La Blogothèque http://www.blogotheque.net Fri, 29 Apr 2016 12:08:34 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.8.1-alpha Gaspar Claus & Pedro Soler – La Petenera (excerpt) http://blogotheque.net/2016/04/29/gaspar-claus-pedro-soler-la-petenera-excerpt/ http://blogotheque.net/2016/04/29/gaspar-claus-pedro-soler-la-petenera-excerpt/#comments Fri, 29 Apr 2016 12:08:34 +0000 http://blogotheque.net/?p=24775 C’est un père et son fils, une guitare et un violoncelle. Nous les avons filmés dans la chaleur du Sud de la France, dans des salles de concert et des déserts. Nous les avons suivis au fil des années, les avons maintes fois racontés, et je pense que jamais je ne pourrai dépasser le premier texte que ces deux-là m’ont inspiré, il y a huit ans déjà.

Je ne me lasserai jamais de cette danse, de cette interaction, de Gaspar qui ne regarde nulle part, de Pedro qui regarde Gaspar. C’est cette fois-ci en Islande, où les deux étaient partis enregistrer leur album qui au final s’est fait ailleurs. Colin était avec eux, il en a tiré un beau film sur les fantômes. Ce Concert à emporter en est extrait.

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Okay Kaya http://blogotheque.net/2016/04/27/okay-kaya/ http://blogotheque.net/2016/04/27/okay-kaya/#comments Wed, 27 Apr 2016 13:34:13 +0000 http://blogotheque.net/?p=24736 Les chansons d’Okay Kaya ont toute en commun une lenteur exceptionnelle. Elles se déploient chuchotées, prennent chacune le temps d’arriver, comme si elles étaient conscientes de la fragilité de la voix qui les porte. Peut-être est-ce parce que Kaya est grande et mince, qu’elle a appris à faire sienne une délicatesse démesurée, afin de ne pas se cogner, afin d’être en instable harmonie avec le monde.

Et c’est tellement doux, tellement bas, qu’elle a beau être la moins bruyante, elle est celle vers qui on tend l’oreille. Pour que peu à peu, on soit si près que les tintements des verres et des assiettes deviennent à peine plus qu’un brouillard.

Il y avait eu une chanson chantée comme celle-ci, chuchotée à un seul et enregistrée dans la multitude. C’était “If I ever love someone” de My Brightest Diamond. Je suis heureux de la parenté de ces deux concerts à emporter.

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Replay : tous les concerts du Arte Concert Festival 2016 http://blogotheque.net/2016/04/20/replay-les-concerts-du-arte-concert-festival-2016/ http://blogotheque.net/2016/04/20/replay-les-concerts-du-arte-concert-festival-2016/#comments Wed, 20 Apr 2016 10:22:52 +0000 http://blogotheque.net/?p=24732 C’était ce weekend, on a encore du mal à s’en remettre, mais c’était fou, et beau (et fou) (et beau).

De nos chouchous de Ought à Anna B. Savage dans l’entre-foyer de la Gaité, de Nada Surf au merveilleux retour de The Divine Comedy, de la soirée électro avec Carl Craig, Brandt Brauer Frick, HVOB, Kiasmos, André Bratten, GordonChloé et Ivan Smagghe, à la soirée piano menée par les prodiges Lubomyr Melnyk, Grandbrothers, Francesco Tristano & Bruce Brubaker, et terminée en apothéose par Patrick Watson, feat. Matthieu Chedid et Marie-Pierre Arthur, vous pouvez dès maintenant revoir tous les concerts de la première édition du Arte Concert Festival sur le site d’Arte Concert, et ci-dessous.

Parce qu’on a vécu un moment incroyable avec notre BFF canadien, on vous conseille vivement de commencer par le concert intégral de Patrick Watson, qui s’est fini, en acoustique, dans le foyer de la Gaité Lyrique.

