
Sufjan, roi de New York
Imaginez-vous passer une heure et demie à parler avec Sufjan Stevens au lendemain de son concert le plus audacieux à New York. Emmanuel Tellier, de Télérama, a eu cette chance. Il a proposé à la Blogothèque de publier l’intégralité de l’échange. Vous imaginez, on n’allait pas dire non !
Un genre de consécration. Déjà ! Ce samedi 14 janvier, à New York, Sufjan Stevens était l’invité du Lincoln Center, l’un des lieux musicaux les plus prestigieux de Manhattan, dans le cadre d’un cycle consacré à l’American Songbook. Soit l’appellation générique qui réunit, et consacre - au sein d’une sorte de Hall of Fame informel - les auteurs les plus importants du patrimoine pop, rock et country américain. Quand on parle d’American Songbook, on pense à Johnny Cash, à Woody Guthrie, mais aussi à Leonard Bernstein, aux auteurs de Broadway, au Brill Building. C’est dire si Sufjan Stevens, 30 ans, a du être honoré d’être convié à jouer dans la superbe Allen Room, au quatrième étage du Lincoln Center. Avec ce concert (et même si lui refuse de prendre ça trop au sérieux), le natif du Michigan a gagné ses galons de musicien « repéré », reconnu, apprécié - voire même « validé » par le monde de la musique dite sérieuse. Voilà qui filera peut-être des boutons aux fans de la première heure, toujours jaloux de leurs petits chéris, mais on peut aussi se réjouir pour le principal intéressé, qui va pouvoir ainsi consolider son statut d’indépendant farouche, et dicter, avec encore plus d’aplomb, sa façon de voir l’avenir (le sien, et celui de sa musique).
Pour le concert du Lincoln Center, le directeur du cycle lui avait donné carte blanche, et un budget conséquent. Sufjan a donc pu réaliser un rêve : jouer la quasi-intégralité de son chef d’œuvre Here comes the Illinoise avec une section de cordes, une section de cuivres, et un renfort féminin (extrêmement charmant) aux choeurs et au xylophone. Les répétitions ont duré une semaine, dans une vaste salle de Brooklyn. Le 14 janvier, ils étaient donc 18 sur scène, et Sufjan, comme les musiciens de son groupe habituel, sont passés du piano à la guitare, en se frayant un chemin au milieu des archets, des câbles, des micros et des xylophones joyeusement compactés sur une scène à peine assez grande. Face à eux, six cents places en auditorium, et quelques tables au pied de la scène. Le concert de 20h30 ayant été rapidement complet, Stevens et son groupe ont ajouté une deuxième séance, à 22h30. Complète elle aussi, deux mois avant le grand soir.
Pendant les répétitions et réglages de l’après-midi, on est d’abord frappés par la grande sérénité de Sufjan. Une forme de béatitude, plus ou moins teintée de timidité, selon les moments. Les yeux et les oreilles partout, ce perfectionniste insatiable veille à tous les détails. Fait reprendre une intro au tempo trop enlevé. Demande à un violoncelle d’accentuer tel ou tel passage. Et va même jusqu’à demander à son copain photographe de lui préciser où il se trouvera le soir venu.

20h30. La superbe Allen Room a dévoilé son extraordinaire baie vitrée : une fois le rideau levé, les 900 mètres carrés de verre laissent apparaître le paysage époustouflant des abords de Central Park sous la pluie, la 59ème rue, les grands immeubles côté sud, les arbres au nord, les passants résistant aux bourrasques, les phares des taxis jaune... Une fois sur scène, Sufjan Stevens est plus tendu qu’aux répétitions, fatalement. Logique, l’enjeu est de poids. Mais on le sent aussi ravi, flatté, et lui-même surpris d’entendre sa musique ainsi résonner dans toute l’amplitude qu’elle mérite et réclame.
Le lendemain midi, nous le retrouverons pour une longue interview, dans son quartier de Cortelyou, un faubourg tranquille de Brooklyn.
Emmanuel Tellier (courtesy of Télérama)
Interview de Sufjan Stevens, Brooklyn, le 15 janvier 2006
Transcription quasi-intégrale
Le son était vraiment somptueux hier soir. Est-ce que vous avez enregistré le concert, pour un disque live, par exemple ?
Oui, c’était enregistré, mais pas par nous, par le Lincoln Center. Et les bandes leur appartiennent, pour leurs archives. Ça nous aurait coûté une fortune de produire notre propre enregistrement. Tu sais, ici, les syndicats peuvent avoir ce genre de privilèges, les salles sont assez “verrouillées”, et il est impossible d’aller contre. Donc non, l’enregistrement ne nous appartenant pas, je ne pense pas que ça puisse sortir un jour en disque. Je ne suis même pas certain de pouvoir avoir une copie moi-même.
