Sur les traces de Melon Galia

Ceux qui connurent Melon Galia à l’époque de leur modeste gloire (1998-2002) en gardent, je le crois, un souvenir tendre et impérissable. Tout, chez ce groupe bruxellois, inspirait une discrète élégance. L’apparence dénuée d’afféterie de ses membres, le line-up mouvant et l’alternance du chant entre Thierry et Aurélie, leur complicité en concert, les paroles étudiées, leur chant pas vraiment chanté mais pas complètement parlé non plus, la guest appearance d’un Conor Oberst encore pas star nationale sur leur unique album, la production de John Cunningham et Mike Mogis, la splendide pochette et son livret signés Dupuy-Berberian, et la musique enfin et surtout, cette pop délicatement ciselée — discrets saxophones, violons et clarinettes parmi les guitares — au croisement de tous ces artisans méritants de Grande-Bretagne et du continent qui accompagnaient notre entrée dans l’âge adulte.

C’est en vain que l’on attendait leur deuxième album. La séparation du groupe, en 2004, passa totalement inaperçue. C’est aussi bien comme cela, après tout. Pleurer comme des collégiennes ne nous ressemblait plus. Pourtant les membres du groupe ont suivi leur chemin.

Brussels pop dead heroes. C’est ainsi que se qualifient les Melon Galia sur la récente page myspace qu’ils se sont créée, offrant quatre morceaux de cette belle époque à écouter et télécharger, et nous donnant quelques nouvelles.

Samir Barris, le premier, a récemment sorti son album solo nommé "Quel Effet ?". L’ancien batteur discret s’y révèle un compositeur, auteur et vocaliste doué, pleinement au niveau de son précédent groupe, notamment sur l’entraînant single Le Fossé, qui évoque avec finesse un sentiment assez universel.

Aurélie Muller n’est pas restée inactive, elle non plus, durant ces quelques années. Elle est membre du Hank Harry’s Lovely Cowboys Orchestra, avec lequel elle a composé et enregistré l’album "Far from clever", en participant à la joyeuse tournée qui a suivi ; elle a aussi rejoint le groupe Raymondo, et enregistré un titre brillant avec les éphémères The Alphabet. Son projet actuel se nomme selon les jours I’m a horse ou Soy un caballo : accompagnée d’un mystérieux centaure, elle y interprète le morceau Lilia & Marius, bombinette pop dans les règles de l’art, qui revient sur cet éternel et magnifique sujet : la rencontre entre un garçon et une fille, ou peut-être entre un cheval et sa cavalière...

Quant à Thierry De Brouwer, il aurait écrit (nous dit la page myspace) "une centaine de chansons qui attendent d’être publiées", événement que l’on attend avec impatience...

le 1er août 2006 par Manur
commentaires •

> Sur les traces de Melon Galia

Ca alors ! Melon Galia !! J’avais dj lu un article chez Blogonzeureux ! et voici maintenant des nouvelles fraches ! Merci Manur.

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1er août 2006, par scleem

> Sur les traces de Melon Galia

Je les avais dcouverts sur une compilation "popnews" puis vus au festival des inaperus... c’tait bien ! je me garde les mp3 sous le coude, thanks manur

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2 août 2006, par Louis-Jean

Sur les traces de Melon Galia

Tombée par hasard sur leur album à la médiathèque il y a quelques années, je le réécoute encore et encore sans me lasser je m’étais toujours démandée comment ça se faisait que je n’ai jamais trouvé d’autres traces de ce groupe dont la musique et les paroles me transportent à travers le temps ... voilà qui est fait Je ne manquerai pas de découvrir le travail solo des anciens membre de MElon Galia

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24 octobre 2009, par Lady Ti

RE : Sur les traces de Melon Galia

Lady Ti, ne manquez pas les Soy Un Caballo (avec Aurélie), dont nous avons publié il y a quelques mois un Concert à Emporter, et leur bel album "Les heures de raison".

Et Samir Barris sort un nouvel album dans quelques semaines...

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24 octobre 2009, par manur

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