Ought

Nada Surf

Anna B. Savage

The Divine Comedy

HVOB

Brandt Brauer Frick

Carl Craig

Kiasmos

Gordon

André Bratten

Chloé B2B Ivan Smagghe

Lubomyr Melnyk

Grandbrothers

Francesco Tristano & Bruce Brubaker

Patrick Watson & friends (feat. Matthieu Chedid & Marie-Pierre Arthur)

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The Strangest Creature on Earth. http://blogotheque.net/2016/04/13/strangest-creature-earth/ http://blogotheque.net/2016/04/13/strangest-creature-earth/#comments Wed, 13 Apr 2016 12:07:12 +0000 http://blogotheque.net/?p=24725

Un Concert à emporter consiste souvent à enregistrer et à filmer une chanson que l’on connaît, dans des lieux qu’on ne connait pas. On espère secrètement en froisser la défroque, lui extirper un peu de beauté franche, la prendre à une autre température, ou – pourquoi pas ? – faire exister chez elle une possibilité que le travail en studio n’avait pas exploré.

Il arrive, et c’est plus rare, qu’il devienne un moment de création complète. C’est ce qui nous est arrivé quand les OISEAUX-TEMPÊTE ont joué “The Strangest Creature on Earth”, un morceau sorti de nulle part, ex nihilo et parti d’un seul jet, pendant cette session qui nous avait permis de capter plus tôt dans l’après-midi “Ütopiya/On Living”.

On se souvient des feuillets épars, les quelques vers du rougeoyant Nazım Hikmet : «Tu es terrifiant, mon frère,/ Comme la bouche d’un volcan éteint.» La lumière au dehors était déclinante. On assista d’abord à un changement de configuration qui fut aussi la naissance d’un nouveau foyer. Au vide laissé au centre de la configuration circulaire succéderait un harmonium totem. Un reed-organ plus précisément. On apprend qu’il fut probablement construit en 1906 à Brattleboro en Utah. On avait posé une lampe dessus juste à côté d’une figure égyptienne en position christique. Par dessus l’épaule, on voyait des mains officier, de l’ivoire des tirants aux touches du clavier, poussant-tirant-ajustant, pour aller ensuite mimer un peu fébriles quelques accords fictifs. Elles se poseraient ensuite sur les cuisses, renonçant momentanément à l’affairement, et les pieds viendraient prendre position sur le pédalier.

Il y eut ensuite le poème sur lequel on s’accorde en quelques mots et regards. « Comme le moineau, mon frère,/Tu es comme le moineau,/dans ses menues inquiétudes. » On se rapproche. Une autre bouche s’approche d’un bec, les lèvres se posent au plus près de l’anche, les doigts courent le long du corps cylindrique sur un jeu d’anneaux et de clés, se déliant sur des sons lâchés staccato, puis sur des suites plus sinueuses, cahotantes et irrégulières. Le plancher craque sous les pas tandis que les paradoxes de Nazım s’égrènent : «Tu es comme le mouton mon frère, quand le bourreau habillé de ta peau/quand l’équarrisseur lève son bâton/tu te hâtes de rentrer dans le troupeau/et tu vas à l’abattoir en courant presque fier ». On commence à comprendre de quoi ça parle. C’est la voix de Jos qu’on entend. Il marmonne. Il ressasse. Il y a bien dû y avoir quelques vannes ou vacheries entre temps. De l’autre côté, l’archet posé sur la six cordes est tendu. Le corps est courbé, penché sur l’ouvrage, et le bras levé. Puis les pieds ont dû commencer à actionner le pédalier, le vent s’est engouffré, les anches ont vibré et ils y sont allés. Ce sont les images qu’on a gardées. De mémoire. Puis on s’est éclipsé. Le reste, on ne l’ a pas vu.

« Comme le scorpion, mon frère, tu es comme le scorpion/ dans une nuit d”épouvante ».

