La Blogothèque http://www.blogotheque.net Fri, 24 May 2013 10:35:48 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.5.2-alpha Une sagesse d’enfant : interview avec Skating Polly http://blogotheque.net/2013/05/23/une-sagesse-denfant-interview-avec-skating-polly/ http://blogotheque.net/2013/05/23/une-sagesse-denfant-interview-avec-skating-polly/#comments Thu, 23 May 2013 10:45:17 +0000 Dexter Blumenthal http://blogotheque.net/?p=21191 J’entends d’autres groupes de gamins chanter « je suis amoureux » et là j’ai envie de leur dire « non t’es pas amoureux, t’as 12 ans ». – Kelli Mayo

C’est par un dimanche ensoleillé, perché sur le balcon d’un appartement dans un quartier tranquille de la banlieue parisienne, que je parle au téléphone avec les Skating Polly. Je perçois clairement les voix éraillées de Peyton Bighorse et Kelli Mayo qui me parlent depuis chez elles, en Oklahoma. Elles ont joué la nuit dernière et semblent ravies d’êtres rentrées à la maison.

C’est en 2009, lors d’une jam session improvisée pour Halloween, que les demi-sœurs Kelli (13 ans) et Peyton (17 ans) ont commencé à se produire sous le nom de « Skating Polly ». Quand je leur demande ce que signifie ce nom, Kelli me répond : « On voulait quelque chose d’ironiquement enfantin».  Je ne peux m’empêcher de sourire alors qu’elle continue à m’expliquer en quoi ce nom, Skating Polly, est censé évoquer  la tension entre leur jeune âge et la spontanéité de leur musique : « Nous sommes jeunes mais nous essayons de ne pas agir comme des gamines lorsque nous faisons de la musique. On aimait bien jouer sur l’opposition entre l’image dure de filles qui font du skate et le côté féminin, délicat du nom ‘Polly’, qui désigne souvent une princesse».  Elles poussent le détail : le « K » de Skating fait référence à Kelli tandis que le « P » de Polly rappelle Peyton.

Les Skating Polly ne sont pas des gamines. Elles n’écrivent pas des chansons qui parlent d’amour, elles n’auraient pas grand-chose à raconter sur le sujet. On ne leur donne simplement pas d’âge et leurs paroles peuvent toucher n’importe qui. Leurs chansons finissent même par vous tirer les larmes, sans raison particulière. Peut être est-ce cette belle expression, “Lost wonderfuls”, qui fait remonter les émotions à la surface, sans que vous puissiez l’expliquer.

Sauf que « Lost Wonderfuls » n’est pas une réflexion nostalgique sur une quelconque perte, mais une histoire d’agence gouvernementale secrète. Peyton et Kelli ne prennent pas les paroles trop au sérieux, le but n’est pas forcément de leur donner un sens. Elles répètent “placer” dans la chanson du même nom, juste parce qu’il “sonne sonne bien avec la musique”. Que veut dire ce mot ? Kelli elle-même ne pourrait pas vous le dire, mais qu’importe : ici, il fait sens. Vous n’aviez pas entendu une chanson punk aussi pure et évocatrice depuis.. Debaser. Skating Polly explore une multitude de genres sans perdre sa patte, ou ce timbre de voix si particulier. « J’essaie toujours de faire ressentir que c’est moi, derrière la musique, même si on change de genre » explique Kelli. Parmi leurs influences, elles citent Johnny Cash, Nirvana ou Babes in Toyland. Sur leur disque on trouve tout aussi bien une chanson “à la Beirut” au ukulele, un morceau de piano répétitif et simple à l’extrême, et  le cri ardent de « Placer ».

Pour un couple d’adolescentes qui a pris pour mentors Exene Cervenka ou Kliph Scurlock des Flamings Lips, Peyton et Keli sont admirablement modestes : « J’ai toujours pensé, pour ma part, que je ne pouvais pas jouer de tout » admet Kelli. L’une et l’autre jouent de la guitare, de la batterie, du synthé, de la basse et d’un instrument fait maison appelé la « bassitar ».

