Peter and the Wolf
"I’ve got you, so I’m ok. It’s a lovely garden, and I want to stay"
Tout a commencé sous un pommier. L’air devait être doux, l’herbe épaisse, la bouteille de vin terminée. Un garçon, une fille, qui chantaient, deux minutes à peine, deux guitares, discrètes. Du bonheur, de la douceur, et ce même silence qui vous prend, le même qui s’était imposé à vous lorsque vous aviez pour la première fois écouté Iron & Wine chuchoter dans son micro asthmatique.
L’album est arrivé : Lightness de Peter and The Wolf. Et c’était 16 fois la même chose. Une guitare, parfois deux, un ukulele parfois aussi. Une voix qui a bourlingué plus que l’âge de son porteur ne le lui le permet, une voix qui a bien siroté, mais a gardé un accent d’ironie, comme un Bill Callahan qui saurait raconter de belles histoires. Quelquefois une voix féminine pour le contrepoint. Et 16 chansons courtes, douces, que l’on croirait sorties d’un vieux coffre d’une ville fantôme des grandes plaines. Des histoires de filles d’un soir, de filles que l’on rêve d’emmener sur son bateau au lendemain de belles soirées d’ivresses. Il y a du Randy Newman dans ce Silent Movies. Et ce The Ivy, c’est un Virgin Suicides fin XIXe...

Les chansons de Ligtness sentent le bois qui craque, le maigre feu, les petits verres d’alcool fort renversés sur la table, les filles de joie ivres et épuisées. Pendant que M. Ward amuse la belle société, Peter and the Wolf bercent les restes des bouges avec des histoires trop belles pour eux.
On imagine donc un gars timide, calme, derrière cet album. On ne pouvait pas se tromper plus.
Il s’appelle Red Hunter. Il a joué des concerts dans un cimetière, devant sa prétendue tombe, jetant des os de lapin dans les airs avant de composer, pour conjurer les esprits des familles puritaines du XVIIe siècle. Il a fait une première tournée seul, en dormant dans la rue, sa dernière sur un voilier, jouant là où il avait le droit d’accoster. A 21 ans, il chantait dans les cathédrales françaises, et son premier violon était celui de son grand-père, dont il se servait pour mendier de la nourriture en Transylvannie. Il a traversé les Etats-Unis en auto-stop avec un patch sur l’oeil, enregistré un disque foutoir, Experiments in junk avec ses amis. L’un des morceaux a été enregistré alors qu’il traversait la rue à Manhattan. Et sur sa photo officielle, il se pose en pasteur éclairé menant ses brebis sur une autoroute déserte.

Si ça ne suffisait pas, Red Hunter tient un blog. Rempli de groupes étranges (c’est lui qui le dit). L’un des meilleurs du genre. On y découvre ça, ça.





































Peter and the Wolf
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16 janvier 2007, par v.m.
Peter and the Wolf
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16 janvier 2007, par un courageux anonyme
Peter and the Wolf
"Des histoires de filles d’un soir, de filles que l’on rve d’emmener sur son bateau au lendemain de belles soires d’ivresses"
ben dis donc t’as les moyens toi
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17 janvier 2007, par un courageux anonyme
RE : Peter and the Wolf
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17 janvier 2007, par Chryde
Peter and the Wolf
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24 mars 2007, par Maia