La Blogothèque http://www.blogotheque.net Thu, 23 Oct 2014 14:11:29 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.8.1-alpha Projection de “Onamission” le 8 novembre à la Bellevilloise http://blogotheque.net/2014/10/23/projection-de-onamission-le-8-novembre-la-bellevilloise/ http://blogotheque.net/2014/10/23/projection-de-onamission-le-8-novembre-la-bellevilloise/#comments Thu, 23 Oct 2014 13:38:29 +0000 http://blogotheque.net/?p=23045 Vous le savez peut-être déjà, deux de nos géniaux collaborateurs, Hugo Jouxtel et Henri D’Armancourt, sont allés crapahuter en Bretagne avec un groupe rennais qu’on aime beaucoup à la Blogothèque : Mermonte.

De cette balade est né un film, “Onamission“, vingt-huit minutes de déambulation entre documentaire et fiction.

Pour fêter sa sortie en beauté, ainsi que la réédition en version augmentée (vinyle ou CD + film) de l’album du groupe sorti cette année chez Clapping Music, Audiorama, nous sommes contents de vous inviter à la projection en avant-première de “Onamission”, le samedi 8 novembre, à partir de 19 heures à la salle parisienne La Bellevilloise.

L’entrée est libre, vous pourrez y discuter avec le groupe et l’équipe du film en buvant une bière, et on vous conseille de ne pas manquer ça.

Toutes les infos sur la projection sont par ici.

On vous laisse avec la belle affiche du film, dessiné par notre cher illustrateur et ami Thomas Baas à l’origine de chacune de nos affiches de Soirées de Poche, et le premier teaser du film, “Kids”.

onamission626

 

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Fictonian – Double Negative http://blogotheque.net/2014/10/23/fictonian-double-negative/ http://blogotheque.net/2014/10/23/fictonian-double-negative/#comments Thu, 23 Oct 2014 10:18:56 +0000 http://blogotheque.net/?p=23039 De Fictonian, nous ne savions rien. De lui nous n’avons qu’une photo, de loin, et nous n’avions jusqu’ici entendu qu’un morceau, “Full Circle Influence“, lent, répétitif et capiteux, comme un mantra ressassé sur lequel viennent s’accumuler les couches et les motifs. Un morceau assez riche pour nous rendre curieux, en tout cas.

Nous n’en saurons pas plus. Mais nous pouvons aujourd’hui entendre la seconde chanson du garçon (que nous savons tout de même anglais). Elle s’appelle “Double Negative”, elle est plus douce, plus légère et mélancolique à la fois. Elle ressemble à mille chansons comme elle, dernière descendante d’une longue lignée de larmes douce-amère, chantée par des garçons tristes qui se croient bien trop seuls. Une dynastie de mélancolie dont jamais nous ne nous lasserons.

Nous sommes heureux de vous la faire écouter, et de vous montrer en prime le charmant clip post-it réalisé par une ado pour celui-ci.

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Tsutomu Satachi http://blogotheque.net/2014/10/22/tsutomu-satachi/ http://blogotheque.net/2014/10/22/tsutomu-satachi/#comments Wed, 22 Oct 2014 13:01:47 +0000 http://blogotheque.net/?p=23032 Sa voix est fine. Son style de guitare est étriqué. Ses chansons minimalistes. Physiquement, Tsutomu Satachi est tout sec, rien ne dépasse. Face à cette entité uniquement faite de minuscule, nous serions tentés de passer à côté, de continuer notre remue ménage alors qu’il tricote habilement autour. Nul doute que, pour nombre de passagers ce matin là, Tsutomu est passé inaperçu, balloté par les remous du métro.

On ne leur en voudra pas. La première fois où j’ai rencontré Tsutomu à Tokyo, je ne m’attendais à rien. On a vite fait d’ignorer quelque chose que l’on considère insignifiant. Et pourtant, le premier soir où je l’ai entendu chanter ses chansons, j’ai senti instantanément quelque chose de spécial se passer. La foule avait rapidement fait silence pour profiter des infimes détails et de la fragilité de l’homme. Moi-même, j’ai été happé par ces chansons si bien ficelées, si bien construites dans leur simplicité, si particulières dans leur exécution précise et approximative à la fois.