La Bassitar est une guitare composée de deux cordes de basses séparées d’une quinte, fabriquée par le père de Kelli à l’époque où ses doigts étaient encore trop petits pour jouer avec une six cordes. Elles ont passé déjà pas mal de temps dans cette industrie dominée par le regard des autres et les jugements à l’emporte pièce, et elles ont su en tirer les leçons. Cela s’entend dans l’aplomb de leur voix : petites certes, mais sûres d’elles.

Peyton raconte ainsi l’époque où elles ont ouvert pour Band of Horses : «Je n’avais pas remarqué sur le coup que les gens dans le public nous huaient. C’est après le concert que notre famille nous l’a dit : ils avaient tous l’air de s’ennuyer. Ça m’a fait rire». Kelli ajoute : « Quand je vois les gens se boucher les oreilles et dire que ce n’est que du bruit, qu’ils n’aiment pas ça, je le prends avec humour et je joue plus fort. C’est mon caprice. » Un public non réceptif, c’est le pire cauchemar de tout groupe. Sauf que dans le cas de Skating Polly, ce public est deux fois plus âgés qu’elle. Mais elles s’en fichent. Elles sont imperturbables.

Les Skating Polly sont juste deux optimistes. Entre chaque répose, des réponses aussi honnêtes et réfléchies que celles d’un adulte, elles pouffaient. Elles racontent qu’on les a huées sur scène et elles en rigolent. Les Skating Polly ne sont pas un groupe de gamines, mais elles rappellent ce que c’est que d’être un enfant, de n’être pas encore lesté du poids des années. Il y a une certaine sagesse dans leur musique, à la fois insouciante et déterminée. « Avec Peyton, on a prévu de faire ça toute notre vie ! ». Je n’ai aucun doute là-dessus, elles tiendront leur promesse.

Bonus : “Walking With Jesus (Spacemen 3 cover),” Skating Polly feat. Depth & Current

(Traduit par Manon Deruytere)

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Sparrow and the Workshop – The faster you spin http://www.blogotheque.net/bloc/sparrow-and-the-workshop-the-faster-you-spin/ http://www.blogotheque.net/bloc/sparrow-and-the-workshop-the-faster-you-spin/#comments Wed, 22 May 2013 08:10:04 +0000 Rockoh http://www.blogotheque.net/?post_type=bloc&p=21221 Une vidéo à l’image de la musique du groupe, de plus en plus brute et obsédante. Sparrow and the Workshop, ce sont les Sons and Daughters qui auraient fauté avec les Teenage Fanclub, soit presque ce que le rock écossais a donné de meilleur depuis vingt ans. Murderopolis, leur excellent troisième album, est déjà disponible chez Song By Toad Records.

 

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Pain Noir, le nouveau St Augustine http://blogotheque.net/2013/05/21/pain-noir-le-nouveau-st-augustine/ http://blogotheque.net/2013/05/21/pain-noir-le-nouveau-st-augustine/#comments Tue, 21 May 2013 17:40:05 +0000 Chryde http://blogotheque.net/?p=21218 Je ne lui ai pas dit, mais sur le coup, j’ai eu peur. J’ai connu nombre de groupes ou de chanteurs français qui avait commencé en Anglais avant de revenir à leur langue natale, et ça n’avait que très rarement été heureux. Mais j’aimais le nom du projet : Pain Noir. Il y avait une rugosité, une sécheresse évidente dans ce nom, presque brutal.

Quelques semaines plus tard, voici les nouveaux morceaux : “L’Arme”, et “La Retenue”. Ils ont été diffusés hier dans l’excellente émission Label Pop de France Musique. Et toute crainte est dissipée. On n’a pas perdu au change, on retrouve sur “La Retenue” cette voix familière, travaillée sur le même métier que celle de Bill Calahan, qui sait si bien tenir la lenteur, prendre ses montées avec assez de patience pour ne pas trahir l’émotion.