Le reste est cette sacrée chaire de poule restée absolument intacte qui vous prend à l’écoute de “The Strangest Creature on earth”. On a pu l’entendre derrière une cloison pendant qu’Elie filmait,  comme vous pourrez l’entendre sur ce nouvel album intitulé UNWORKS & RARITIES (Subrosa) qui sortira le 4 mai prochain. Il existe des images de ce moment-là, mais le morceau existe sans, depuis le début, et l’on ne mentirait guère si l’on vous dit que son pouvoir de suggestion n’en est que décuplé. Il est des objets que l’art judicieux doit offrir à l’oreille et reculer des yeux disait un partisan des Anciens. Il est vrai que l’on peut préférer la figure à l’objet, la rêverie que la figure suggère aux circonstances réelles. On peut aussi considérer que cette image de Saint ou de cet Empereur d’Orient au visage effacé, raturé, qui orne la pochette vous en dise beaucoup plus, au fond, sur l’étrange créature que ce que nous avions pu saisir à la caméra, de ces corps en mouvement et à l’oeuvre : les tensions qu’elle dessine entre la présence et l’absence, la puissance et sa vanité, le sacré et le sacrilège, entre la vénération des images et leur détestation, l’ouvert et le clos, le visible et l’invisible.

“Tu es la plus étrange des créatures, en somme,/Plus drôle que le poisson…”

Il y avait Frédéric D. Oberland au Reed-organ, Stéphane Pigneul à la basse VI, G.W. Sok au chant et Gareth Davis à la clarinette basse. C’est Guillaume de la Villeon qui avait assuré la prise de son.

Les OISEAUX TEMPÊTE sont en concert au Badaboum (le 13/04, à Paris) et peut-être pas très loin de chez vous ces prochains jours. Ils passent notamment au Printemps de Bourges. Courez les voir, ils reviennent de Beyrouth et ont probablement plein de choses à vous raconter et à vous faire écouter.

Le Concert à emporter des OISEAUX-TEMPÊTE : http://www.blogotheque.net/2016/01/13/oiseaux-tempete-feat-gw-sok-gareth-davis/

Le site des OISEAUX-TEMPÊTE : http://www.oiseaux-tempete.com/tour.html

Extraits de “Dünyanın en tuhaf mahluku” dans la traduction de Munevver Andac et de Guzine Dino (Nrf/Poésie/Gallimard).

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Le Arte Concert Festival en détail http://blogotheque.net/2016/04/11/le-arte-concert-festival-en-detail/ http://blogotheque.net/2016/04/11/le-arte-concert-festival-en-detail/#comments Mon, 11 Apr 2016 09:48:36 +0000 http://blogotheque.net/?p=24713 Le Arte Concert Festival, c’est ce weekend !

Du 15 au 17 avril, à la Gaité Lyrique, se succèderont The Divine Comedy, Nada Surf, Ought, Patrick Watson, Francesco Tristano et Bruce Brubaker, Carl Craig, Kiasmos et bien d’autres.

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir de places (eh oui, le festival est complet), la bonne nouvelle, c’est que nous poserons nos caméras à la Gaité dès vendredi pour filmer tous les concerts du festival qui seront retransmis, en direct, sur Arte Concert (et sur Arte, la chaine, pour une partie de la soirée du samedi, sisi).

Autre bonne nouvelle : pendant toute la durée du festival, vous pourrez aussi revoir un paquet de lives et de concerts privés rediffusés exceptionnellement sur Arte Concert – cela inclut les Soirées de Poche de Beirut, Vampire Weekend, Feist et Son Lux.

Les horaires de chaque concerts et de tous les évènements libre d’accès (projections, ateliers pour enfants avec Gordon et Grandbrothers, brunch, carte blanche Inrocks Lab, Club Docu de Konbini) qui auront lieu autour du festival sont à retrouver ci-dessous.

(Cliquez sur l’image pour l’ouvrir en grand)

ARTECONCERT_lineup-web

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Arte Concert Festival, du 15 au 17 avril 2016 à La Gaité Lyrique Toutes les infos sur le site d’Arte Concert et de la Gaité Lyrique.

