La Blogothèque http://www.blogotheque.net Tue, 30 Jun 2015 16:03:46 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.8.1-alpha Darkside : le DVD du live à Nantes http://blogotheque.net/2015/06/30/darkside-le-dvd-du-live-nantes/ http://blogotheque.net/2015/06/30/darkside-le-dvd-du-live-nantes/#comments Tue, 30 Jun 2015 16:03:46 +0000 http://blogotheque.net/?p=23887 C’était le 21 mars 2014. Nicolas Jaar et Dave Harrington, réunis sous le nom de Darkside, foulaient la scène de Stereolux à Nantes dans le cadre d’une tournée qui allait se terminer plus de six mois plus tard à New York.

Ils étaient concentrés. Ils avaient les yeux rivés sur leurs machines et leurs pédales. Il y avait une foule compacte, un jeu de lumière millimétré et étourdissant. Il y avait surtout le feu sous la glace, tant les titres obsédants et charnels de Psychic semblaient être, en live comme sur disque, la sensualité, l’érotisme, la lascivité et la perte de contrôle incarnés.

Nous avons eu la chance ce jour-là de filmer ce show, et c’est aujourd’hui avec une immense fierté qu’on vous annonce que le DVD de Psychic live est disponible via le tout nouveau site de Darkside (qui propose aussi de chouettes t-shirts et des posters de la tournée), et en streaming sur le site Qello. Dépêchez-vous, le DVD n’est édité qu’à 1000 exemplaires !

On profite de cette annonce pour remercier ici toute l’équipe de Darkside, Jake, Nico, Dave, Arte Concert et Télé Nantes pour qui nous avions filmé ce live, Stereolux qui nous a gentiment accueilli, le label Beggars, et bien sûr, notre équipe de réalisateurs image et son qui ont, une fois de plus, accompli un travail de titans que nous sommes très heureux de partager avec vous.

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Cabourg, Mon Amour : sous la plage, la scène http://blogotheque.net/2015/06/30/cabourg-mon-amour-la-plage-la-scene/ http://blogotheque.net/2015/06/30/cabourg-mon-amour-la-plage-la-scene/#comments Tue, 30 Jun 2015 12:19:49 +0000 http://blogotheque.net/?p=23895 On vous le disait il y a quelques semaines : nous nous associons, pour sa troisième édition, au bien cool festival Cabourg, Mon Amour aux côtés de l’agence Super! et de Premier Amour.

Du 24 au 26 juillet, La Blogo déménage en Normandie sur la plage de Cabourg pour trois jours de live et de DJ set avec, entre autre, Isaac Delusion, Ben Khan, Bambounou, Grand Blanc, Burning Peacocks, Curtis Harding, Pain Noir, Only Real, Barnt, Agua Roja, Torb, Superpoze, Gandi Lake et Napkey – la programmation complète est à retrouver sur le site de Cabourg et en bas de cet article (Notez que la journée de concerts du dimanche est gratuite !)

Première bonne nouvelle : viennent se rajouter à ces lives des afterparty qui auront lieu au Casino de Cabourg avec Anthony Naples, Y@nosh, Nathan Melja, D.K. (Antinote) et Doline en DJ set, et pour lesquels vous pouvez vous procurer des places sur place (si vous n’assistez pas au festival ou possédez seulement un billet un jour). Pour les heureux détenteurs d’un pass deux jours, l’entrée est gratuite.

Seconde bonne nouvelle : Cabourg, Mon Amour sera aussi l’occasion de bien manger et de faire tout un tas d’activités (babyfoot, pétanque, beach volley…) qui, on en est certains, vont au choix, donner naissance à de nouvelles amitiés, ou provoquer des guerres de clans. Lesquelles se règleront autour d’un plat chez les Niçois ou d’un burger au Réfectoire qui se délocalisent à Cabourg le temps du festival, au stand de découvertes musicales de nos amis des Balades Sonores ou au concept store Noir Gaazol.

