Vampire Weekend, un an après

Il y a un peu plus d’un an, nous avions vu les Vampire Weekend jouer à la Maroquinerie devant quelques curieux. Dimanche soir, ils étaient tête d’affiche à la Cigale. La salle était plus que pleine, le sol tremblait, le public était debout au balcon et le show était magistral.

Cela tient peut être à peu de choses, à un ingé son un peu plus carré, qui a su repérer le talent et l’importance de Chris, le batteur, dont les tambours étaient mis en avant, secs, puissants, donnant la pleine mesure de leur importance dans la structure des chansons du groupe. Cela tient aussi à un groupe qui a tourné cinq jours sur sept pendant l’année, parle avec le public, sait construire sa set-list, travailler une ferveur déjà acquise dans la fosse : les paroles étaient connues, les rythmes et les embardées attendus, et le sol souple et amovible de la Cigale était comme un trampoline.

Il y avait aussi de l’aisance, de la part d’Ezra, qui à ses premiers concerts ne semblait connaître comme seul pas de danse que le sautillement sur les pointes d’orteils, et qui dimanche sautait, se contorsionnait, jouait, mettait de l’emphase...

Et puis il y a un groupe qui a su faire marche arrière sur quelques fausses pistes, calmer ses ardeurs de musique de chambre qui ne lui vont pas sur M79 et plus globalement épurer ses morceaux – ses lignes de guitare en particulier – pour les offrir à leur rythmique chaloupée. Un groupe qui sait désormais suspendre son vol au bon moment pour mieux repartir avec le public dans la poche, et même faire oublier que le bassiste joue dans le vide depuis la moitié du morceau.

Vampire Weekend est devenu en un an un groupe adulte, et la transformation est autant musicale que physique. Sur la scène des Eurockéennes début juillet, quatre gringalets en chemise avaient sagement contenté un public partagé entre ceux qui commençaient tout juste à entendre parler d’eux et ceux qui trainaient là parce que la scène de la plage au soleil couchant en fin d’après-midi est toujours le plus bel endroit du festival belfortain.
Les New-Yorkais y étaient parfaitement à leur place avec leur pop ensoleillée et leurs histoires de drague sur les campus américains, le pull noué sur les épaules et la mèche au vent. C’était déjà un bon concert, mais c’était un concert à risque zéro, qui ronronnait tranquillement. Juste assez pour donner envie de les suivre patiemment.

Ce dimanche soir à la Cigale, on a vu arriver quatre gars bien dans leur peau, sûrs d’eux, qui semblaient avoir vieilli et grandi de deux ans en six mois : un groupe maître de sa soirée mais pas grande gueule, et surtout diablement carré.

C’était le dernier concert de la tournée qui a fait passer Vampire Weekend de gentil outsider de saison en potentiel groupe à longue histoire. Le studio les attend une fois de retour à la maison dans leur Amérique qui n’est plus comme avant. Ça tombe bien, eux non plus.

Photos Vincent Courtois / Eurockéennes de Belfort

le 10 novembre 2008 par Chryde DJ Barney
commentaires •

Vampire Weekend, un an après

Il est tout de même assez rare de voir le soleil se coucher à 18h à Belfort un 5 juillet...

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10 novembre 2008, par Lionel11

RE : Vampire Weekend, un an après

Argh désolé, ma faute. Problème de mise en ligne hier soir et j’ai oublié de corriger cette inéptie. Effectivement ils ont joué en fin d’apm. Les présents auront corrigé d’eux-mêmes.

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10 novembre 2008, par DJ Barney

Vampire Weekend, un an après

J’étais aussi à la Cigale ce soir là. Vampire Weekend nous a offert un inédit très enjoué, très clap-clap, où la suprématie du beat était indéniable, avec en refrain des cris en écho entre Ezra le chanteur et Rostam le clavier. Prometteur ça aussi ! Petit bémol quand même : le plaisir fut court. S’ils sont en pleine mue comme vous le dites ce ne sont pas encore des all night long lovers... Une soukous session qui ne dure pas plus d’une heure et demie, c’est quand même encore un truc de touristes américains ! Avec mes potes on était enthousiaste et on s’est alors dit : ben s’ils n’ont plus de chansons à leur répertoire, ils n’ont qu’à faire des covers. Le rappel fut donc amusant à ce titre mais la aussi un peu déceptif (je pinaille !) : il est probable que "ça plane pour moi" de Plastic Bertrand ne leur soit parvenu aux esgourdes que par Sonic Youth interposé.

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10 novembre 2008, par DomDom23

Vampire Weekend, un an après

Pas d’accord pour les covers, une ou deux, très bien (les garçons se débrouillent plutôt bien : exit music ou everywhere...), mais ça doit rester un bonus. Certes leur album ne dure qu’une trentaine de minutes, mais ce sont bien leurs titres que je viens écouter ou plutôt redécouvrir. C’est vrai que ça a un goût de trop peu, mais le petit concert de Nantes était également euphorisant, la banane ! Et ça fait plaisir de voir que la panoplie actuelle slim et cie ne fait pas le moine : on peut aussi bien envoyer avec des chaussures bateau ! La très grande classe ces garçons. Vivement le 2ème album qu’on puisse sautiller un peu plus longtemps...

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11 novembre 2008, par Capucine

Vampire Weekend, un an après

A Nantes ils ont joué 45 minutes (environ...) très court mais très bon, je sais pas ce qu’ils rendaient sur scène à leurs début , mais là , ils ont été très bon (j’me répète) ça faisait quelques temps que j’avais pas vu un groupe aussi bien gérer sur scène , le son était parfait , les arrangements parfaits, après j’ai peut être halluciné mais tout m’a semblé parfait, même leurs attitudes sur scène, pas prétentieux, à fond mais mignons, une énergie et une joie communicative ( bon je m’emballe ,ça devient bidon ...) ! BREF ! Ces mecs ont la classe et je les aime !

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12 novembre 2008, par azerty

Vampire Weekend, un an après

Et sinon, les Vampire ont l’insigne honneur de figurer en bande son de la scène d’ouverture du dernier (mauvais) Will Ferrell.

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12 novembre 2008, par garrincha

RE : Vampire Weekend, en intro d’une comédie rare !!

Au contraire, cette entrée en matière annonce une comédie aussi délicieuse !

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14 novembre 2008, par Ernestine

Vampire Weekend, un an après

Trop court ce concert à la Cigale ! 1h15 ! A peine plus qu’aux Solidays (une tuerie, notamment pour mes lunettes). On en aurait bien repris un peu plus ! Ils ont parfaitement enchaîné leur set list, rappels compris, ni plus ni moins. On le leur pardonne volontiers, après tout c’est rare de voir un groupe aussi dynamique, simple et sans prise de tête. Et l’affaire fut rondement menée, son impec’ malgré les petits soucis avec la basse. Mais trop court et encore trop court ! Vivement le prochain album, vivement la prochaine tournée !

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16 novembre 2008, par Annaelle

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