Et puis “L’Arme”, dont la filiation saute aux oreilles dès les premières secondes : on a l’impression de retrouver le M. Ward des premiers disques, sa trompeuse légèreté. Et l’on se rend compte que c’est sans doute en Français que St Augustine – Pain Noir exprime le mieux son américanité, même si ce mot n’existe pas vraiment.

Il y en aura d’autres. Vite, nous espérons. Car c’est un beau (nouveau) départ.

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The Baptist Generals – Fly Candy Harvest http://www.blogotheque.net/bloc/the-baptist-generals-fly-candy-harvest/ http://www.blogotheque.net/bloc/the-baptist-generals-fly-candy-harvest/#comments Sun, 19 May 2013 14:46:43 +0000 Rockoh http://www.blogotheque.net/?post_type=bloc&p=21215

“Fly Candy Harvest” n’étant pas une chanson d’amour à proprement parler, elle ne sera pas sur Jackleg Devotional To The Heart, le fabuleux nouvel album “à thème” de The Baptist Generals. Mais elle a eu droit à son clip, c’était la moindre des choses…

On reparlera très vite de ce groupe fascinant et de ce disque de folk  immense.

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Fenech-Soler – All I know | A Lumia Live Session http://blogotheque.net/2013/05/17/fenech-soler-all-i-know-a-lumia-live-session-2/ http://blogotheque.net/2013/05/17/fenech-soler-all-i-know-a-lumia-live-session-2/#comments Fri, 17 May 2013 14:33:36 +0000 Un invité http://blogotheque.net/?p=21201 Oui, je sais, il fait gris. Oui, je sais, ce sont les mêmes bâtiments de briques, les même voies express. Mais un jour, Jessica, promis, je t’emmènerai à Ibiza. Il fera beau tout le temps, tu seras épaules nues tout le temps. Nous prendrons des drogues qui nous feront rêver, nous danserons toute la nuit dans des endroits dont nous ne saurons rien, ni pourquoi nous y sommes, ni comment nous y sommes arrivés. Nous serons trempés de sueur, d’eau chlorée, de mauvaise tequila. Nous nous jetterons dans des piscines, comme dans ces vidéos YouTube qui nous avaient tant fait rêver. Et au petit matin, nous nous assiérons sur un parapet, nous regarderons le soleil se lever, et le ciel sera multicolore, comme un kaléidoscope. On se partagera une paire d’écouteurs, on écoutera Fenech-Soler. Ce sera beau.

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Soirée de Poche : Mac DeMarco http://blogotheque.net/2013/05/10/soiree-de-poche-mac-demarco/ http://blogotheque.net/2013/05/10/soiree-de-poche-mac-demarco/#comments Fri, 10 May 2013 11:06:44 +0000 Dali http://blogotheque.net/?p=21182 On trouvait ce mois de mai un peu triste, quatre à cinq concerts par jour c’était “petit joueur” alors on a décidé d’organiser une petite Soirée de Poche histoire de corser un peu l’affaire. On serait vous, cela dit, on hésiterait pas trop. On a tellement aimé ses disques et ses précédents concerts qu’on ne pouvait pas faire autrement : pour cette 34ème soirée on vous offre le Canada sur un plateau avec Mac DeMarco.

Ça sera au nord de Paris dans un très bel endroit, Mac et son groupe feront surement des blagues d’un gout douteux sur Kurt Cobain et aussi de belles chansons. Il y aura peut-être un invité surprise, une petite touche canadienne supplémentaire. Ça sera comme étirer un peu plus ce long weekend de détente avec une certaine nonchalance qui caractérise si bien cette bande.

mac
La Soirée de Poche Mac DeMarco aura lieu lundi 13 mai. Si vous voulez gagner une place, envoyez un mail à blogotheque@gmail.com, en précisant si vous voulez une ou deux places.

