Jim Noir, fan des sixties

Vous allez me dire qu’on vous a déjà fait le coup, et vous aurez raison. Quand les Besnard Lakes ont rappliqué avec leur The Besnard Lakes Are The Dark Horse, puis - et c’était quand même déjà plus justifié - quand Noah Lennox a eu la riche idée de s’échapper d’Animal Collective pour nous livrer son Person Pitch. Le retour des Beach Boys, tout le monde disait. Bref, un grand barouf sur l’influence de la fratrie Wilson sur les jeunes pousses du nouveau paysage musical américain.

Voilà - en tout cas - que ça recommence : on a d’abord entendu Jim Noir, un petit gars qui fait tout tout seul dans sa chambre à Manchester, livrer un "My Patch" qui sonne comme si Jamie Lidell s’inspirait plus de Pet Sounds que de la northern soul. Peut-être d’ailleurs que si Brian Wilson avait 20 ans aujourd’hui, il achèterait des samplers et harmoniserait à l’infini, entasserait des pistes audio dans son home studio, plutôt que de se coltiner ses frères et leurs potes.

Reste que là où les Besnard faisaient explicitement référence aux californiens, Jim Noir cite plutôt comme influence "every sound, ever". Rien que ça. En poussant un peu plus loin, il y a une sacrée dose de 60s tout azimut, des tonnes et des tonnes d’une nostalgie jouissive et drôle. En témoignent par exemple la guitare de "Eanie Meany" et les extraits du nouvel album qui sortira début avril. Dans tous ces morceaux, il y a un petit quelque chose qui laisse à penser qu’on flaire là une bonne piste, une intuition : Jim Noir sur scène, ça doit être drôlement chouette.

le 26 février 2008 par Garrincha

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