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Bitch better have my Money http://blogotheque.net/2016/04/07/bitch-better-money-2/ http://blogotheque.net/2016/04/07/bitch-better-money-2/#comments Thu, 07 Apr 2016 09:12:58 +0000 http://blogotheque.net/?p=24702 Il était 15h – 15h30 peut-être – un vendredi après-midi d’automne. Je venais de rentrer d’un studio de banlieue parisienne où on m’avait convoquée pour jouer les doublures talons d’une actrice pour l’un de nos films (véridique). Un peu plus tôt dans la semaine, Simon de Bella Union m’avait envoyé l’album de Money, lequel attendait depuis sagement que je trouve le moment idéal pour l’écouter.

Le bureau était calme. Chacun vaquait à ses occupations dans le silence le plus complet, alors j’ai enfilé mon casque, je me suis coupée du monde, j’ai mis le volume au maximum, et j’ai appuyé sur play sans me douter que quelques minutes plus tard, j’allais devoir essuyer discrètement les larmes qui coulaient de façon tout à fait désordonnée le long de mes joues.

J’aimerais expliquer ce qui s’est passé de la manière la plus juste qui soit, mais je sais déjà que je n’y arriverai pas aussi bien que je le voudrais. Le mieux que je puisse faire, c’est peut-être de dire que c’était avant tout une réaction physique, une décharge électrique puissante, étourdissante, mais pas écrasante. Un peu comme dans ces films où le personnage principal se retrouve pris dans un tourbillon d’émotions trop fortes pour être disséquées convenablement, trop brutes pour être identifiées sur le moment. Ou comme ces déluges d’été qui se déchainent pendant de longues minutes avant de laisser soudainement place au soleil, aveuglant, entre des amoncellements de nuages noirs menaçants.

“What I’m trying to say it’s that I don’t want to be god
I just don’t want to be human”

J’ai toujours été fascinée par les orages, par leur facilité à passer de la violence la plus pure au calme le plus total, de la noirceur à la lumière en une fraction de seconde – clac ! -, et je crois que c’est exactement ce que Suicide Songs m’a fait, en particulier “I Am The Lord”, “I’m Not Here” et “Night Came” dont je ne me remets toujours pas.

Jusqu’à sa conclusion, le tremblant, titubant et diablement beau “Cocaine Christmas And An Alcoholic’s New Year”, j’ai pris cet album en pleine tête, comme lorsqu’on fonce dans un mur après une course folle – sauf qu’ici, le mur s’ouvre au premier accroc, et on se retrouve, sans bien comprendre comment, de retour au point de départ. Un mythe de Sisyphe mélodique.

“If I can give you a piece of myself
I would give you a box of night”

Avant même de finir de l’écouter, je savais déjà que Suicide Songs allait devenir l’un de ces rares disques qui me porteraient pendant des années. Un album que j’allais écouter compulsivement, certes, mais aussi pas n’importe où et pas n’importe quand. En haut de mes montagne. Sur les longues routes désertes d’Islande, au milieu des champs de lave. La nuit, en traversant Paris vidée de sa vie. La nuit, surtout.

Sauf que nous étions l’après-midi du vendredi 13 novembre. Et que tout allait basculer.

“Night came very fast
As if it had fallen over drunk”

Pendant des jours, calfeutrée chez moi, hagarde, je n’ai plus pu écouter de musique. Des heures de silence et de vide qu’un seul disque est pourtant venu combler : celui de Money.

J’étais terrifié à l’idée de l’intégrer à cet après où rien n’avait de sens. Non pas parce que je ne voulais pas l’associer à la mort et la torpeur, mais parce que l’effet qu’il m’avait fait la première fois, cet “avant” dont ma mémoire ne garde aujourd’hui que des souvenirs flous, était tellement démesuré que je craignais de m’effondrer, avalée par ce trop plein d’émotions.

Je me trompais.

“All my life, I’ve been searching for something
So I always ended up with nothing”

Chacun des titres de Suicide Songs est une tempête intérieure, mais aussi une lumière inouïe au milieu de l’infinie obscurité.

