La Blogothèque http://www.blogotheque.net Thu, 08 Dec 2016 09:46:36 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.8.1-alpha Samba de la muerte – Tanger http://blogotheque.net/2016/12/08/samba-de-la-muerte-tanger/ http://blogotheque.net/2016/12/08/samba-de-la-muerte-tanger/#comments Thu, 08 Dec 2016 09:46:36 +0000 http://blogotheque.net/?p=25158 ‘Tanger’ est une berceuse, un morceau court, qui prend malgré tout son temps pour se déployer, suivant le rythme indolent d’une discrète percussion pour éclore magnifiquement dans une ritournelle ânonnée au loin. ’Tanger ‘ est issu de l’album ‘Colors’ des Caennais de Samba de la Muerte. En voici en exclusivité le clip, réalisé par Orane Derriennic.

 

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Miossec http://blogotheque.net/2016/12/07/miossec/ http://blogotheque.net/2016/12/07/miossec/#comments Wed, 07 Dec 2016 12:38:35 +0000 http://blogotheque.net/?p=25157 Je pense qu’on est nombreux à bien se souvenir de cette fois où l’on a pour la première fois entendu la voix de Miossec. Elle était, à l’époque où elle nous a été révélée, incroyablement neuve. Rocailleuse, désabusée, réussissant à conjuguer verve et lassitude dans un même couplet, c’était un coup de frais et un coup de fouet.

Retrouver, des années plus tard, le même Miossec assis sur une maigre chaise de bistrot, courbé en avant pour chanter, quasi immobile à ses musiciens, c’est voir se confirmer cette sensation : Miossec est, avant tout, une voix. Elle porte tout cette voix, cette même voix qu’il y a vingt ans, un peu plus fine, un peu plus voilée, qui a moins de bile à cracher, un peu moins de colère, mais pas plus d’illusions et tout autant de singularité. C’est une voix familière, juste dérangeante ce qu’il faut, avec toujours ce talent incroyable pour le rythme. Il a l’air de ne pas en faire trop, dans ce bistrot, mais c’est Miossec et sa voix qui donnent le ton à ses musiciens survoltés, qui leur donnent leur élan.

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Talune – Leenane http://blogotheque.net/2016/11/30/talune-leenane/ http://blogotheque.net/2016/11/30/talune-leenane/#comments Wed, 30 Nov 2016 14:26:40 +0000 http://blogotheque.net/?p=25149 Ce film, c’est une histoire de potes. Pas les miens de potes, ceux d’Aelred, le réalisateur. Talune, ce sont ses vieux amis, et bien plus que du simple copinage, il y avait une véritable envie, une conviction solide qu’ensemble, ils ramèneraient un beau film, un film sincère. Ils sont partis ensemble. Ils sont revenus, et j’ai plus entendu d’histoires que je n’ai vu d’images ou écouté de chansons. Ça se marrait, ça parlait de virées dangereuses en bateau, d’alcool et de vagues trop fortes. Ça avait l’air vif, joyeux.

Et puis, Aelred débarque avec ce film. De la virée en bateau ne resteront que quelques plans d’intro. Le reste, je ne m’y attendais pas. Le silence du départ, la force du vent, la solennité de ce regard plaintif qui semble, avant chaque couplet, marcher sur des oeufs. Et cette chanson forte, lente, à mille lieux des débordements joyeux imaginés. Ils ont eu lieu, à n’en pas douter, mais l’amitié est aussi faite de ces moments là, de ces silences d’après la fête, quant tout est ramassé, intense, comme ralenti.

Aelred a écrit un petit texte. Et en dessous d’un petit texte, il m’a écrit à moi, et ça disait tout : “Le film parle déjà pour lui même, ce film c’est mon histoire, mon texte. Pour te dire, c’était un moment tellement particulier pour nous, c’était un tout, la grande amitié qui nous lie, l’envie de faire un film, l’amour des concerts à emporter, la passion d’aller errer vers “des bouts du monde”, cette belle musique de Talune qui nous enchante tant, les tempêtes de l’ouest qui ont bercées nos enfances.”