Dernière bonne nouvelle, et pas des moindre : après consultation des astres et une cérémonie sacrificielle au dieu du soleil, on peut d’ores et déjà vous annoncer qu’il fera beau ce weekend-là à Cabourg. Vous n’avez plus d’excuses.

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Cabourg, Mon Amour Du 24 au 26 juillet à Cabourg
Pour prendre vos billets, c’est par ici.
Plus d’infos par là.

PROGRAMMATION

Vendredi 24 juillet (15h – minuit – plage de Cabourg)
Isaac Delusion, Ben Khan, Bambounou, Grand Blanc, Burning Peacocks, Torb, Saje (DJ set), Fellini Felin (DJ set), Bon Entendeur et Paradoxe Club
After (23h30 – 3h30 – Casino de Cabourg) : Anthony Naples et Y@nosh.

Samedi 25 juillet (15h – minuit – plage de Cabourg)
Curtis Harding, Only Real, Barnt, Ron Morelli, Agua Roja, Clément Bazin (live), Inigo Montoya, Napkey (DJ set) et Zaltan.
After (23h30 – 3h30 – Casino de Cabourg) : Nathan Melja, D.K. (Antinote) et Doline

Dimanche 26 juillet (12h – 20h30 – plage de Cabourg, gratuit)
Superpoze (DJ set), Jacques (en direct), Pain Noir, Gandi Lake, Novembres (live) et Chevaliers Play.

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Soirée de Poche #48 : St Paul and The Broken Bones http://blogotheque.net/2015/06/26/soiree-de-poche-48-st-paul-broken-bones/ http://blogotheque.net/2015/06/26/soiree-de-poche-48-st-paul-broken-bones/#comments Fri, 26 Jun 2015 08:22:51 +0000 http://blogotheque.net/?p=23880 C’est le genre de groupe qui prend par surprise. Qui est capable de passer de la fatigue la plus absolue à une terrasse de café parisienne, à un show délirant et bouleversant en plein milieu de la cour Carrée du Louvre en un claquement de doigt.

Ce sont de brillants musiciens qui n’ont pas besoin de répéter, qui jouent à l’instinct, même quand on les oblige à bricoler une caisse claire portative avec un foulard, qu’on les branche sur des mini-amplis de fortune, et qu’on leur demande, au dernier moment, de se passer de clavier, faute de prise disponible.

C’est un chanteur à la voix inépuisable. 1m70 de puissance vocale capable d’atteindre les notes les plus hautes comme les plus basses, sans avoir l’air de faire le moindre effort, en témoigne ses pas de danse d’un autre siècle dont le groove n’a rien à envier aux légendes soul des sixties.

C’est un groupe que nous avons déjà filmé en Concert à Emporter, et que l’on attendait avec impatience de pouvoir inviter de nouveau devant nos caméras.

St Paul and The Broken Bones prendront les rênes de notre 48e Soirée de Poche qui aura lieu ce mardi 30 juin dans l’est de Paris.

Il y aura des larmes, de la sueur, des chorégraphies improbables et endiablées, des reprises, des surprises aussi, et on est déjà persuadés que les Américains – qui viennent d’ouvrir pour les Rolling Stones aux US, rien que ça – sauront rendre ce show mémorable avec leur soul old school et leur chanteur/danseur/crooner fou.

Comme d’habitude, pour assister à la soirée, le principe est simple : envoyez un mail à blogotheque@gmail.com avant 22h ce vendredi 26 juin en précisant si vous voulez une ou deux places.
Un tirage au sort sera effectué et les gagnants seront prévenus par mail dans la foulée.

Pour les malchanceux, pas d’inquiétude, la Soirée de Poche sera disponible en ligne après l’été sur Arte Concert.

Bonne chance !