L’album qu’il me fit écouter plus tard – son premier enregistré seul – était rempli de huit perles. Une caresse douce et enveloppante, qui prend son temps, où la répétition de certains motifs est essentielle pour nous plonger dans un songe. On lui pardonne alors son accent approximatif et l’acoustique confinée dans son tout petit appartement dans lequel il a d’ailleurs enregistré. Si vous tendez l’oreille vous entendrez même une voiture qui passe dans cette ruelle tokyoïte à l’autre bout du monde.

 

La musique de Tsutomu est fragile comme ça. Pourtant, en l’emmenant dans le bruit quotidien du métro, entouré des salary men français du nord parisien, il se faufile entre les masses sonores de notre ville. Il fait durer les passages musicaux pour laisser le temps aux éléments de se calmer, puis clamer son instant mélodique naturellement, sans jamais forcer quoique ce soit. Entre les bruits des départs imminents, de la précipitation des gens, des mouettes excitées de visiter la capitale hivernale, Tsutomu se laisse glisser mystérieusement avec le courant pour distiller ses notes choisies avec sagesse.

Dieu sait que le dépaysement doit être important pour ce japonais isolé et fan de Tenniscoats. Mais la déambulation est naturelle, lente et tranquille. Il faut être dans cet état d’esprit pour saisir la poésie simple du moment. Il faut écouter pour entendre où nous porte cette balade. Il faudra prendre le temps, sinon le laisser filer et s’exciter devant un autre spectacle sûrement plus coloré et lumineux.

 

L’album The Beginning est disponible via iTunes depuis le 9 octobre 2014. Plus d’infos sur Tsutomu et sa musique par ici.

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Sébastien Tellier http://blogotheque.net/2014/10/19/sebastien-tellier-2/ http://blogotheque.net/2014/10/19/sebastien-tellier-2/#comments Sun, 19 Oct 2014 16:12:04 +0000 http://blogotheque.net/?p=23024 Il y a toujours une certaine absurdité à pénétrer dans un stade vide, à se retrouver seuls au milieu de l’immensité et du silence dans un lieu habituellement plein de vie, de cris et de mouvements. Une sentiment de grandeur vous écrase presque, et il est difficile de ne pas se sentir dépassés par un endroit pareil, peu importe ce que l’on tente d’en faire.

Sébastien Tellier ne semble pas s’être posé cette question là, ou du moins, semble l’avoir élucidée en quelques secondes en foulant la pelouse du Stade Charléty d’un pas léger un vendredi matin gris de mai pour y jouer l’un des titres de son nouvel album, L‘Aventura.

Sébastien s’est approprié le stade de la meilleure manière qui soit : en en faisant un lieu presque intime alors que l’on peinait à compter le nombre se sièges qu’il contenait. En remplissant le vide par la mélancolie de “L’Adulte”, et en redonnant vie à “L’Amour et la violence” de la façon la plus dépouillée qui soit dans les gradins de l’une des salles du stade pendant que les rebonds des ballons résonnaient à quelques pas de lui.

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NO CEREMONY/// http://blogotheque.net/2014/10/15/ceremony-2/ http://blogotheque.net/2014/10/15/ceremony-2/#comments Wed, 15 Oct 2014 14:10:45 +0000 http://blogotheque.net/?p=23013 NO CEREMONY///, c’est l’exaltation malgré la souffrance. C’est un groupe qui prend les cendres de sa tristesse pour en faire des confettis, qui en fait des caisses quand le cœur n’y est plus et danse jusqu’à l’overdose même lorsque les jambes ne semblent plus pouvoir porter le corps. C’est de la dance de club pour soigner la dépression – une idée qui ne fonctionne et ne naît, semble-t-il, que dans les bas fonds de sainte-Manchester et qui a accompagné mes pires moments de spleen l’année passée.

 

NO CEREMONY///, c’est aussi, avant tout, beaucoup de machines, de câbles, de branchements et de beats. Tout un assemblement d’électronique qui déforme les voix, qui leurs donnent cette pâleur fantomatique et confère à l’électro du trio devenu quatuor un son métallique, robotique, quelque chose de presque inhumain.

