soleil revenu. Nous nous sommes réfugié au Club pour perdre la tête sur la techno noire de Mondkopf lors d’un set improvisé, nous avons accueilli Fear Of Men dans notre bungalow pour un Concert à Emporter surréaliste sous la pluie, nous avons sautillé comme des marsupilamis sous MD devant le set délirant de 2 Boules Vanille au bord de l’eau, écouté Matt Elliott jouer sous les arbres, slammé sur Cheveu, fait des chorégraphies plus qu’approximatives sur BRNS et des bombes dans la piscine sur Acid Arab.

Tout cela n’aurait pas été possible sans la bienveillance et la gentillesse des passionnés qui ont crée ce festival, sans Nelly, Lise, Melville et Jean-Marie qui se sont démenés pendant trois jours pour faire de l’édition 2014 du Heart Of Glass, Heart Of Gold un moment unique.

A notre grand dam et celui de ses organisateurs, le festival n’aura pas lieu cette année, faute de lieu pour l’accueillir, mais le HOG HOG reviendra l’an prochain pour, nous en sommes convaincus, une nouvelle édition pleine de surprises. On ne sait pas pour vous, mais nous, on y sera. En K-way ou en maillot de bain.

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Rone – “Quitter la ville” à l’aéroport Paris Charles de Gaulle http://blogotheque.net/2015/05/05/rone-quitter-la-ville-roissy/ http://blogotheque.net/2015/05/05/rone-quitter-la-ville-roissy/#comments Tue, 05 May 2015 08:19:45 +0000 http://blogotheque.net/?p=23693

 

La magie d’un tournage se trouve souvent condensée dans un seul petit instant, qui vous fait à lui seul réaliser la beauté de ce qui se prépare.

Il était minuit passé. Le dernier vol, en direction de Buenos Aires, venait de partir, et le Terminal 2E de Paris-Charles De Gaulle était désert. Pendant que Rone posait et réglait ses machines à même le sol, pendant que Gaspar Claus s’échauffait sur son violoncelle, Frànçois déambulait dans l’interminable allée, sous le gigantesque dôme de bois – une coquille, trop haute pour être un plafond, pas assez encore pour être un ciel, mais pas loin, partant assez loin en tout cas pour qu’elle existe au-delà de notre regard, qu’elle ait son propre horizon.

Frànçois déambulait, donc, et faisant face à ce petit infini, il se mit pour la première fois à chanter. Il s’arrêta presque aussitôt : il n’avait pas poussé sa voix particulièrement fort, mais elle était partie loin, et avec une puissance si surprenante qu’il nous demanda si on ne l’avait pas amplifiée sans lui dire.

Mais non. Le lieu avait juste une acoustique parfaite, capable d’étouffer les sons supposés rester bas et de propulser ceux qui ne demandaient qu’à s’envoler. C’est dans ce petit moment d’incrédulité collective, lorsque pendant un instant, aucun de nous ne fut capable de croire ce qu’il venait d’entendre, que nous avons su que se tramait ici quelque chose de fou.

Toute cette magie, vous l’avez sous les yeux, dans les oreilles. Le dialogue presque organique entre les machines de Rone et le vieux violoncelle de Gaspar. Frànçois qui chante pour lui même et tout en puissance à la fois. Cette coquille qui devient translucide lorsqu’on en éteint les lumières – et le simple fait de pouvoir demander à éteindre les lumières d’un terminal, ou chanter dans le micro des annonces.

Habiter un lieu déserté. Être tout petit, et remplir d’une musique magnifique un lieu trop grand et pourtant si gourmand de ce son. Se fondre dans cette coquille, seuls au monde. Seuls dans ce monde qu’est un aéroport.

Le même film, en réalité virtuelle

Rone – “Quitter la ville” à l’aéroport Paris Charles de Gaulle en réalité virtuelle*

Au delà de la seule version Concert à Emporter – que vous connaissez bien – nous avons profité de l’occasion pour filmer pour la première fois une session en réalité virtuelle – une première pour nous rendue possible grâce au talent d’Okio Studio et au savoir-faire de SWAO (plus d’infos à la fin de l’article).