 

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Chromatics, Chanel et Zolpidem… http://blogotheque.net/2015/06/25/chromatics-chanel-zolpidem/ http://blogotheque.net/2015/06/25/chromatics-chanel-zolpidem/#comments Thu, 25 Jun 2015 09:11:17 +0000 http://blogotheque.net/?p=23859 Tout est flou, Betty. Et tu ne te souviens de rien. Je le sais, car ce n’est jamais simple de se souvenir quand on ne s’est pas vus depuis si longtemps. Mais les premiers notes de l’album ? La grande et belle reprise de Neil Young ? Moelleuse comme une banquette de Limousine. Fiévreuse comme Sunset boulevard avant l’overdose. La parfaite perspective des seize autres titres à venir. Je suis certain que tu t’en souviens.

 

Et le nom de la chanteuse, Betty ? Ruth Radelet. Elle nous faisait penser à Blondie. Bien sûr, avec un patronyme comme celui-là, on l’imaginait davantage vendre des tartes aux pommes pour l’association des retraités de Portland qu’avec une moue de star hollywoodienne et les yeux d’une enfant perdue…

Non. Tu ne te souviens pas. Comme l’été avait commencé. Les nuits caniculaires. Le calme de juillet, quand plus rien ne bouge. Tu avais Marco et tu avais l’amour. La vue dégagée, comme on dit. Quand il n’était pas là, il me demandait de passer et c’est moi qui venais voir comment tu allais. Je surveillais tes blisters de cachetons. Ta consommation. Lui ou moi nous te suivions des yeux des nuits entières en écoutant les Chromatics.

Ce qui te plaisait par-dessus tout, c’était le titre de l’album. T’en parlais comme d’un monument. C’en est un. Le Pont des Soupirs franchissant le Grand Canyon.

« Kill for love, c’est beau comme titre, Kill for love, non? C’est punk. C’est romantique. C’est moi, ça, Kill for love… Si tu ne tues pas, c’est que ça ne vaut pas la peine. »

Ce qu’on dit comme conneries, quand on est à bout de souffle… Je te regardais, en me demandant combien de temps Marco survivrait à tes bras qui s’ouvraient toujours dans le mauvais sens. Tu partais souvent. En vrille. En soleil. En boule dans la gorge. Toutes sortes de formes à la longue trop complexes à comprendre.

Oui, je m’en souviens, de cette chanson éponyme de l’album. Elle semblait avoir été écrite dans le lit d’un hôpital avec des barreaux aux fenêtres. Une comptine qu’on sert bien fort dans ses bras avant de dormir. Des mots qu’on chante tout bas avant d’éteindre. Avec dehors un ciel qui ressemble aux vacances qu’on a jamais eues.

I drank the water and I felt all right,
I took a pill almost every night…

Je pensais à toi quand j’entendais ces mots. Sauf qu’à l’époque, il n’y avait rien d’almost. C’est bien connu : les addicts ont toujours tendance à minorer.

 

Rappelle-toi, Betty. Les guitares distordues sous les claviers vintage. Les cordes délavées, les voix et les sons expirant sur l’horizon, comme des cœurs qui s’embrasent une dernière fois à la lueur d’un  rayon vert.

Chaque fois qu’une question ne te plaisait pas, tu embrayais sur la musique.

« C’est de la synthpop, Chromatics? De l’italo-disco, tu dis ? Ouais. Si on veut. De l’époque-musique, surtout. »

C’était sacrement vrai, ce que tu disais… Des autoroutes à huit voies passées à l’Auto-Tune. Des zones d’activité transformées en chambre de réverbs à ciel ouvert. Quelque chose d’incompréhensible. Des nuits comme nous n’en avions jamais vues. Des nuits de plein soleil sous les halogènes de parkings. Les mêmes paysages que le Sprawl II de Régine Chassagne – la copine de tartes aux pommes.