Ils étaient donc terrifiés. Terrifiés à l’idée de jouer dans la rue devant des enfants et dans cette laverie de quartier sans âme. Terrifiés de se mettre pour la première fois à nus. Et surtout de déshabiller leurs morceaux à ce point, de les racler jusqu’à l’os pour en livrer une version aux antipodes de ce qu’ils avaient originellement composé, de leur enlever leur enveloppe synthétique pour leur redonner vie dans le cadre semi-acoustique dans lequel nous les avions mis au défi de rentrer.

 

Une douceur inattendue planait au-dessus de leur trouille. Quelque chose de profondément touchant dans leur façon de chanter ces titres sans leur habituelle couche d’euphorie. Une certaine surprise aussi à découvrir aux deux morceaux des reflets mélancoliques que je ne leur connaissais pas. Séparés de leurs machines, James, Kelly, Chloe et Adam ont recrée ce jour-là “hurtlove” et “partofme” comme jamais personne ne les avait entendu. Et comme personne ne les entendra plus jamais.

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Gengahr – “Bathed In Light” http://blogotheque.net/2014/10/15/gengahr-bathed-light/ http://blogotheque.net/2014/10/15/gengahr-bathed-light/#comments Wed, 15 Oct 2014 08:56:24 +0000 http://blogotheque.net/?p=23021 Vous vous souvenez de Gengahr ? On en avait parlé il y a quelques mois ici et on les avait même invités à notre soirée Blogo à LaPlage du Galz’art.

Eh bien les petits Anglais seront de retour la semaine prochaine, le 27 octobre très exactement, avec un premier single, “Powder”, dont on vous offre aujourd’hui gentiment la face B comme on dit, “Bathed in Light”.

Le titre est dans la même veine que “Powder”, mais en un peu plus inquiétant et planant, moins guitar-hero, avec toujours cette voix pincée qui me fait penser à celle d’un Andrew VanWyngarden de MGMT (sans MDMA) et une étrange naïveté pop à la Ariel Pink (sans MDMA).

Gengahr n’a pas prévu de revenir en France encore, mais ils seront au Iceland Airwaves en novembre, où nous serons aussi. Pour les autres dates, anglaises, c’est par ici.

Et puis si vous avez envie de vous offrir le single, vous pouvez aller donner vos petits sous à Transgressive Records qui sort leur single par là.

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Kevin Morby http://blogotheque.net/2014/10/14/kevin-morby/ http://blogotheque.net/2014/10/14/kevin-morby/#comments Tue, 14 Oct 2014 13:24:01 +0000 http://blogotheque.net/?p=23002 J’étais à de deux doigts de vous écrire sur quarante lignes “Kevin Morby est formidable” parce que parler du talent de ce garçon à l’heureux pedigree (The Babies, Woods) n’est pas chose aisée.

Et c’est d’autant plus frustrant avec un artiste pour qui tout semble aussi facile que d’enchainer ce “I Hear You Calling” de Bill Fay à son “Parade” sans sourciller.

Si vous n’avez pas écouté Harlem River, brillant et délicat premier album solo de Morby, vous ne savez pas que ce disque est à mettre dans votre sac à dos, à écouter dans votre voiture, que ce folk dépouillé est la bande son parfaite de vos voyages, pour regarder des paysages défiler ou des visages le long d’un canal. Que ses morceaux, qu’ils soient longs et pleins de tiroirs comme “If You Leave and If You Marry” ou aussi éclairs que “My Name”, sont parfaitement entêtants, à en oublier qu’on tient un volant entre les mains, les lignes droites et les bruits de la ville.

Il vous sera aussi facile de vous éprendre des ballades dylaniennes de Morby que pour lui de passer de basse à guitare.  Et à la réflexion, vraiment, 40 fois “Kevin Morby est formidable” ça n’aurait pas été suffisant.

Still Life le nouvel album de Kevin Morby est disponible aujourd’hui chez Woodsist.

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Ought http://blogotheque.net/2014/10/13/ought/ http://blogotheque.net/2014/10/13/ought/#comments Mon, 13 Oct 2014 13:42:47 +0000 http://blogotheque.net/?p=22999 Cerné par les vallons et les plages, les bosquets et les maisons de pierres, les rochers adoucis par les marées, le barrage de la Rance est comme une anomalie dans le paysage malouin : un modèle de droiture et d’austérité. Les routes, les barrières, les murets, les box, tout y est droit, perpendiculaire, massif et inamovible. Toutes les 20 minutes, la route se lève. Les voitures attendent. Puis la route se baisse, les voitures repartent, dans une métronomie qu’un Tati aurait grandement apprécié.

