RPM Quigley
Après la séparation des Smiths, il a fallu trouver une alternative crédible à Morrissey. Si sa carrière solo a connu des sommets, elle a en effet été trop souvent marquée du sceau de la médiocrité et du mauvais goût, assumé ou non (Morrissey et ses amis rockabilly, Morrissey en moule-burnes etc...) Pour un Hang on to your friends, combien de Billy Budd ? Bref, il fallait trouver un chanteur de Manchester capable de chanter des mélodies incroyables d’une voix unique. J’ai compris que Roger Quigley serait celui-là lorsqu’il commença à chanter à bord de la péniche 6/8, amarrée quai de Montebello dans le Vè à Paris, et qui en son temps proposait une bonne programmation. Il était seul, accompagné d’une guitare et d’une boîte à rythme. Il était facile de comprendre que ce type était largement au-dessus du lot. La suite de sa carrière n’a cessé de le confirmer. Seul ou en groupe, le plus souvent accompagné du guitariste de Gnac, Mark Tranmer, Quigley propose une musique mélancolique qu’il enlumine de sa voix céleste. Sans forcer, avec classe, il compose et chante la bande son idéale d’une après-midi désœuvrée ou d’une fin de soirée cotonneuse.
Sous son nom ou au sein des groupes At Swim Two Birds (nom hommage au roman de l’Irlandais Flann O’Brien) et The Montgolfier Brothers, le constat est le même : la musique de Quigley est belle et apaisante. Je vous en offre un panorama que j’espère représentatif, depuis son premier single sorti sur Croissant Neuf records en 1995 jusqu’au dernier album des Mongolfier Brothers, qui date de la fin 2005, sorti sur Vespertine Records, retour au bercail après une expérience chez Poptones, le label d’Alan McGee, le nabab de l’indie anglaise. Tout cela se passe malheureusement dans l’indifférence quasi-générale, puisque seuls les Espagnols de Green Ufos semblent accorder un semblant de crédit à Quigley. Le tout puissant Pitchfork n’a jamais daigné chroniquer le moindre disque de Quigley. Don’t believe the hype !
On notera enfin que Quigley est francophile, qu’il a enregistré pour le label tourangeau acétone, et que la chanson des Montgolfier Brothers Seventeen Stars décrit un voyage à Andernos, sur les rives du bassin d’Arcachon. Les connaisseurs apprécieront.







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9 février 2006, par Ferris_Bueller
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9 février 2006, par Insolent Verlaine
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9 février 2006, par un courageux anonyme
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9 février 2006, par vn
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11 février 2006, par manur
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19 février 2006, par un courageux anonyme
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19 février 2006, par un courageux anonyme
> RPM Quigley dans l’ombre
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10 février 2006, par pb
RPM Quigley
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6 mai 2007, par pitchcontrol