Le travail sur les dynamiques était particulièrement réussi. Les entrées et sorties de cordes, le retrait de la batterie, toutes ces variations. En ré-écoutant Come on feel the Illinoise ce matin, j’ai mieux compris que c’était aussi le cas sur disque. Les gens sont très marqués par les titres très fournis et habillés, alors que l’album, dans son ensemble, est vraiment nuancé.
Parfois, tu sembles vouloir embrasser plusieurs destins à la fois : fabricant de pop orchestrale, mais aussi songwriter intimiste, tout en te disant tenté par le rock électrique bruitiste, la musique instrumentale... Il y aurait trois ou quatre Sufjan dans le corps d’un seul ?
Je suis un gourmand, certainement. Un gourmand et un impatient. Mais je crois que ça s’arrête là. Pas de grave conflit de personnalités, pas de divan en perspective ! Je suis à l’aise avec toutes ces facettes et envies, qui cohabitent pacifiquement. Je crois que cela me vient de mes expériences d’auditeur : j’ai écouté, à différentes époques de ma vie, beaucoup de styles de musique, qui m’ont tous façonné. J’ai d’abord commencé avec les cours très sérieux de l’école de musique, où j’étudiais le hautbois. Beaucoup de théorie, beaucoup d’heures à écouter les grands maîtres. Ensuite, il y a une part de moi qui s’est toujours intéressée aux tubes radiophoniques, les trucs qui sont dans le Top 40, les grosses machines. En même temps, pendant mes années à la fac, je me suis intéressé aux artistes indépendants, au rock underground, Sonic Youth et tout le reste, le groupe punk The Ex, et puis des choses obscures, dont j’aimais l’énergie. Ma musique est un peu le résultat de toutes ces confrontations. C’est parfois un peu problématique à gérer, surtout au moment des arrangements, des couleurs que je veux donner, mais je me rassure en me disant que mes chansons sont aussi porteuses d’une unité, d’une marque de fabrique qui m’est propre.
En tout cas, il n’a jamais été question pour toi de te concentrer sur une seule esthétique, plus radicale ?
Puisque tu parles d’un groupe anglais, je me demandais si, dans un autre genre, tu avais été fan des Smiths.
Non, jamais. Je suis passé à côté, et je ne connais toujours pas. J’ai trente ans, j’étais trop jeune de quelques années lorsqu’ils se sont fait connaître en Angleterre. En fait, le rock anglais que j’ai écouté, je l’ai découvert en empruntant les cassettes de ma soeur. The Cure, que j’adore, Depeche Mode, New Order, et U2, évidemment.
Tu as deux soeurs, c’est ça ?
Non, trois, qui sont toutes mes aînées, et aussi un frère, plus jeune que moi. Et un autre, plus âgé ! Donc six gamins au total, une grande famille, mais avec des combinaisons de parents assez sophistiquées, à l’américaine... Mes parents ont divorcé quand j’avais un an. Alors j’ai grandi avec mon père et sa nouvelle épouse, mais j’allais aussi, pour les vacances, chez ma mère et mon beau-père. C’est avec lui que nous avons monté notre label, Asthmatic Kitty.
Oui, je l’ai rencontré hier soir, au Lincoln Center. Quand je lui ai demandé depuis quand il te connaissait, il m’a dit : “Eh bien, depuis ses cinq ans !”.
(rires)... Oui, c’est une longue histoire. Il m’a vu débuter avec mon petit piano en plastique, un Casio. Bon, il ne faut pas le croire quand il te dit que j’écrivais déjà des symphonies à 6 ou 7 ans, c’est très exagéré (rires)... Pour moi, la musique n’est devenue sérieuse qu’à l’école, en apprenant la flûte - comme tous les gamins de mon âge, mais avec une certaine facilité que les autres n’avaient pas.
Quels sont tes projets immédiats, après cette somptueuse soirée au Lincoln Center ?
Je crois que je fais prendre un break de quelques mois. J’en ressens le besoin. Cette soirée, c’était un peu une façon de refermer un cycle... On nous a proposé beaucoup de concerts, une nouvelle tournée en Europe, mais nous avons choisi de décliner. J’ai besoin de repos, besoin de penser un peu à autre chose que ces disques. Je voudrais écrire des nouvelles chansons, mais aussi, pendant un moment, oublier un peu ma propre musique pour m’intéresser à celle des autres, les chansons de mes amis, comme My Brightest Diamond. Je voudrais aussi aider mon batteur, James, à produire son disque.