Ces notes de guitares pleine de reverb qui sentent presque la quiétude de l’été. Ces percussions qu’on semble caresser pour ne pas les blesser. Ce timbre indéfinissable, entre l’appel à l’aide et la plénitude absolue. Cette lenteur, trop rare dans un monde où le calibre d’une popsong ne devrait soit-disant pas dépasser les deux minutes trente. Ces cuivres plaintifs à la majestueuse mélancolie. Ce tourbillon de mots qui dansent comme s’ils avaient été cousus ensemble par les plus délicates des mains; d’arrangements à en perdre la tête; de cordes qui grimpent le long des murs; de choeurs célestes venus d’un autre monde. Ce déchainement de sons, d’instruments, d’assemblages complexes qui jouent aux montagnes russes. Et cette voix, toujours, fil d’Ariane au milieu du chaos, qui s’emballe comme si elle perdait pied, explosant à la surface avant de replonger, remonter, replonger, remonter, invariablement.

Et puis plus rien.

“When I was a child I made a deal against the sun
That if it died out that I would carry on
So you can feel and you can see
That it’s all real
And you won’t have to cry”

La tempête est passée. Personne n’en est sorti indemne. Elle a laissé des traces visibles, mais aussi un nouvel espoir chevillé au corps.

Je n’ai jamais été dans l’oeil d’un cyclone, mais j’imagine que ce bref sentiment d’apaisement avant le retour des éclairs et des bourrasques s’approche de ce que Suicide Songs a réussi à faire musicalement. Il porte en lui, dans l’agencement de ses notes, dans sa construction mélodique et dans la manière dont il est enluminé par les poèmes de Jamie Lee, la folle espérance qu’une porte de sortie existe toujours, qu’il y a bien une fin au tunnel. Une respiration possible. Cet air qui me manquait cruellement dans les semaines qui ont suivi ce vendredi 13 novembre. Cet air qui me manque aussi quand la vie finit inévitablement par devenir étouffante.

“I’m married to the sky
I’m a servant of the hour
I’m open as time
And I’m perfect without power”

Depuis, j’écoute Suicide Songs en boucle, n’importe où, n’importe quand. Le jour. La nuit. Sous terre. En l’air. Dans mon lit. Dans celui des autres. Dans des lieux idylliques. Dans les endroits les plus glauques. Quand j’arrive en haut de l’escalator et que le jour m’aveugle d’un coup. Quand je roule trop vite. Quand les heures avancent trop lentement. Quand j’ai besoin de reprendre haleine sans me sentir étranglée. Comme si chaque chanson était le début d’une perpétuelle épiphanie. Comme une délivrance insoupçonnée quand l’asphyxie approche.

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Suicide Songs est disponible sur le site de Bella Union.
Toutes les dates de concert du groupe sont à retrouver sur le site de Money.

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La grande évasion http://blogotheque.net/2016/04/07/la-grande-evasion/ http://blogotheque.net/2016/04/07/la-grande-evasion/#comments Thu, 07 Apr 2016 06:24:07 +0000 http://blogotheque.net/?p=24710 Brighton, son Pier, sa météo pas toujours clémente et surtout, son Great Escape, festival de découvertes musicales qui investit chaque année, au printemps, la ville pendant trois jours.

Avant de sauter dans l’Eurostar et d’aller écumer tous les bars et salles de concert de la ville le mois prochain, on a essayé de démêler la (très) longue programmation du festival britannique pour lister quelques uns de nos favoris pour l’édition 2016.

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Isaac Gracie
Il a suffit d’un email pour que l’on tombe amoureux d’Isaac Gracie, de ses cheveux savamment mal peignés et de sa voix à la Jeff Buckley qui aurait mangé Kurt Cobain (sans sauce). On est apparemment pas les seuls puisque Huw Stephens, qui a invité le jeune homme à jouer sur la scène de la BBC à Austin, n’en finit pas non plus d’encenser le songwritter anglais qu’on a donc hâte de voir en live pour la première fois.

