Thanu
Toujours pas remis du légendaire et polémique post de Pradoc sur Dolly Parton, s’est depuis fait un devoir de défendre la musique des ploucs aux 4 coins de la blogosphère.
A une époque où la dématérialisation de la musique gagne chaque jour un peu plus de terrain, la lecture des notes de pochette reste l’apanage des irréductibles du format CD. C’est en m’adonnant à ce plaisir désuet - mais ô combien riche d’enseignements - que j’ai eu vent de l’existence du groupe dont je viens parler aujourd’hui. Le disque était Gold, le 2ème album de Ryan Adams. L’ex-Whiskeytown y remerciait rien moins que "the best American band, The Volebeats".
Coincé au milieu d’un amoncellement de name-dropping (Elton John, Winona Ryder, Alanis Morrisette, Meg White...), la citation avait quand même de quoi intriguer. Mais Adams clamant dans la même phrase son amour pour Oasis, j’avais mis ça sur le compte de son éternelle grande bouche et en était resté là.
Il aura fallu un autre (...)
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Dites bonjour à notre nouveau contributeur, Thanu, autoproclamé grand défenseur de la musique de ploucs et qui chaque mois viendra tirer un gars méconnu des limbes de l’histoire musicale. On commence avec Bob Wills.
De tous les styles de la musique country, le western swing est sans conteste le plus éclectique, le plus ouvert d’esprit et le plus innovant. Certains aiment à dire qu’il contient tout de ce qui fera la musique populaire américaine du 20ème siècle. Son influence sur le rock & roll est à ce titre primordiale. La musique old-time est en quelque sorte le terreau sur lequel quelques pionniers cultivèrent leur génie. Le premier d’entre eux est bien évidemment Bob Wills. Ce Bob Wills dont Waylon Jennings chantait, sur un titre sobrement intitulé “Bob Wills Is Still The King” :
"Well if you ain’t never been there then I guess you ain’t been told
That you just can’t live in Texas ’less you got a lot a soul
It’s the home of Willie Nelson, the home of western swing
He’ll be the first to (...)
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