Tu ne feras donc pas davantage de promotion pour Come on feel the Illinoise ?

A quoi ressemblera, d’après toi, ton prochain disque ?
Je ne sais pas encore. J’ai très peu de chansons prêtes, juste des idées, des brouillons. Pour l’instant, je ne veux pas trop y penser. J’ai vraiment envie de lever le pied ces prochains moi... En même temps, l’expérience d’hier m’a beaucoup plu. Ce pourrait être tentant de faire un disque sur ces bases-là, quelque chose de très fourni, d’intense, avec une vingtaine de musiciens.
Quand tu es seul à la maison et que tu as deux heures devant toi pour composer, c’est plutôt à la guitare, au banjo, au piano ?
Guitare et banjo, car ici, à Brooklyn, je n’ai pas de piano chez moi, hélas. Par contre, on me prête un studio d’enregistrement, tard le soir. Je peux y aller et bosser comme je le souhaite, et il y a là un beau piano. Quand tout le monde dort, je joue du piano. Parfois, j’amène mon huit-pistes et je maquette quelques idées.
Michigan était déjà un disque séduisant, mais Come on feel the Illinoise le dépasse d’au moins trois têtes. Où penses-tu avoir le plus progressé entre ses deux disques ?
Quels étaient les commentaires de tes proches, de tes amis, après Michigan ? T’ont-ils encouragé à poursuivre dans cette voie ?
J’ai une relation assez pudique avec mes amis, comme beaucoup d’Américains de notre génération. Alors on ne parle pas beaucoup de ces choses-là entre nous, on se comprend sans avoir besoin de s’en parler... Aujourd’hui, j’ai surtout une relation musicale très riche avec Shara, la guitariste qui a rejoint le groupe il y a déjà un moment. Elle a une très grande maîtrise de tout ce qui est lié à la voix, et elle donne d’ailleurs des cours de chant. En travaillant avec elle, je progresse beaucoup. Sans elle, et ce qu’elle m’a apporté sur la voix et les arrangements de cordes, je ne suis pas sûr que j’aurais eu le courage de me lancer dans les concerts d’hier soir... Shara écrit aussi des chansons. Elle a son propre projet, My Brightest Diamond, dont nous allons publier les chansons sur Asthmatic Kitty.
Mais personne, autour de toi, ne te pousse davantage ? Personne ne te dit que tu as de l’or dans les doigts ?
(Sourire gêné)... Non, pas vraiment. Le groupe et moi, on a d’abord bâti une espèce de relation basée sur la camaraderie, l’humour, la bonne humeur permanente. C’est comme ça qu’on se fait comprendre qu’on s’apprécie, qu’on est contents. Alors je suis logé à la même ancienne que les autres. Je ne suis pas le chef d’entreprise qui détient les secrets, et eux mes employés. Je suis aussi admiratif d’eux que eux de moi. Et puis, quand quelqu’un me fait trop de compliments, ça me met mal à l’aise.
Et ce que dit la presse, ça te fait rougir ?
Parfois, oui... Je trouve ça un peu exagéré, par moments. Car je ne pense pas être à mon meilleur niveau, pas encore. Toutes ces chroniques enthousiastes, je ne veux pas trop les retenir, je ne veux pas trop y penser. Je me pose plutôt la question de savoir si on parlera encore de mes disques dans dix ans. Il me semble que les oeuvres sont jugées trop rapidement, que les artistes sont projetés trop vite dans un vaste système de notation instantanée. Très vite, on passe du statut d’espoir à celui d’artiste célébré. Et alors, il y a le risque d’être très vite un has-been... Moi, j’ai décidé que je m’accorderais le temps.
Tu as manifestement un appétit de découverte immense concernant ton propre pays, les Etats-Unis. As-tu le même pour le reste du monde ?
D’où te vient cette passion pour l’histoire de ton pays, pour sa géographie, sa sociologie ?
Quelles sont les "valeurs américaines" dont tu te sens toi-même doté ? Celles avec lesquelles tu es le plus à l’aise ?
C’est une question difficile... Bon, je dirais quand même cette idée du potentiel en chacun de nous. L’idée que si tu veux vraiment obtenir quelque chose, ici, c’est possible. Ça ne veut pas dire que tout soit simple, qu’il n’y ait pas d’embûche en chemin, de frein social ou ethnique, mais en tout cas, il me semble qu’on peut, en Amérique, tirer sa propre existence dans un sens ou un autre. Je dis ça, bien sûr, de la voix très privilégiée d’un jeune blanc vivant à New York, mais je crois quand même que ce concept n’est pas un mythe.