Diet Cig
D’un côté, Alex, guitariste, chanteuse, pile électrique. De l’autre, Noah, batteur monté sur ressorts. Ensemble, ils forment Diet Cig, duo Marsupilami au rock lo-fi parfait pour un road-trip d’été cheveux au vent.

Jacob Collier
Jacob Collier, c’est un peu comme si ton petit frère de 15 ans se mettait à chanter et que sortait de sa bouche une voix de jazzman du Montreux Jazz Festival. Star de YouTube (ahem), adoubé par Dieu Quincy Jones, le multi-instrumentaliste sait à peu près tout chanter et tout jouer. Confirmation au Great Escape ?

Blaenavon
Ils n’étaient même pas majeurs quand on les on avait fait jouer à l’une de nos soirées d’été il y a trois ans. Impressionnants de maîtrise, carrés jusque dans l’explosion juvénile, le rock de Blaenavon nous avait tellement bluffé qu’on n’avait plus pu décrocher de leurs ep pendant de longs mois, avant de les revoir au Great Escape 2014. L’obsession est revenue depuis qu’on a recroisé le trio à SXSW cette année (et vue cette vidéo) : voix aussi mélancolique qu’enragée, riffs lunaires, percussions taillées au scalpel – les Anglais devraient revenir, on l’espère, avec de nouveaux titres cette année qu’on aura peut-être la chance d’écouter au festival.

Sudakistan
Ça sent le souffre chez Sudakistan, et ce n’est pas pour nous déplaire. On a plus vraiment l’âge de pogoter, mais on va quand même certainement le faire au concert de ces Suédois au nom de ville imaginaire digne d’une BD d’Hergé et au rock bordélique et crade comme on les aime.

Mothers
Ok, on triche un peu : ce sont des copains des Districts, nos chouchous découverts il y a deux ans au festival, et ils ont tournés avec Of Montreal. Menés par Kristine Leschper, guitariste au timbre céleste, le quartet navigue aisément entre rock orchestral et rock nineties de slacker.

Bayonne
C’est aérien et tribal, illuminé et répétitif, et on a bien du mal à mettre un nom sur les boucles mélodiques de ce producteur d’Austin qu’on découvrira pour la première fois en live.

Kojey Radical
On aime le flow rapide de ce poète, danseur et musicien londonnien, ses productions dépouillées et leur ambiance de fin du monde.

Alice Phoebe Lou
À 17 ans, Alice quitte son Afrique du Sud natale pour venir jouer dans les rues de Paris. Quelques années plus tard, c’est en première partie de la légende Sixto Rodriguez qu’on la retrouve, guitare en main, voix de coton bâtie pour les mélodies orchestrales. Son premier album, prévu ce mois-ci, va faire tourner bien des têtes, on en est sûr.

Makeness
La meilleure façon de planner et de danser jusqu’à l’aube, sans la moindre drogue. On se remet difficilement de la découverte de l’électro contagieuse (et ultra-efficace) de ce producteur écossais signé chez Handsome Dad Records, ancien label de Spring King, co-fondé par le batteur de Money (oui, la scène musicale de Manchester est très incestueuse).

Let’s Eat Grandma
Elles ont des voix d’enfants, des cheveux longs bouclés, et un gros penchant pour les harmonies vocales angéliques, et la pop lente, minimaliste (et le saxophone). Quelques rares titres trainent ça et là sur l’Internet mondial et on est très curieux de voir ce que ce duo signé chez Transgressive donnera sur scène après le visionnage de l’unique vidéo live du groupe.

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L’édition 2016 du Great Escape se tiendra du 19 au 21 mai à Brighton.
Retrouvez le line-up intégral du festival par ici.

