The Mabuses
La blogothèque a déjà parlé de Kim Fahy et des Mabuses. Mais pas assez, il faut y revenir, ne pas les oublier. En 1991, le monde du rock et de l’indie-pop est secoué par la vague noisy et Creation Records a la haute main sur la production musicale. Alan McGee dicte son bon vouloir au NME et au Melody Maker : My Bloody Valentine, Ride, The Boo Radleys, Teenage Fan Club, Slowdive, Primal Scream and co ont pris la succession de The Jesus and Mary Chain et se taillent la part du lion. Les labels rois de la décennie précédente, Factory (New Order), 4AD (Cocteau Twins) et Rough Trade (The Smiths) semblent à l’agonie. Pourtant, à l’ombre des authentiques chefs d’œuvre aue furent effectivement Loveless ou Nowhere, Rough Trade a sorti en 1991 un disque passé inaperçu ou presque, le premier album éponyme d’un groupe sorti de nulle part, The Mabuses. Projet d’un seul homme -Kim Fahy, donc- The Mabuses est un album totalement extraordinaire, à la fois fortement référencé et génialement novateur. Fahy s’inscrit à la fois dans la continuité des créateurs de mélodies tarabiscotées mais imparables, comme les Beatles période White Album, et des paroliers complètement fous, sorte de Monthy Python songwriter peuplant ses textes de personnages étranges (on y donne des coups de pied aux pigeons, on s’y fait appeler Diego, on décrit des tôles fumantes après un accident de la route, on vit dans un canot de sauvetage...) et de situations délirantes. Collages sonores, mélodies géniales, loin de tout gros son à la mode à l’époque, les chansons de The Mabuses préfigurent des groupes comme The Unicorns, eux aussi trop tôt disparus, car peut être trop insaisissables.
Car The Mabuses a eu bien du mal à s’imposer au sein de la Brit Pop naissante, avec laquelle Fahy n’a aucune affinité. Après le premier album, Fahy va rejoindre des compères américains, Kramer et Harley, sans doute plus proches de son esprit déluré que les néopoppeux anglais de l’époque, et sort un album sous le nom d’Egomaniacs. Le même esprit flotte, mais les mélodies sont, à de rares exceptions près, plus poussives. C’est aussi le cas sur le deuxième album des Mabuses, The Melbourne Method, paru en 1994. Depuis, plus rien ou presque : on retrouve la trace de Fahy comme collaborateur de JP Nataf sur le premier album solo du chanteur des Innocents. Et on trouve des morceaux inédits sur le site internet des Mabuses. Il reste toujours un premier album magique, qui quinze après n’a pas pris une ride. Le plus biscornu des classiques.le 22 janvier 2006 par













































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23 janvier 2006, par jul
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23 janvier 2006, par Insolent Verlaine
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ah oui, Kim Fahy a aussi tenu la basse (ou la guitare, je ne sais plus) sur une tourne 90’s de Depeche Mode.
et puis ressortez nous le premier album de Long Finn Killy pendant que vous y tes !
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23 janvier 2006, par ernesto carnaval
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23 janvier 2006, par rom
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23 janvier 2006, par JOE
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Le genre de morceaux que l’on gardait sur une cassette qui a disparu dans le dmnagement vers la grand’ville.
Il y avait aussi /Suzanne/ de Moose :-)
— je me souviens que le type avait racont la signification du "you eat like a bird" final, ce qui ne veut pas du tout dire "manger comme un pinson" mais plus comme une table de rugbymen d’Agen.
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23 janvier 2006, par ventolin
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26 janvier 2006, par ym
RE : > The Mabuses
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5 octobre, par DbassMasta
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23 mai, par jaromil
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22 octobre, par soyouz