Avec Michigan et Come on feel the Illinoise, tu as signé des photographies, ou plutôt des peintures, représentant ces deux Etats, leur histoire, leur richesse, leurs figures héroïques. Comment choisis-tu les thèmes des chansons ? Comment fais-tu le tri ? Ce choix, par exemple, de mentionner ou pas l’histoire des Indiens... Ou la mafia de Chicago, dont tu ne parles pas.
Ça se passe vraiment à l’instinct. En fonction de ce qui m’intéresse, et de ce que je trouve au cours de mes recherches. Dans le cas des Indiens, je ne voulais surtout pas être lourd, alors c’est juste une évocation. Et pour les bandits de Chicago, je n’aurais pas trouvé naturel pour moi de chanter là-dessus, donc je ne l’ai pas fait. Le sujet en lui-même ne m’intéresse pas. Or, ce que je recherche, avec chaque thème, c’est comment projeter un peu de moi, de mon intimité, à travers lui. Je ne voulais pas de chansons dont je sois totalement absent... Comme tous les Américains dotés d’un minimum de sens auto-critique, je vis une crise d’identité. Alors je cherche à savoir, à comprendre. D’où je viens et où je vais. Ce que cela signifie, aujourd’hui, d’être Américain. Ces disques, c’est une façon pour moi de m’inventer différentes voix, des possibilités multiples de narration, donc d’approche. Une façon de raconter mon pays sous différentes perspectives, pour essayer de mieux le comprendre.
Est-ce que l’éducation que tu as reçue t’a donné de bons repères à propos de l’histoire américaine ?

Depuis le début de cette série, as-tu eu des réactions de groupes de pression, de partis politiques, d’associations ?
Oui, j’ai eu quelques courriers, mais je ne sais plus trop quoi... J’ai aussi été invité à aller à la Maison Blanche, pour une journée de débats sur le rôle de la culture dans la compréhension de l’histoire, mais j’ai décliné, ayant un peu peur d’être “récupéré”. Je pense que je suis “sous le radar” d’hommes politiques bien informés, un peu sous surveillance, de manière bienveillante ou pas, je ne sais pas. En tout cas, je ne veux pas que mes chansons servent à quoi que ce soit. Ce ne sont que des oeuvres poétiques, pas des discours.
Tu es croyant et le dis sans détour. Penses-tu que cela s’entend dans tes chansons ?
La musique, en elle-même, est une expérience assez religieuse, en tout cas très spirituelle. Ce travail sur les émotions, le mélange des mots et des notes, le fait de les marier dans une quête de sens et d’harmonie, tout cela me semble relever d’un travail qui flirte avec le spirituel, voire avec le divin. Mais en parler ne me semble pas utile, c’est à la fois très personnel et assez compliqué à expliquer... Et puis, c’est parfois confus dans ma propre tête. Mes parents ayant vécu un certain nombre d’expériences intéressantes, ils ont aussi flirté avec des religions différentes. J’ai grandi dans une atmosphère de spiritualité, mais sans vraiment savoir à quel Dieu me vouer ! Mon prénom, par exemple, m’a été donné par un ami de mes parents, féru de spiritualité asiatique et de yoga. A l’origine, c’est un prénom perse.
Aujourd’hui, tout semble parfait : tes disques, ces concerts, ta façon de vivre tout ça, ta lucidité, ta capacité à garder la tête froide... Il n’y aurait pas le moindre trouble au pays de Sufjan ?
Mais tu sembles si perfectionniste...
Je suis très soucieux des détails dans mon travail, les photos, les pochettes, et le son des enregistrements évidemment. Mais c’est aussi une façon de ne pas travailler sur moi-même, de ne pas passer trop de temps face à mon miroir... Je n’aime pas trop ces exercices d’introspection, car je me trouve très imparfait. Egoïste, et parfois lâche... Je manque souvent de courage dans les relations personnelles.

Une phrase se détache de ta chanson Chicago : “I made a lot of mistakes.” Tu as fait beaucoup d’erreurs, toi-même ?
Oui, j’en ai fait beaucoup. Et je continue à en faire beaucoup, tous les jours. Cette phrase est l’une des plus personnelles du disque, et je crois que ça s’entend. Comme dans le héros de la chanson, je passe mon temps à m’enfuir... D’ailleurs, si je donne autant de moi-même à ma musique, c’est justement pour éviter de m’apesantir sur ce genre de questions. C’est une fuite, oui, sans aucun doute.
La passion musicale peut rendre fou : Brian Wilson et Syd Barrett ont perdu la raison à force de chercher le son parfait. Pourrais-tu craindre d’être sujet à une telle aliénation ?