Nous tirerons au sort les gagnants demain, samedi 11 mai, à 20h. Bonne chance !

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Où étions-nous Lubomyr ? http://blogotheque.net/2013/05/09/ou-etions-nous-lubomyr/ http://blogotheque.net/2013/05/09/ou-etions-nous-lubomyr/#comments Thu, 09 May 2013 13:27:15 +0000 Rockoh http://blogotheque.net/?p=21172 Où étions-nous ?

Où étions-nous quand Lubomyr Melnyk était virtuose et phénomène, bien avant aujourd’hui ?

Pour quelles raisons absurdes ne sommes-nous pas nés quelques années plus tôt, pour pouvoir le connaître avant ?

Pour quelles raisons encore plus absurdes n’avons-nous pas entendu ce nom, ce piano, cette musique auparavant ?

Où étions-nous, où cherchions-nous ces émotions, ces vagues, cet entêtement splendide à répéter presque invariablement ces enchaînements de notes, ces perspectives immuables, décrites par des notes lentes et vives à la fois, ces longues minutes hypnotiques mais non lassantes ?

Nous devions peut-être attendre que le violon familier de Peter Broderick vienne nous le présenter, l’accompagne dans les moments tourmentés (“Pockets Of Light”) et l’apaise finalement (“Le Miroir d’Amour”). Que la guitare de Martyn Heyne (Efterklang) s’y joigne discrètement et que Nils Frahm sublime le tout.

Where were you guys when I was thirty?“  leur a demandé Lubomyr Melnyk, quand l’album a été terminé.

Ils n’étaient pas nés et nous étions des enfants…

 

 

Visuel LUBOMYR MELNYK - Corollaries

Lubomyr Melnyk – Corollaries (Erased Tapes) déjà disponible.

En concert en Europe fin mai, à l’Ancienne Belgique à Bruxelles le 19 mai (avec Nils Frahm)

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“Bluebell Fields” premier extrait de l’album de MONEY http://www.blogotheque.net/bloc/bluebell-fields-premier-extrait-de-lalbum-de-money/ http://www.blogotheque.net/bloc/bluebell-fields-premier-extrait-de-lalbum-de-money/#comments Wed, 08 May 2013 11:32:48 +0000 Dali http://www.blogotheque.net/?post_type=bloc&p=21170 Si vous avez suivi mes recommandations et apprécié à sa juste valeur leur Concert à Emporter, vous avez suivi de près les talentueux mancuniens de  MONEY. Signé chez Bella Union, le groupe prépare en ce moment son premier album qui devrait sortir cet été. “Bluebell Fields” est le premier extrait de ce disque. Pour entendre d’autres nouveaux morceaux, je pense qu’il sera astucieux de vous rendre à l’Espace B (Paris) le 30 mai ou à Stereolux (Nantes) le 1er juin.

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OLIVER – Pom Pom http://www.blogotheque.net/bloc/oliver-pom-pom/ http://www.blogotheque.net/bloc/oliver-pom-pom/#comments Wed, 08 May 2013 08:33:24 +0000 Rockoh http://www.blogotheque.net/?post_type=bloc&p=21169 “Pom Pom”, titre très très très entêtant, comme si le fils illégitime (et épileptique) de Brian Molko avait piqué la place du chanteur de Phoenix et les idées de Vampire Weekend… De la bonne pop de chez nous, très inspirée d’ailleurs !

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Mendelson : Les vivants http://blogotheque.net/2013/05/06/les-vivants/ http://blogotheque.net/2013/05/06/les-vivants/#comments Mon, 06 May 2013 12:13:38 +0000 Starsky http://blogotheque.net/?p=21102 Au fil des rencontres et des disques, la musique de Mendelson peu à peu a quitté terre, s’est libérée comme le jazz du même nom. Elle a abandonné tous les formats possibles, s’est étendue, ouverte petit à petit, jusqu’à exploser littéralement dans le dernier (triple) album où figure entre autres une chanson de cinquante-quatre minutes et vingt-six secondes enregistrée d’une seule traite. Une chanson dont l’écoute est une expérience à elle toute seule, qui cristallise la force sidérante des compositions textuelles et sonores du duo devenu collectif protéiforme.

