Un été en musique : Sédières

La Blogothèque avait annoncé le festival de Sédières, qui a lieu dans la grange et les communs du beau château du même nom, en pleine forêt. Je m’y suis rendu pour un soir, afin d’assister au retour d’un de mes groupes préférés, The Wedding Present, et revoir les toujours impeccables The National. Je ne m’étendrai pas sur le début de soirée, qui comprenait des locaux et deux groupes français, Las Ondas Marteles et Bumcello, parce que ce fut assez dur à supporter. On passa donc le temps à manger des merguez qu’un homme seul et suant fit griller pendant quatre heures consécutives. Passons aussi sur la révélation hollandaise de l’année, Alamo Race Track, qui malgré quelques chansons pas mal troussées, s’apparente plus à un sous-dEUS, un sous-Interpol, un sous-Jon Spencer etc...

Enfin arriva The National sur la scène de la grange, et tout de suite on ne regretta pas le chemin fait pour arriver jusque-là. Un son parfait, un chanteur en ébullition, une énergie brute parfois, tout en retenue à d’autres moments, leur set toucha parfois au sublime, comme sur Mr November, Murder Me Rachel ou Abel. Quand tout va bien, The National est un groupe habité par une puissance rare qui devrait les emmener bientôt dans les plus grandes scènes du monde. Nul doute que leur tournée US cet automne avec Clap Your Hands Say Yeah ! sera triomphale.

Lorsqu’il conclut le concert, le chanteur Matt Berninger annonce qu’il laisse la place à un de ses groupes préférés de tous les temps, The Wedding Present. De fait, dès que David Gedge et sa bande arrivent sur scène, il se met à s’agiter, en fan de base, au premier rang, hélas bien dégarni. The Wedding Present commence par Interstate 5, la magnifique ouverture du dernier album, Take Fountain, et enchaîne ensuite les chansons pop-punk à toute allure, comme aux plus beaux jours. De Kennedy à ®Once More, de Dalliance à la fin magnifique, également issue de leur chef d’œuvre Seamonsters, Stay, pas une minute de répit. Il se dégage de ce groupe une foi éternelle dans la musique pop mélodique et d’un lyrisme dépourvu de toute guimauve qui fait plaisir à voir. Le son est sec et les mélodies sont nerveuses, c’est un bel hymne à la simplicité, à l’amour des guitares sans solos encombrants. Le concert passe vite, et comme le rappelle Gedge en français dans le texte "nous ne faisons jamais de rappel". Adieu donc Sédières, et merci de nous avoir permis de voir deux concerts de cette qualité. D’autant que les autres jours étaient aussi au programme Devendra Banhart Elysian Fields ou Jean-Louis Murat par exemple. Comme quoi il est possible de voir autre chose que du théâtre de rue ou du ska en été en France.

Prochaine étape : La route du rock

le 7 septembre 2005 par
commentaires •

> Un t en musique : Sdires

C’est vrai que c’était une belle soirée, dans un endroit charmant.

Et il y avait cette fille au t-shirt vert ...

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9 septembre 2005, par M.

RE : > Un t en musique : Sdires

Et quels yeux nom de dieu de bordel de merde, quels yeux !

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9 septembre 2005, par un courageux anonyme

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