Merde, c’était vrai, Betty…

Et elle te ressemblait, cette musique entre chien et loup. Un peu trop, même. Une musique de grande banlieue triste et riche, de résidences aux enfants et aux jardins bien peignés. Ce ne sont pas les maris qu’on y trompe : c’est l’ennui. C’est soi-même. Avec des ordonnances de Chanel et de Zolpidem longues comme le bras. Et l’on se réveille avant l’aube, les brumes cendrées de Candy dans la tête, sa mélodie atone, presque éteinte. Zombie. Tout droit exhumées d’une VHS d’un film de Carpenter, les nappes hémophiles de Johnny Jewel n’arrangent rien à l’affaire. Kill for Love ou comment la tête pensante du label Italians do it Better pose son arrêt maladie sur les consoles et fait corps avec les Korgs – ou autre créature synthétique et spectrale.

Comme toi, j’adorais At your Door. Ses nipponeries à la Sakamoto. Ses claviers aussi collants qu’un dimanche au Xanax, avant la semaine de bureau ; son give me your hand sorti du bac à sable où les enfants jouent -mais va savoir, avec cette époque, si ce ne sont pas les gosses qu’on fait courir après les bonus et les parents qui cherchent une main.

Comme toi, j’étais soufflé par les derniers mots prononcés sur There’s a light out on the horizon. C’était ceux d’un répondeur. Une voix de synthèse lâchant un merci de votre appel froid comme la mort, après qu’une amoureuse éperdue y ait laissé son I Love You

Comme toi, comme Marco, je n’ai pas dormi, cet été-là. De nuit, dans le noir, nous t’entendions te relever, aller et venir, pieds nus, sans savoir quoi faire de toi. De ton jardin, tu regardais ta grande banlieue sud. Les champs en pleine blondeur à perte de vue. Le rouge lancinant des balises des pylônes électriques. Et au loin, très loin, le dôme violet des lumières de Paris.

Rappelle-toi, Betty. Les échos de Lady traversaient nos reflets dans la baie vitrée. À croire que déjà, on ne se voyait plus.

 

Je ne sais pas, Betty…

Je ne sais pas si l’adjectif cicatriciel sera un jour accolé à celui d’une autre musique. Peut-être dans un autre temps, une autre vie que la nôtre.

Je ne sais pas si un jour, une nuit d’été en banlieue d’une grande ville de notre hémisphère ressemblera autant qu’à Kill for Love.

Je ne sais pas si on inventera un jour un album à la fois aussi innocent et aussi lascif et aussi tendrement triste que celui des Chromatics.

Car, loin d’une collection de hits entrecoupés de longues plages instrumentales, c’est bien d’un album qu’il s’agit. Comme dans album d’images, cet objet tout droit venu de l’enfance, lourd, précieux, aux pages qui craquent quand on les tourne. Une longue histoire jalonnée de soleils éclipsés. De dessins naïfs en clair-obscur. Un conte pour adultes de notre temps, en somme. Gorgé de toutes ces questions auxquelles l’époque ne répond plus autrement qu’avec une voix de synthèse.

Rappelle-toi, Betty : un jour de septembre, tout le monde est parti.

Marco.

Moi.

L’été.

Tout ceux qui t’entouraient.

On n’avait pas arrêté de t’appeler. De te demander de revenir. Revenir à toi. Oui, nous t’avons laissée, lassés que nous étions de nous perdre dans tes fils emmêlés. Dans les cachets au fond de tes poches cachés. Tes ordonnances mal ordonnées. Comme toi sans doute, nous écoutons encore Kill for Love. Une douce tristesse s’empare alors de notre être. Une présence. Le soleil de septembre sur un parking vide. Un jour clair après un été gâché. Et nous le prolongeons à l’infini en mémoire, certain que toi, Betty, un jour, tu te souviendras qu’il peut toujours recommencer. Que juillet n’est jamais trop loin pour bien faire.

Mais avant de nous rappeler, rappelle-toi, Betty. Kill for Love est seulement de la musique. À ce détail près qu’une fois aimée, une musique est beaucoup plus que ça.