Les textes de Pascal Bouaziz forment une œuvre à part entière, qui témoigne d’une recherche littéraire, poétique, qui va bien au-delà du périmètre habituel de la chanson. Des histoires simples, racontées à la première et à la deuxième personne du singulier. Des phrases tantôt trouées tantôt bégayantes où campent les ordinaires, les disgracieux, ceux qui sous nos yeux restent invisibles. On ne sait pas bien d’où ils viennent ces losers pas du tout magnifiques, ces moins que rien qui sont capables du pire, ces pauvres types qui ne font rien de mal, ni ces monstres terrifiants, ceux du dernier album. Mais peu importe, Pascal Bouaziz les aime, un peu. En tout cas il les considère et c’est déjà beaucoup la considération. À chacun, la musique qui se déplie, grossit, respire, s’amenuise et les mots qui n’ont l’air de rien donnent corps. Pas pour les sauver non, pas pour les excuser. Pour nous montrer encore et encore que le vrai scandale ça n’est pas la mort, mais la vie elle-même. La vie qu’on partage avec les fous, les mal finis, les voisins un peu fades, les tortionnaires, les travailleurs, les conjoints. La vie qu’il faut bien vivre. La vie des souvenirs ensoleillés, trop rares. La vie « qui abîme les vivants ».

Si Mendelson était un bon groupe de rock, il nous aurait laissé un chef d’œuvre par disque. C’est à ça qu’on les reconnaît les bons groupes, non ? Pas forcément un tube, mais une bonne grosse claque, un truc qu’on n’oublie pas de si tôt. Mais Mendelson ne joue pas dans cette cour-là. Les chefs d’œuvre (on parle bien des chansons qui vous ravagent, qui vous secouent, qui vous changent) ils nous les offrent par brassées. Il y a « 1983 (Barbara) » bien entendu, qui, en replongeant dans la pureté obsédante d’un amour d’enfance et ce qu’il y a autour, fout à genoux tous ceux qui sont nés entre 1970 et 1975. Mais pas que. De « L’Ardèche » et ses rêves mal barrés, de la rupture à peine digérée de « Café tabac », du machisme de petit garçon boudeur de « Marie-Hélène », de la baignoire tragique de « Bienvenue à Lacanau », de l’ami perdu de « Par chez nous », de la justesse hystérique de « J’aime pas les gens », des «heures » qui n’en finissent plus et qui mènent au pire, on ne se remet pas non plus.

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Il faudra sans doute une année entière pour finir d’explorer le nouvel album du groupe, sécher avec lui quelques larmes résiduelles, poser deux ou trois nuits une face sur la platine et se laisser flotter, hypnotisé, terrifié, asphyxié. On n’inventera pas de nouveaux superlatifs, ce serait ridicule et un peu indécent. On se taira sans doute.
Une chose est sûre : on n’a jamais entendu ça. Tant d’ambition et de simplicité réunies. Tant de liberté. Tant d’horreurs.

 

En attendant, il faut aller voir jouer Mendelson à La Villette Sonique, le 23 mai au Cabaret Sauvage. Parce que c’est rare, Mendelson en concert. Parce que rien de tout ce qui vient d’être dit n’est seulement le fruit de séances d’enregistrement un peu magiques bien planqués en studio. Parce que sur scène le groupe et ses chansons sont plus immenses encore et que Pascal (dont le « salut, on est les Louise Attaque » d’un concert fort ancien à Montauban m’a marqué à jamais) est parfois, aussi, très drôle.

Les places pour le concerts sont en vente sur le site de la Villette Sonique
Le nouvel album est en précommande chez Ici et d’ailleurs.

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