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Fractured Air x Blogothèque – S01E11 | November mix http://blogotheque.net/2016/11/24/fractured-air-x-blogotheque-s01e11-november-mix/ http://blogotheque.net/2016/11/24/fractured-air-x-blogotheque-s01e11-november-mix/#comments Thu, 24 Nov 2016 09:59:35 +0000 http://blogotheque.net/?p=25144 Each month, Craig and Mark from Irish music website Fractured Air will curated an exclusive mix on Blogothèque with old favourites, new comers, excerpts of interviews and premieres.
Listen to previous episodes -

Fractured Air - November 16

November’s mixtape contains gorgeous new releases from a host of exceptional voices in today’s independent music world: the peerless L.A. composer and songwriter Julia Holter unveils her debut score (‘Bleed For This’, Milan Records); Australia-born & Berlin-based artist Carla dal Forno whose exceptional avant-pop debut full-length ‘You Know What It’s Like’ marks one of 2016’s finest LPs (Blackest Ever Black); the utterly compelling collaborative project between Mica Levi and Oliver Coates (in the form of ‘Remain Calm’, released recently via Slip) and A Winged Victory For The Sullen’s stunningly beautiful ‘Iris’ original score, which represents the prestigious duo’s third full length release (available digitally now).

Earlier this month marked the sad passing of Leonard Cohen at the age of 82. A true visionary and legendary songwriter, his last studio album ‘You Want It Darker’ was released just weeks before his untimely passing. Canadian prime minister Justin Trudeau’s emotional tribute to his good friend echoes powerfully the vital importance of Cohen’s sacred songbook: “Leonard, no other artist’s poetry and music felt or sounded quite like yours. We’ll miss you.”

Fractured Air x Blogothèque – S01E011 | November mix

01. DJ Shadow – “The Mountain Will Fall” (Mass Appeal)
02. A Tribe Called Quest – “The Space Program” (Epic)
03. Archangel – “Julia” (Dean Blunt’s On Wine, Hashish & Molly Version Vinyl Edit)(Foom)
04. Underworld – “Low Burn” (Universal Music Group)
05. Dead Light – “Sleeper” (Village Green)
06. Carla dal Forno – “Db Rip” (Blackest Ever Black)
07. Karen Marks – “Cold Café” (Efficient Space)
08. Kaitlyn Aurelia Smith – “Riparian” (Western Vinyl)
09. Mica Levi & Oliver Coates – “Barok Main” (Slip)
10. Dungen – “Peri Banu Vid Sjön” (Smalltown Supersound)
11. case/lang/veirs – “Supermoon” (Anti-)
12. Tortoise (ft. Georgia Hubley) – “Yonder Blue” (Thrill Jockey)
13. Fleetwood Mac – “Albatross” (Reprise)
14. Lambchop – “Writer” (Merge, City Slang)
15. Matt Robertson – “Juno” (Tape Club)
16. Julia Holter – “Home Movies” (Bleed For This OST, Milan)
17. Heather Woods Broderick – “Glider” (Western Vinyl)
18. Loscil – “Drained Lake” (Kranky)
19. A Winged Victory For The Sullen – “Comme on a Dit” (Iris OST, Erased Tapes)
20. Leonard Cohen – “String Reprise / Treaty” (Columbia, Sony Music)
21. Syrinx – “December Angel” (excerpt) (RVNG Intl)

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Wilco http://blogotheque.net/2016/11/23/wilco-2/ http://blogotheque.net/2016/11/23/wilco-2/#comments Wed, 23 Nov 2016 12:44:33 +0000 http://blogotheque.net/?p=25089 “Remind myself, myself long ago ‘Fore drive, ‘fore I could vote All the time holding a grudge ‘Fore I knew people could die just because”

On était un peu comme tout le monde. Sonnés. Trump avait été élu l’avant veille, nous étions hagards, un peu perdus, pris d’une avidité fragile pour tout ce qui pouvait nous raccrocher aux jours d’avant, un oripeau d’innocence, une miette de beauté, un doux geste, une note tendre… Tout cela, nous sommes allés le chercher auprès de musiciens bien plus sonnés que nous.