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FFS en direct du Bataclan http://blogotheque.net/2015/06/23/ffs-en-direct-du-bataclan/ http://blogotheque.net/2015/06/23/ffs-en-direct-du-bataclan/#comments Tue, 23 Jun 2015 14:51:33 +0000 http://blogotheque.net/?p=23863 FFS, c’est Franz Ferdinand + Sparks, la bête de scène pop écossaise aux tubes qu’on ne présentent plus, alliée au psychédélisme californien des seventies pour un album fou et une tournée qui passera notamment par Paris ce vendredi.

La bonne nouvelle, c’est que nous poserons nos caméras au Bataclan ce 26 juin pour filmer et diffuser, sur Arte Concert, le concert du supergroupe dont le titre “Piss Off” tourne en boucle chez nous depuis des semaines.

Rendez-vous donc vendredi soir pour regarder en direct le live de FFS. Et danser dans votre salon.

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Adrian Crowley http://blogotheque.net/2015/06/17/adrian-crowley/ http://blogotheque.net/2015/06/17/adrian-crowley/#comments Wed, 17 Jun 2015 13:34:18 +0000 http://blogotheque.net/?p=23846 Les rues de Belleville s’éveillent doucement. Il fait froid, le soleil se pose sur les façades et fait plisser nos yeux encore fatigués. Au fond de la coursive du Palais du Commerce, juste au-dessus de la Java silencieuse, le grand vitrail irradie. En une poignée d’arpèges, Adrian installe sous nos yeux les arcades du Starlight Hotel. La voix qui s’est épaissie au fil des disques nous guide lentement de chambre en chambre, jusqu’à la façade opposée où la rue prend ses aises, où les affaires reprennent. Quelques minutes plus tard, dans le hall, le chanteur se pose sur une chaise pour nous dire la bonne aventure. Tous ceux qui l’écoutent alors savent que l’augure dit vrai, et que chacune de ses prémonitions sera confirmée dans les semaines qui suivront.

 

Voilà plus de quinze ans qu’Adrian Crowley façonne ses chansons sans plan de carrière, sans stratégie media, sans se la raconter, jamais. Son dernier disque, sorti chez Chemikal Underground, est hanté de cordes, de cuivres et de chœurs qui enveloppent sa voix sans jamais affecter la simplicité et l’élégance de l’interprétation. Il suffit de le voir habiter cette fraiche matinée de février pour comprendre qu’il n’a pas grand chose à envier aux plus grands. Et pour s’étonner qu’il ne soit pas encore connu dans nos contrées au-delà du cercle de ses fidèles admirateurs.

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ALB – Le Vidéomusical http://blogotheque.net/2015/06/16/alb-le-videomusical/ http://blogotheque.net/2015/06/16/alb-le-videomusical/#comments Tue, 16 Jun 2015 08:18:21 +0000 http://blogotheque.net/?p=23841 ALB s’appelle en fait Clément. Et Clément est fou. Clément est un tourbillon, un déluge d’énergie, d’idées. Cela se sentait à sa musique joueuse, sautillant entre les genres, cela se devinait en regardant ses clips (dont un se permettait d’envahir votre ordinateur), cela s’est confirmé lorsque nous nous sommes laissés embarquer dans son VidéoMusical.

On va envahir le marché !
Je peux inviter des potes sur un toit, à la cool…
Je connais une chapelle où on peut jouer.
On prend d’assaut un resto ?
J’ai accès au stade de foot, ce serait cool d’y faire le morceau !
Tiens, attend, je vais appeler une fanfare et des choeurs, ce sera chouette sur la pelouse.
Oh ce serait trop bien de filmer ça avec un drone !
Attends, on pourrait aller chanter au Karaoké. Mieux, je vais enregistrer un karaoké de ma chanson, et chanter par dessus au Curt’N Club…

Voilà, on a fait tout ça ensemble. Et c’était une belle aventure, filmée comme si on était dans un autre temps. Un temps d’insouciance.