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Troy Von Balthazar http://blogotheque.net/2016/04/06/troy-von-balthazar-4/ http://blogotheque.net/2016/04/06/troy-von-balthazar-4/#comments Wed, 06 Apr 2016 13:26:56 +0000 http://blogotheque.net/?p=24705 Une belle journée de fin d’été. Le bruit du vent dans les feuilles. La voix pleine de mélancolie de Troy Von Balthazar. Et ce titre, à fleur de peau, aussi doux qu’amer, chanté de la manière la plus brute, dépouillée et simple qui soit.

C’était dans le Lubéron à la Maison de l’Aiguebrun, et cela faisait longtemps qu’on attendait de le partager avec vous.

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Andy Shauf http://blogotheque.net/2016/03/31/andy-shauf-2/ http://blogotheque.net/2016/03/31/andy-shauf-2/#comments Thu, 31 Mar 2016 13:14:55 +0000 http://blogotheque.net/?p=24684 C’était au Great Escape 2015. Étonnamment, il faisait beau à Brighton, et c’est d’un pas décidé que l’on se dirigeait vers l’une des nombreuses salles du festival pour y voir celui que l’on avait découvert quelques semaines auparavant en écoutant la longue liste d’artistes programmés cette année-là : Andy Shauf.

Le Canadien jouait en début de soirée, non loin de la plage, et c’est avec une joie non-dissimulée et presque un peu de fierté que nous étions arrivés – miracle – en avance à son concert.

La salle était bondée de gens trépignant d’impatience, quand soudain, Andy s’était installé, seul, derrière un clavier. Étrange : on croyait jusque-là que le jeune homme était à la guitare et accompagné d’un groupe ? Peut-être le Canadien avait-il décidé de faire un concert solo au piano ?

 

Premier morceau : le doute s’épaissit. Mais quelle est donc cette mélodie de supermarché qui s’échappe du clavier du jeune premier ? Et cette voix de chanteur de kermesse ? Pouvait-on s’être trompé à ce point ?

Autour de nous, personne ne bronche. Les gens dansent, chantent les paroles d’une pop dégoulinante et mièvre, à mille lieues des comptines gracieuses de Shauf.

On sonde un collègue par texto :
Euh, ça va pas du tout là Andy Shauf ?
- “Tu rigoles ? C’était hyper beau.
Non mais là, c’est insupportable cette pop de vendeur d’encyclopédies.
- “Mais, tu es à quel concert ? Celui d’Andy est fini depuis 2h.

 

On ne saura jamais devant qui on s’est retrouvé, par accident, ce soir là. Une chose est sûre : ce n’était pas Andy Shauf, dont le concert avait été avancé à la dernière minute dans une autre salle du festival – pas merci le Great Escape et le wifi quasiment inexistant.

Rendez-vous raté donc, mais pas totalement perdu puisque c’est par une magnifique et brûlante journée d’août que nous avons finalement emmené Andy et ses trois complices se promener dans les rues presque désertes de Paris pour confirmer que le jeune homme est un songwriter précieux qui raconte la vie (des autres) dans des popsongs tout en rondeurs et des rêveries folk dont la mélancolie n’éclipse jamais totalement le soleil.

Ils y ont joué “Jenny Come Home” et “The Worst in You”, nouveau titre de leur album à venir en mai, avant que le jeune Canadien empoigne une guitare et livre une version solo dépouillée de “My Dear Helen”. Et dire qu’on aurait pu totalement passer à côté de la beauté des chansons d’Andy Shauf à cause d’un bête changement d’horaire et d’un sacré malentendu.

 

L’album d’Andy Shauf, The Party, sortira le 20 mai chez ANTI-.

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Kevin Morby http://blogotheque.net/2016/03/31/kevin-morby-3/ http://blogotheque.net/2016/03/31/kevin-morby-3/#comments Thu, 31 Mar 2016 08:58:17 +0000 http://blogotheque.net/?p=24693 Il y a quelques semaines, nous avons invité l’un de nos chouchous, Kevin Morby, pour une de nos Soirées de Poche. Le résultat est ici, avec en bonus, une cover de Bob Dylan, et Will de Whitney à la trompette.

 

Kevin Morby sera en concert le 6 mai à La Maroquinerie.

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