
Music for toys
Il y a plusieurs années, à Bordeaux, j’ai partagé un appartement, des piles de disques et une certaine idée de la musique avec une fille. Elle portait des collants outrageusement colorés, était folle de sa boîte à meuh et ne ratait rien de Midi les zouzous lors du déjeuner. Sur les murs de pierre apparente, sur le bureau, la table de cuisine, dans la salle de bains ou à côté du canapé, il y avait de la couleur, de l’enfantin et de l’insouciance.
A cette époque, la Blogothèque n’existait pas et la K7 était un aimable objet désuet dont on s’amusait à tirer la bande magnétique. Depuis, les circonvolutions de l’existence nous ont éloigné. Je suis parti écrire sporadiquement sur la musique pour garçon qui pleure. Elle a bâti Monster K7 et organise Music for toys. Elle a mûri, ne met plus de collants criards et a arrêté de fumer. Mais elle demeure Anne, la jeune femme un peu espiègle que j’ai connu.
Elle défend avec enthousiasme la C90, le ukulélé, le toy piano, le melodica et tous ces machins pour enfants aux bruits bizarres. Ceux-là même qui patinent encore les musiques des Pascals, d’Architecture in Helsinki, de Pascal Comelade, Mùm ou même Bon Iver en acoustique.
Ce bricolage sonore, ces tintinnabulements émerveillés sont la moelle du festival délicieusement coloré qui se déroule gratuitement et en ce moment à Paris.
Ce soir, Music for toys se transporte à la librairie Monte en l’air, ce sera sans nul doute charmant. Demain après-midi, au Glazart, il y aura des enfants, David Fenech, l’improbable Chaton-Pute et aussi un peu de mes souvenirs bordelais.












































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14 juin, par waheu
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14 juin, par DJB