La version ci-dessus vous permet de voir la vidéo sans appli en version 360° (disponible aussi sur Littlestar et sur Vrideo). Mais pour  profiter pleinement de l’expérience, on vous recommande de mettre un casque audio et si possible de le regarder sur un téléphone avec un casque de réalité virtuelle. Il en existe plusieurs (Oculus, Google cardboard…) et ils marchent avec une application dédiée. Pour toutes informations sur les différentes diffusions possibles : http://blowup-vr.tv

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Ce film n’aurait pu être possible sans l’invitation, le dévouement et l’incroyable organisation des gens d’Aéroports de Paris. Ce sont eux qui nous ont ouvert l’endroit bien sûr. Mais ce sont aussi eux qui ont fait passer des kilomètres de câbles et des kilos de matériel sur les tapis de contrôle, qui ont établi la liaison avec l’agent chargé de l’éclairage du terminal, coupé la clim dans la nuit, rangé les poteaux de signalisation, gardé leur sang froid alors que le premier avion de Tokyo arrivait dans une heure et que nous avions à peine commencé à ranger. Merci à eux.

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Jason Lytle et Troy Von Balthazar rendent hommage à Elliott Smith http://blogotheque.net/2015/05/05/jason-lytle-troy-von-balthazar-rendent-hommage-elliott-smith/ http://blogotheque.net/2015/05/05/jason-lytle-troy-von-balthazar-rendent-hommage-elliott-smith/#comments Tue, 05 May 2015 06:00:00 +0000 http://blogotheque.net/?p=23743 Samedi dernier, Vincent Théval recevait Jason Lytle (Grandaddy), Troy Von Balthazar (Chokebore) & The Color Bars Experience dans son émission Label Pop pour un concert hommage au mythique album d’Elliott Smith
, Figure 8, qui fête cette année ses 15 ans.

Un live et un moment rare avec pour point d’orgue la reprise bonus du somptueux “Between The Bars” qui ne fait pas partie de l’album. Vous pouvez télécharger et écouter cette session à l’infini :

Pour ceux qui voudraient vivre ce moment en live l’équipe sera de retour en live en décembre au grand complet avec Ken Stringfellow qui manquait cette fois à l’appel.

Crédit photo : Julien Bourgeois.

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La Blogo au festival Vie Sauvage http://blogotheque.net/2015/05/04/la-blogo-au-festival-vie-sauvage/ http://blogotheque.net/2015/05/04/la-blogo-au-festival-vie-sauvage/#comments Mon, 04 May 2015 14:23:38 +0000 http://blogotheque.net/?p=23710 C’est l’histoire d’une bande de potes qui ont décidé de créer un festival sur le lieu de vacances de leur enfance. Une histoire de musique, de vin, de bonne bouffe et d’art en général, qui en est déjà à sa quatrième édition. L’histoire d’un festival qui se tiendra cette année du 12 au 14 juin dans plusieurs lieux de la commune de Bourg, dans le très bel estuaire de la Gironde, à 30 minutes de Bordeaux.

Parce qu’on aime bien ce genre d’histoires, le bon vin, la musique et manger en général, nous iront rendre visite cette année au festival Vie Sauvage qui nous a gentiment invité pour un DJ set Blogo où on devrait passer “Africa” au moins sept fois.

Outre notre humble DJ set, le festival accueillera surtout pour cette édition de bien beaux noms : Barbarossa, Thousand (que nous avions invité à notre Nouvel An, rappelez-vous) Botibol, Forever Pavot, Thylacine, I Me Mine, Martial Jésus, N U I T, Staticobserver, Volcan, Thomas Skrobek et plein d’autres DJ sets de gens très cools que vous pouvez écouter dans la playlist ci-dessous.

Pour préparer sa quatrième édition, l’équipe de Vie Sauvage investira aussi le Point FMR à Paris le samedi 9 mai au soir (plus d’infos par ici) où La Blogo sera aussi aux platines. Venez boire des coups avec nous, avant de venir passer un chouette weekend au festival en juin.

Vous pouvez retrouver la programmation complète du festival sur le site de Vie Sauvage, sur sa page Facebook ou l’event dédié. Les infos pour vous y rendre sont par ici.

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Cabourg, Mon Amour http://blogotheque.net/2015/04/28/cabourg-mon-amour-2/ http://blogotheque.net/2015/04/28/cabourg-mon-amour-2/#comments Tue, 28 Apr 2015 14:50:47 +0000 http://blogotheque.net/?p=23708 Une plage à seulement deux heures de Paris, le soleil, la mer, des groupes en live et DJ set pendant trois jours : c’est le programme qu’on vous propose fin juillet pour la 3e édition de Cabourg, Mon Amour, bien beau festival normand auquel nous nous associons cette année pour la première fois aux côtés de l’agence Super! et de Premier Amour, association fondatrice de l’évènement.