La veille, Wilco avait donné un concert émouvant, fort, au Guess Who ? festival d’Utrecht. Jeff Tweedy avait exprimé plusieurs fois sur scène le choc de ces résultats, la fragilité, l’incertitude qui suivait. Le Concert à emporter avec le groupe était prévu de longue date, organisé par le Festival qui nous avait invités pour ses 10 ans. Nous ne pouvions qu’espérer que Wilco le maintiendrait malgré le choc. Ils l’ont fait. Et ce qui était déjà excitant, ce qui promettait d’être beau, est devenu important.

Le Speelklok Museum, dédié à la musique mécanique, est un coffre magique, une bulle d’enfance. C’est comme si nous avions besoin de cet endroit, où les paroles douce-amères de “Normal American Kids”, chantée par Tweedy, seul avec Nels Cline, prirent ce matin-là un sens tout particulier. La nostalgie, la lucidité et la beauté pour résister intérieurement. Tenir quoi, grâce à une musique sans âge.

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Une nouvelle vidéo de Charles Howl http://blogotheque.net/2016/11/23/charles-howl/ http://blogotheque.net/2016/11/23/charles-howl/#comments Wed, 23 Nov 2016 08:52:54 +0000 http://blogotheque.net/?p=25063 Il y a quelques mois je chantais les louanges du jeune groupe Wedding. Thomas Craig, moitié de ce duo officiait plus tôt avec le londonien Charles Howl.
Si vous avez manqué le coche et n’avez pas écouté son premier album, Sir Vices, sorti en 2015 sur Ample Play Records, voilà une occasion de vous rattraper avec la nouvelle vidéo de Charles Howl “Meet Lou’s Need” faite en collaboration avec le London College of Fashion.
Psyché toujours, beaucoup plus pop et doux qu’auparavant, on vous conseille de garder un oeil le quintet anglais en attendant leur retour en France dans quelques semaines.

Charles Howl sera en concert le 8 décembre au Nouveau Casino (Paris) en première partie de Toy.

Crédit photo : Suzy Creamcheese

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Alicia Keys http://blogotheque.net/2016/11/17/alicia-keys/ http://blogotheque.net/2016/11/17/alicia-keys/#comments Thu, 17 Nov 2016 11:44:35 +0000 http://blogotheque.net/?p=25084 Elle sort de la loge que nous lui avons improvisée à l’étage, elle descend via un escalier étroit. Le public vit sa vie, comme nous lui avons demandé. Elle fait quelques mètres, va au bar, et discute avec ceux accoudés au comptoir. Un garçon essaye de flirter avec elle. Elle sourit, prend son verre, et marche lentement jusqu’au Rhodes qui l’attend à l’autre bout de la salle du Comptoir Général. On entend le bruit des discussions, les verres qui s’entrechoquent. Elle s’assoit, on serait près de s’étourdir. Parce qu’on ne sait rien de ce qui va se passer, on ne sait rien au final de cette femme, de ce qu’elle pense là, de ce qu’elle va faire, et que tout est désormais entre ses mains.

C’est Alicia Keys. Alicia Keys. Une artiste d’une autre planète, celle des millions de disques, des chansons que tout le monde connait, des concerts dans les stades, celle que tu ne vois qu’à la télévision, à qui tu ne parleras sans doute jamais, celle dont la vie doit être si différente de la tienne que tu ne peux pas savoir ce qu’elle pense, imaginer la manière dont elle appréhende ce qu’elle va vivre. Elle est là, avec juste un Rhodes et un contrebassiste. Sans micro, à deux mètres de quelques dizaines de fans. Tu sais qu’elle va faire le job, aucun doute. Mais tu ne sais pas si elle va vivre le moment, si elle va réussir à accepter de s’étourdir, de profiter de l’environnement que tu as tissé pour elle.