Ces voitures, ces gens dans les voitures, nous regardaient nous affairer, installer une batterie sur cette vaste, cette vide esplanade de granit, à accrocher les mini-amplis aux ceintures, à poser assez de micros pour être sûr de pouvoir restituer le mieux possible la puissance des morceaux de Ought. Eux aussi tendus à l’extrême, droits et décidés, mêlant une violence sourde à une fraîcheur juvénile.

C’était comme si les quatre garçons avaient décidé d’effriter la géométrie environnante, de se joindre au bouillonnement de la mer sous le barrage pour mieux se frotter aux lignes, aux gris, au granit et aux mouvements si bien réglés. Le violon en dissonance, les guitares qui ressassent en vrille, la voix décidée, houspilleuse, tout cela c’était une marée, un courant comme trop longtemps retenu qu’on laisse enfin passer. Le genre de musique qui vous laisse sans voix, essoufflé. Le genre de musique qui, quand elle s’arrête, fait passer pour du silence la somme des bruits alentours. Les bruits de la métronomie, de la rigueur et de la puissance contenue d’un barrage.

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Weyes Blood – Some Winters (vidéo) http://blogotheque.net/2014/10/09/weyes-blood-winters/ http://blogotheque.net/2014/10/09/weyes-blood-winters/#comments Thu, 09 Oct 2014 15:49:33 +0000 http://blogotheque.net/?p=22989 Derrière Weyes Blood il y a Natalie Mering, qu’on a déjà croisée à la guitare chez Jackie-O-Motherfucker et dans les choeurs d’Ariel Pink. Après un passage éclair chez Not Not Fun, la voilà de retour chez Mexican Summer avec The Innocents, qui sortira le 20 octobre prochain. La New-Yorkaise a depuis troqué ses bricolages fantômatiques pour des harmonies léchées et pleines d’enluminures, lorgnant parfois du côté d’Anne Briggs, de Vashti Bunyan mais aussi vers cette partie du folklore britannique ou il est tout à fait concevable de brûler des gens en guise d’offrande aux dieux.

On vous propose aujourd’hui et en avant-première le clip de “Some Winters”, réalisé par Winston Holmes Case (qui a déjà bossé avec Perfume Genius, Wolf Eyes et Tonstartssbandht ). Il est question ici de vivre en forêt, couper du bois, faire du feu et caresser un chien-loup. Ce qui se rapproche ni plus ni moins de l’idée qu’on peut se faire du bonheur tout compte fait.

Weyes Blood – The Innocents (Sortie le 20 octobre sur Mexican Summer/Differ-Ant)

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Pitchfork Paris Ciné-Club http://blogotheque.net/2014/10/09/pitchfork-paris-cine-club/ http://blogotheque.net/2014/10/09/pitchfork-paris-cine-club/#comments Thu, 09 Oct 2014 13:00:17 +0000 http://blogotheque.net/?p=22986 Avant le début du Pitchfork le 30 octobre, le festival a eu une bien belle initiative : s’associer avec les cinémas MK2 pour diffuser un cycle de films autour de la musique.

Le 9 octobre (ce soir donc), vous pourrez voir sur grands écrans le très rare Shut Up And Play The Hits, précieux documentaire qui revient sur la carrière de James Murphy et de LCD Soundsystem à travers leur tout dernier concert au Madison Square Garden.

Le 16, c’est le film musical de Stuart Murdoch de Belle & Sebastian, God Help The Girl, qui sera projeté au MK2 Quai de Seine, avant de voir le groupe sur scène le 31 au festival.

Dernière projection du cycle le 23 octobre : EDEN de Mia Hansen-Løve, film qui retrace l’histoire de la French Touch à travers l’histoire d’un duo de DJs des années 90.

Pour être sûrs d’assister aux projections, qui se dérouleront toutes au MK2 Quai de Seine, vous pouvez réserver vos places sur le site de MK2.
Soyez à l’heure, on diffuse des extraits de Soirées de Poche et des Concerts à Emporter en ouverture !

 

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