Du 24 au 26 juillet, La Blogo déposera sa serviette sur le sable de Cabourg pour trois jours de festival dont on vous annonce aujourd’hui les premiers noms : Only Real, Curtis Harding, Ben Khan, Superpoze (DJ set), Burning Peacocks, Isaac Delusion, Agua Roja, Gandi Lake, Torb (live), Jacques (live), Saje (DJ set), Napkey, Bon Entendeur, Zaltan et Novembres (live).

D’autres noms suivront très bientôt, mais en attendant, on ne peut que vous suggérer de préparer votre plus beau maillot de bain et de prendre vos places par ici pour nous rejoindre cet été.

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Pedro Soler & Philippe Mouratoglou accompagniés de Leslie Kraus http://blogotheque.net/2015/04/22/pedro-soler-philippe-mouratoglou-accompagnies-de-leslie-kraus/ http://blogotheque.net/2015/04/22/pedro-soler-philippe-mouratoglou-accompagnies-de-leslie-kraus/#comments Wed, 22 Apr 2015 13:43:13 +0000 http://blogotheque.net/?p=23701 Dans cette petite pièce de Bushwick, hâtivement déshabillée de son esthétique inauthentique pour préparer notre arrivée, un maître du flamenco accorde sa guitare patinée par le temps. À sa gauche est assis un modèle de précision, un artiste dont le jeu baroque sur guitare classique a peu d’équivalent. Ces deux personnages ne se connaissaient pas avant que leur musique ne les rapproche. Ils communiquent désormais à travers les générations.

Philippe Mouratoglou a étudié les compositions d’Isaaz Albéniz, un compositeur qui a construit ses “Rumores de la Caleta” sur la musique des guitaristes qui ont enseigné leur art à Pedro Soler, le seul à pouvoir aujourd’hui légitimement reproduire le son de ces voix bientôt disparues. Avec eux se trouve Leslie Kraus, une force en mouvement de la scène new-yorkaise de la danse contemporaine, une femme dont la technique est incroyable et qui ne base ses mouvements que sur son épatant sens de l’observation et du rythme.

La musique de Pedro sert de fondation, de clé à la construction d’une structure. À travers Philippe, le morceau grandit, comme une plante s’ouvrant, développant ses branches et ses racines entre les briques. Les mouvements de Leslie, d’abord à la fois complaisants et opposés aux notes, se connectent peu à peu à la forme que prend le morceau.

La caméra, témoin de tout cela, fait son possible pour capturer cette floraison spontanée, ces erreurs invitant le spectateur à s’engager dans ce que les trois artistes sont en train de créer, à entrer dans la danse et à se connecter directement à la source de la beauté vibrante du flamenco.

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ALA.NI & Villagers http://blogotheque.net/2015/04/16/alani-villagers/ http://blogotheque.net/2015/04/16/alani-villagers/#comments Thu, 16 Apr 2015 13:19:17 +0000 http://blogotheque.net/?p=23685 C’est le genre de moment dont on n’ose rêver. C’est le genre de moments que l’on préfère, à la Blogo : quand on réussit à provoquer un pur moment de création, et que l’on assiste à quelque chose qui se crée alors même qu’on le filme, quelque chose qui prend naissance parce qu’on le filme.

On nous avait ouvert les portes de la Chapelle Expiatoire pour quelques heures. Nous avions décidé d’y filmer Villagers d’abord, puis ALA.NI. Nous nous étions dit qu’il serait rigolo de créer un lien entre les deux vidéos, en leur faisant se dire bonjour à la fin du film de Villagers.

Nous nous apprêtions à tourner cette scène. Nous étions tous les trois à l’extérieur, devant la porte. J’étais à côté de Conor, Ala.ni était de l’autre côté de la porte. Conor commença à gratter quelques accords sur sa guitare :
MOI : Tiens, c’est “Cry me a River” ?
CONOR : Oui !
ALA.NI : Oh, j’adore cette chanson !
MOI : Tu la connais ?
ALA.NI : Oui, un peu
MOI : Vous pourriez la jouer ?

Et zou, cinq minutes plus tard, ils étaient tous les deux dans la Chapelle. Ils n’avaient pas répété, ils ne se connaissaient pas dix minutes avant. Et ils ont fait la plus douce des reprises. Et nous, on était contents, on s’était fabriqué un beau souvenir.

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