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Regarder l’océan, Dominique à nu http://blogotheque.net/2015/06/05/regarder-locean-dominique-nu/ http://blogotheque.net/2015/06/05/regarder-locean-dominique-nu/#comments Fri, 05 Jun 2015 13:48:33 +0000 http://blogotheque.net/?p=23807 Un grand frère. Un cousin. Peut-être un père pour les plus jeunes. S’il nous semble faire autant partie de la famille, c’est sans doute parce qu’il n’en a jamais revendiqué aucune. Et quand au retour de quelque voyage à Nanortalik ou Burano son grand corps plein d’absence repasse la porte de la maison, c’est le même rituel : il nous raconte ce que nous n’avons pas vu. Ou oublié.

Puis il y a cette lettre après son prénom, ce A début de tout, nu, anonyme, ouvert sur l’horizon, qui sans doute aussi nous rapproche de lui.

Et enfin ses chansons, magnétiques comme l’aiguille d’une boussole, ces lignes de fuite qui nous rassurent de ne pas en savoir davantage que lui sur l’amour…

Où part-il, ce grand frère, quand il écrit ? Traverse t-il les quais de gare où nous sommes restés ? Longe t-il les bords d’une rivière où jamais nous n’avons voulu plonger ?

Et nous ? Où étions-nous ?

Ses mots reviennent avec lui pour nous le dire.

C’est sans pseudo qu’il signe ses livres mais le plaisir de le revoir passer la porte reste le même.

Proche descendant d‘Y revenir, pèlerinage en enfance, Regarder l’océan, prend les mêmes chemins que son prédécesseur et tisse avec cohérence une bibliographie aux teintes de premières fois, qu’il s’agisse de musique, de baisers, de désirs, d’amitiés ou de ruptures. En un mot : de révélations. Au sens mystique du terme (laissons les people reposer en paix).

Un rai de lumière au-dessus du visage de celle qu’il aime…

La new-wave dans laquelle il entre comme on entre en religion…

Ces chambres d’hôtel qui voyagent avec lui…

Une vieille professeure de chant qui le malmène gentiment…

Le récit est autobiographique et les chapitres courts, dégraissés. Ils se lisent comme l’on rouvre périodiquement les yeux lors d’un long voyage. D’une fenêtre, d’un hublot, Dominique Ané fait briller quand c’est noir autour et écrit des livres comme il compose. En prenant soin de sa nostalgie, pour reprendre ses termes. Penché sur ses souvenirs, son talent indéniable pour l’épure et la simplicité le range paradoxalement du côté « modèle du genre humain » -ce qu’il détesterait lire de lui, j’en suis certain. Mais qu’il le veuille ou non, mettre à jour des tonnes de doutes ou d’amour requiert autant d’épaules que de coeur. Fêlures et forces : un Homme, un vrai.

Et se livrant ainsi, c’est nous qu’il met à nu. Oh, sans le savoir, bien sûr… le garçon n’est pas du genre à nous montrer comment vivre de certitudes et quoi penser. Le doute est son (beau) fond de commerce : face aux sentiments qui constituent l’essentiel de notre être – une once de lâcheté, quelques grammes de violence, des tonnes d’amour déçu ou à revendre – il est comme nous tous.

À ne pas tout comprendre.

À chercher le silence quand tant de mots se battent dans la tête – ou le contraire.

Entre douleur et douceur, il écope sa barque à la main, quand bien même l’eau n’a de cesse de revenir sur ses pas.

Se mettre à nu, écoper : c’est tout ce qu’on demande à un auteur. Et quoiqu’il en dise, Dominique A en a depuis longtemps pris le chemin. Pour qui en douterait encore, ce livre en atteste. Dans l’anonymat récurrent des personnages évoqués, le filigrane des villes, des musiques ou des lieux visités, il cartographie avec une acuité rare un bout de carte de l’âme humaine, ce bel objet baigné d’un sfumato toujours plus ou moins tenace, où la légende en bas n’est pas des plus précises. Où le nord change parfois de direction. S’y trouvent des routes inondables… des rues soumises aux caprices du brouillard… des marécages signifiés par de petites rides semblables à celles de nos yeux après une nuit blanche.

