Rockoh
L’urgence d’écrire, d’entendre hurler les guitares ("Licence To Confuse" de Sebadoh en fantasme de jeunesse, Sonic Youth pour le bruit savant et Mogwai en assommoir), de lire le rock ("Great Jones Street" de Don Delillo, immense) ou les belles écrivaines (Chloé Delaume, autre obsession). A part çà, une bonne partie d’échecs, un vin corsé du sud de l’Italie et du rock écossais en doses fortes. Et puis Victor et Tim, rockstars à leurs manières...
“Books absorb sound,” the clerk said. It felt like a good idea to have Emily Jane White play surrounded by books. It may have been better to choose the dark and sombre confines of a second hand bookstore, permeated with the characteristic smell of old paper, but we wanted to choose a place where her voice would carry, where it could be softened without being muted, where it could be radiant without being glaring; we needed the brightness of a new bookstore to display the modernity of her music.
Emily played surrounded by erotic tales, philosophic works, and pop fiction, all of which suited her well. Emily, Jen Grady (on cello) and Carey Lamprecht (on violin) had just finished a European tour and were about to return to California. They were calm, relaxed, a little (...)
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"Les livres absorbent les sons" a dit le libraire. C’était donc, finalement, une bonne idée de faire jouer Emily Jane White au milieu des livres. Il aurait peut-être été préférable de choisir le magasin sombre et confiné d’un bouquiniste et l’odeur caractéristique des vieux papiers, mais il fallait aussi que la voix d’Emily porte, que ce soit feutré sans être étouffant, lumineux sans être éblouissant, qu’on retrouve la (...)
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Une pensée plus qu’émue, au moment d’estimer mon année musicale écoulée, pour Vic Chesnutt, découvert presque par hasard dans un club new-yorkais en 1994 et "adopté" aussitôt. Je n’ai pas hélas beaucoup écouté ses deux albums parus cette année – je vais me rattraper bien vite et tristement – mais son "Flirted With You All My Life" (sur At The Cut) figure déjà bien haut dans la liste des chansons les plus touchantes qui soient.
En 2009, je n’ai pas été à l’abri de mes propres contradictions et de choix dictés conjointement par l’immédiateté (et parfois l’effet de mode) et par la réflexion à tête et oreilles reposées. Des préférences subjectives pour ce qui vient d’Ecosse (une tradition personnelle), des valeurs sures et des coups de cœur feront un bilan satisfaisant dans l’instant, révisable un jour prochain sûrement aussi. Je complèterai l’année prochaine avec les disques qu’il aurait fallu écouter (ceux de Sunn (...)
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