Elle dit bonjour, elle commence à chanter. Dieu qu’elle chante bien. C’est assez incroyable, elle fait le job à la perfection. Le son est rond, chaud, sa voix hallucinante, puissante et voilée. La lumière est tamisée, le public captivé l’applaudit à tout rompre après ses deux premières chansons. Les deux chansons prévues. Les deux seules chansons qu’elle devait faire. Et là, face aux hourras, face aux cris de joie, elle fait un truc de fou. Elle sourit. Comme une enfant, avec une sincérité désarmante. Je me souviendrai toujours de ce sourire, de ce magnifique sourire, et de ce moment où j’ai su que nous avions touché Alicia Keys, cette femme que nous pensions ne pas pouvoir atteindre.

Et là, la soirée a vraiment commencé. En voici le film.

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Loney Dear http://blogotheque.net/2016/11/16/loney-dear-2/ http://blogotheque.net/2016/11/16/loney-dear-2/#comments Wed, 16 Nov 2016 09:43:41 +0000 http://blogotheque.net/?p=25082 A 13h ce vendredi-là, je pestais contre ce tournage prévu avec Loney Dear qui changeait d’orientation toutes les 3 minutes et semblait ne jamais devoir se faire. 16h plus tard, tout était pardonné.

Parfois, il faut savoir ne pas écouter ces petites alarmes qui sonnent dans votre tête lorsque les choses ne se déroulent pas exactement comme prévues. C’est même souvent dans l’énergie de la dernière minute que de petits miracles arrivent. Ou, pour être plus modeste, d’excellentes surprises.

Et pour les quelques festivaliers chanceux du Heart of Glass, Heart of Gold qui, sur le coup de 3h30 du matin, rentrant à moitié chancelants vers leur bungalow et une petite nuit de sommeil, tombèrent sur Emil et ses deux musiciens en train d’interpréter “Sum”, la surprise dut être très bonne.

Comment ce public de fortune qui s’était amassé discrètement, un peu ébahi, au pied d’un des arbres du chemin, aurait-il pu deviner que les Loney Dear venaient tout juste de débarquer au beau milieu de l’Aveyron, après 22h de voyage ? Comment auraient-ils pu, ces heureux élus, savoir que sans cesse au cours de la journée, nous avions hésité sur l’heure du tournage, sur la possibilité de compléter le trio par cinq autres musiciens présents sur le festival, sur le décor le plus adéquat, le tout en communiquant tant bien que mal avec un Emil bouillonnant qui nous appelait entre deux avions, parfois avant même d’en être descendu (!) ?

Rien, en effet, ne trahissait le fait que quelque minutes avant, alors que leurs valises venaient de toucher le sol de leur bungalow, nous nous étions rencontrés, salués puis dit : “let’s go, let’s do it now” dans un mélange d’excitation et d’étonnement face à notre propre regain d’énergie.

Rien, dans cette musique dont on ne sait pas vraiment si elle réveille la forêt ou la plonge plus encore dans un rêve profond, ne trahissait une quelconque fatigue ou lassitude. Il ne s’agissait que de légèreté, de délicatesse, d’une douce mélancolie au milieu des arbres ; et leurs feuilles, que la lumière faisait passer du vert à l’orange, nous offraient un décor parfaitement étrange.

Souvent, on court après la beauté, en vain. Cette-fois, heureusement, nous avions encore la force de rester debout pour qu’elle vienne nous cueillir au beau milieu de la nuit.

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Un grand merci à toute l’équipe du Heart of Glass, Heart of Gold qui nous a accueilli de nouveau cette année.