Une chose est sûre : je sais, et je comprends que la musique peut rendre dingue, oui ! Et ça fout vraiment la frousse de se dire que de grands créateurs ont pu se perdre à ce point, même si les expériences avec les drogues ont sans doute été décisives dans leur abominable dérive. Ma chance, c’est de n’avoir aucune attirance pour les drogues, et de me savoir entouré de gens tout à fait sains. Si je commence à montrer des signes de bizarrerie, j’ai le sentiment que mes amis sauront me calmer très vite.
Comment t’imagines-tu à 50 ans ?
Pas très différent d’aujourd’hui. J’écrirai des chansons, j’aurai des projets. J’espère juste que j’aurai une famille, des enfants, et que cela m’aura permis de me poser, de me sentir ancré à quelque chose, enraciné, enfin. ///







































> Sufjan, roi de New York
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6 février 2006, par ym
RE : > Sufjan, roi de New York
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18 mars 2006, par un courageux anonyme
> Sufjan, roi de New York
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7 février 2006, par BobbyO
> Sufjan, roi de New York
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7 février 2006, par pradoc
> Sufjan, roi de New York
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7 février 2006, par Hefner
RE : > Sufjan, roi de New York
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8 février 2006, par un courageux anonyme
RE : > Sufjan, roi de New York
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9 février 2006, par Hefner
> Sufjan, roi de New York
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7 février 2006, par Jean-Charles Boute-en-Train
> Sufjan, roi de New York
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7 février 2006, par Jean-Charles Boute-en-Train
> Sufjan, roi de New York
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8 février 2006, par BobbyO
RE : > Sufjan, roi de New York
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9 février 2006, par ledijojo
> Sufjan, roi de New York
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8 février 2006, par Lucka
RE : > Sufjan, roi de New York
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9 février 2006, par un courageux anonyme
RE : > Sufjan, roi de New York
oups, j’ai oubli de signer, le message prcdent tait bien de moi ...
"Par snobisme, hu non,...j’avais puis les deux prcdents."
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9 février 2006, par BobbyO
> Sufjan, roi de New York
la grande classe en effet : c’est assez rare de voir autant de talent, d’intelligence, de lucidit, de perfectionnisme et d’humilit chez un type aussi jeune, trs excitant pour l’avenir aussi ...
puisses-tu ne pas changer Sufjan ...
cette interview serait-elle par hasard disponible en anglais ? j’aimerais bien la partager avec des non francophones
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8 février 2006, par elise
> Sufjan, roi de New York
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9 février 2006, par un courageux anonyme
> Sufjan, roi de New York
Et si on avait le droit d’avoir un avis nuanc ? Si on pouvait affirmer qu’on aime le disque mais pas dans son intgralit ? Qu’il a certainement compos certaines des meilleures chansons de 2005, mais certainement pas le meilleur album ? Qu’on apprcie ce qui semble transparatre du bonhomme dans cette interview mais qu’il dit parfois des choses assez dnues d’intrt ?
On peut ? Merci.
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9 février 2006, par Garrincha
RE : > Sufjan, roi de New York
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9 février 2006, par Lucka
> Sufjan, roi de New York
totalement d’accord avec les grincheux. moi aussi je griiiinche.
L’interview est intressante mais l’image de la musique c’est trs (trop) lisse. Je ne connais que le dernier album et il me parait un peu noy sous les arrangements angliques, tout est beau, tout est fait au milimetre. J’y trouve une certaine beaut froide mais pas beaucoup d’motion. Les mlodies glissent et passes les coutes je n’en retiens pas grand chose. Le mec est un brillant arrangeur et musicien sans aucun doute mais il manque quelquechose dans sa musique selon moi.
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9 février 2006, par Lvis
> Sufjan, roi de New York
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9 février 2006, par Garrincha
> Sufjan, roi de New York
Sacr Manu,
Y’a que lui pour oser demander l’autre quiche (mais les quiches c’est bon quand c’est bien fait) s’il a t, un jour, fan des Smiths. Bonne tranche de rigolade au pt. Merci Manu !
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9 février 2006, par martinvox
> Sufjan, roi de New York
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9 février 2006, par ym
> Sufjan, roi de New York
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15 février 2006, par ploum
RE : > Sufjan, roi de New York
ouaip 2005 est un bon cru, par contre 2006 c’est pas vraiment bien parti.
j’adore les digressions gnark gnark
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18 mars 2006, par un courageux anonyme