Il n’en faudra pas autant pour Regarder l’océan. Nous le lirons d’une traite, de la source à l’estuaire. Une fois refermé, la ligne d’horizon sera encore là, sous nos yeux.

Il n’est pas exclu de la trouver plus claire que d’habitude.

 

 

Regarder l’océan, Dominique Ané Éditions Stock, 96 pages, 12,50 euros. Existe en version numérique Dominique A est en tournée en France en ce moment. Toutes les dates sont par là.

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SOAK http://blogotheque.net/2015/06/03/soak-2/ http://blogotheque.net/2015/06/03/soak-2/#comments Wed, 03 Jun 2015 13:12:25 +0000 http://blogotheque.net/?p=23802 Une idée présentée simplement et avec sincérité est souvent irréfutable.

Nos vies peuvent basculer d’un moment à l’autre, et l’art est là pour réconforter ou contrer l’imprévu.

Dans le cas de Bridie Monds-Watson, dont la brève existence lui a déjà permis d’accumuler plus de choses à dire que la plupart de ses aînés, la musique est là pour apaiser et donner des clés. Un nouveau souffle pour renaitre.

 

Traduit par Dylan Hofstetter

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One Night Stand #1, la suite http://blogotheque.net/2015/06/01/one-night-stand-1-la-suite/ http://blogotheque.net/2015/06/01/one-night-stand-1-la-suite/#comments Mon, 01 Jun 2015 13:42:53 +0000 http://blogotheque.net/?p=23822 On vous l’annonçait il y a deux semaines : l’inépuisable Gaspar Claus s’est lancé, en mai, dans un nouveau projet démesuré, One Night Stand. Onze musiciens (Sufjan Stevens, Bryce Dessner de The National, Jessie Stein de The Luyas, David Moore de Bing and Ruth, Rémi Alexandre de Syd Matters et Shorebilly, Ben Greenberg de The Zs/The Men/Hubble/Uniform, Jessica et Andy de She Keeps Bees, Emil Bognar-Nasdor de Dawn of Humans, Mauro Remiddi de Porcelain Raft, Pedro Soler, et Gaspar lui-même), onze projets de morceaux, une nuit de concert dans une salle de Brooklyn pour les construire en duo, en petit groupe ou tous ensemble, et un double-album vinyle en édition très limitée disponible via une campagne de crowdfunding sur le site Microcultures.

À l’annonce du projet, on vous avait donné à écouter un bien chouette extrait de ce double-album sous les traits de “Lines & Drones”, morceau composé pendant la soirée par Bryce Dessner et Clara Claus, la sœur plasticienne de Gaspar.

Ainsi qu’une première vidéo : le morceau “Talk To Me” de Mauro Remiddi de Porcelain Raft feat. l’intégralité du beau casting de One Night Stand #1 Brooklyn (dont vous pouvez aussi écouter les bons mots à propos du projet ci-dessous)

 

Après la vidéo de Bryce et Clara dévoilée sur Pitchfork aujourd’hui, on vous propose cette semaine de voir un mash-up de la soirée filmé par notre réalisateur new-yorkais Derrick Belcham. C’est en noir et blanc, il y a du Sufjan et beaucoup d’instruments dedans, et ça vous donnera une meilleure idée du processus de création qui aura permis de créer ce disque unique.

 

Trois avant-première ont aussi eu lieu la semaine dernière – le très beau morceau de Rémi Alexandre sur les Inrocks.com, celui, non moins magnifique, de Jessica et Andy de She Keeps Bees sur Slate.fr, et enfin le morceau équilibriste de Jessie des Luyas sur le site britannique Line Of Best Fit -, qu’on ne peut que vous conseiller d’aller écouter.

On vous rappelle que vous pouvez acheter le vinyle de One Night Stand uniquement via Microcultures et jusqu’au 30 juin seulement. Dépêchez-vous, il est en édition limitée et ne sera plus jamais disponible après, comme Gaspar vous l’explique dans sa vidéo de présentation du projet.

 

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