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Soirée de Poche #50 : Blaenavon, Isaac Gracie & Lewis Del Mar http://blogotheque.net/2016/11/14/soiree-de-poche-50-blaenavon-isaac-gracie-lewis-del-mar/ http://blogotheque.net/2016/11/14/soiree-de-poche-50-blaenavon-isaac-gracie-lewis-del-mar/#comments Mon, 14 Nov 2016 13:18:08 +0000 http://blogotheque.net/?p=25076 Il y a eu les tout premiers émois avec Bon Iver et Patrick Watson. L’alchimie pure de St Vincent et Andrew Bird, se répondant en un dialogue musical amoureux qu’aucun d’entre nous n’aurait pu prévoir lors de leur rencontre dix minutes avant. La folie orchestrale de Beirut, cette nuit grandiose face à la Tour Eiffel où les mains levées et les joyeux cris restent l’un des plus beaux souvenirs de la Blogo. Le face à face étourdissant de Kings of Convenience, et celui tout aussi fascinant de Villagers et Vincent Segal. La rêverie apaisante de Beach House. L’interminable fête de Vampire Weekend – venus jouer cinq titres, repartis en nage après une heure de concert sans micro, sans setlist. Un peu du desert blues de Tinariwen dans un appartement du XIe arrondissement, théâtre d’une seconde soirée improvisée quand les doux dingues de Man Man ont débarqué après leur concert parisien.

Il y a eu ce moment d’apesanteur totale quand Nils Frahm a joué pendant plus d’une heure ses boucles de piano devant une poignée de chanceux. La grande Feist, perchée sur une table pour un énième rappel d’une soirée dont on se souviendra tous jusqu’à la fin de nos jours. Le rock endiablé du Jon Spencer Blues Explosion. Le hip-hop furieux de Run The Jewels. Deux grandes leçons d’auto-dérision salutaire en musique avec Father John Misty et Baxter Dury. Le rock débraillé de Mac DeMarco et sa descente inégalable. La grande messe pop de François & The Atlas Mountains et celle, pleine d’harmonies, des Local Natives. La soul enflammée de l’aigle Charles Bradley et de St Paul & The Broken Bones. L’envoûtante sorcellerie pop de My Brightest Diamond. Les yeux humides de Low à la fin d’une heure de concert à fleur de peau. Les nôtres, écarquillés, quand Bill Callahan s’est installé au milieu de nous pour amener un peu de son Amérique à Pigalle.

Il y a eu Kevin Morby, Whitney, Real Estate, Timber Timbre, Son Lux, Angel Olsen, Money, Jacco Gardner, Meursault, Ryley Walker, Electric Guest, Sharon Van Etten, Melingo, Bertrand Belin, Arlt, Mina Tindle, Plants & Animals, Hjaltalin, JP Nataf, Mathieu Boogaerts, Elysian Fields, The Morning Benders, The Walkmen, Jeremy Jay, Fool’s Gold, The Dodos, Herman Dune, Bowerbirds, Ron Sexsmith…

Il y a eu des larmes et des éclats de rire, du silence absolu et des cris de joie, des regards ébahis et des débuts de transe, autant de blagues limites que de chorégraphies improbables, et un seul point commun à tout cela : la volonté d’un artiste de se prêter au jeu, de se défaire des codes d’un concert classique pour jouer sans artifices dans le salon d’un inconnu, à quelques centimètres de son public.

Après 49 concerts mémorables, c’est vers le futur et trois groupes très chevelus que nous avons voulu nous tourner pour célébrer notre 50e Soirée de Poche, qui se tiendra ce jeudi 17 novembre dans un lieu secret de l’Est parisien, et sera par la suite diffusée sur Arte Concert.

