
Under the Snow
En 2005 un disque est sorti de la courbe du temps, comme une bulle d’années 50, une soirée entre amis sous un porche de l’Alabama. Ce monument s’appelle Saw Mill Man et restera le seul album de Cast King, mort la semaine dernière d’un cancer à l’âge de 81 ans.

Ce disque aurait pu exister en 1955, quand le chanteur avalait les kilomètres avec son groupe, les Country Drifters. Un orchestre country-folk comme on en croisait beaucoup à l’époque dans les hôtels pourris, mais suffisamment habité par le talent de Cast King pour attirer ce renard de Sam Phillips, le patron de Sun Records à Memphis. Je n’ai jamais entendu ces sessions, je ne sais même pas si elles existent encore quelque part, peut-être pas... Je ne sais pas non plus pourquoi le groupe s’est séparé et a manqué la vague Sun qui allait déferler.
Quoi qu’il en soit, Cast King a laissé tomber les tournées et s’est réfugié dans son bled, Old Sand Mountain, Alabama. Ne jouant plus que pour la famille et les gens de passage, sans pour autant arrêter de composer ses belles ballades terreuses. Jusqu’au début des années 2000, où la tenacité du producteur Matt Downer, intrigué par des histoires campagnardes parlant un homme qui fut le compagnon de label de Johnny Cash et Elvis Presley, lui permit de retrouver la trace de Cast King.
Leur rencontre est un témoignage enregistré avec les moyens du bord, chez Cast King, mais c’est un disque d’une classe incroyable. Une voix mûrie à l’alcool fait maison, des histoires de ciels sans nuages et de cow-boys de télévision... Rien de compliqué, seulement deux guitares, quelques bonnes bouteilles et l’honnêteté des gens qui n’ont rien à prouver.
Il faut écouter Saw Mill Man, c’est un disque important. Et il faut écouter Saved, le morceau inédit tout juste mis en ligne par le label de Cast King.













































Under the Snow
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19 décembre 2007, par DJ Barney
Under the Snow
Il faut tout de mme se munir de l’imagination de Gus Van Sant pour entendre dans "Saved" autre chose qu’une mlodie un peu dsute aussi mince qu’un radeau. Si on ne peut opposer au "ne passons pas ct des choses simples" d’Herta que ce genre d’authencit, la partie n’est pas gagne...
Mais pardon, je dois tre un rat des villes qui a perdu le contact avec les champs. Quoique je connaisse trs bien l’Aisnes et Soisson, cette ville sinistre, belle comme un morceau de death metal.
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19 décembre 2007, par roland