Blaenavon d’abord, très jeunes espoirs britanniques du label Transgressive (papas de Foals, entre autre) capables d’électriser une salle avec leur rock à l’écriture habitée comme de l’émouvoir. L’Anglais Isaac Gracie, ensuite, fils caché de Jeff Buckley et de Kurt Cobain (et quatrième frère Hanson, on en est certains) que nous avons déjà filmé en Concert à Emporter cette année. Et les Américains Lewis Del Mar, enfin, dont le premier album convoque à la fois les compositions tortueuses d’Alt-J, la fougue des Arctic Monkeys et les sonorités d’Amérique Latine, berceau du groupe.

Pour assister à la soirée, le principe est simple : envoyez un mail avec pour sujet “Soirée de Poche 50″ à blogotheque@gmail.com avant minuit ce soir, lundi 14 novembre, en précisant si vous voulez 1 ou 2 place(s). Un tirage au sort sera effectué et les gagnants seront prévenus par mail dans la foulée. 

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Magic Saudaá – Épisode 1 et Bonus http://blogotheque.net/2016/11/14/magic-saudaa-episode-1/ http://blogotheque.net/2016/11/14/magic-saudaa-episode-1/#comments Mon, 14 Nov 2016 11:15:09 +0000 http://blogotheque.net/?p=25074 Voilà enfin les premières images de cette épopée qu’on pensait à jamais consignées à l’état de souvenirs dans la tête d’Alexis Paul. Tourné il y a neuf mois entre Casablanca et les hauteurs de l’Atlas, ce premier épisode de la websérie Magic Saudaá voit notre « organiste mécanique » chercher dans le coeur des Hommes et  les entrailles de la Terre les vestiges d’une culture chamanique berbère. Accompagné du Mourad Belouadi -  assurant avec son Gembri une liaison directe avec l’héritage musical Gnawa – Alexis quitte ici le confort de sa résidence casablancaise pour se lancer à la recherches des grottes magiques de l’Atlas, ces lieux de culte pré-islamique où se mêlent divinités, démons, croyances populaires et rites ancestraux. C’est dans le ventre de la grotte d’Ifri Nogonoss, sur la route de Ouaouizeght, que nos deux amis feront revivre les temps immémoriaux où la lumière et les ténèbres marchaient main dans la main dans la psyché humaine. On vous laisse découvrir ça juste en dessous avec cet épisode réalisé par M’hammed Kilito et Sarah Lamrini , avec en prime la version longue du concert filmée par cette dernière.

Magic Saudaá # 1 – Morocco from S.O. Ritornellos & Saudaá Group on Vimeo.

Saudaá Group x Casablanca from Sarah Lamrini on Vimeo.

Magic Saudaá – Magic Bonus

Et pour conclure ce post, voici une vidéo bonus décrite par Alexis en ces mots :

« Dans une villa géorgienne pillée par les bolcheviks, sous le regard bienveillant de Manana Surviladze, j’ai proposé au photographe italien Giuseppe Fanizza de capter un siècle de vide. J’ai délaissé mon énorme machine et repris ma guitare pour interpréter “Dans la Gueule du Temps” en compagnie du flutiste lituanien Vytautas Oskinis, alors en visite à la Villa Garikula. Une manière comme une autre de repeindre les murs de cette ancienne académie des arts. Parce qu’il ne s’agit pas de jouer de la musique mais bien de parler de la vie. »

Magic Saudaá # bonus from S.O. Ritornellos & Saudaá Group on Vimeo.

Tous les épisodes de  Magic Saudaá sont par ici :

> Épisode 2 – Uruguay
Épisodes 3 & 5 – Argentine et Japon
> Épisode 4 –  Le Chili

> Street Organ Ritornellos en  interview, ça se passe par ici

Les carnets de voyage d’Alexis sont en ligne sur le site dédié à Street Organ Ritornellos.

L’étape d’Alexis au Maroc a été superbement  documentée sur Kiblind par le photographe M’Hammed Kilito (à qui on doit la photo de couverture).

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