
Experience, une écoute triste
Cher Michel Cloup,
J’aurais tant de louanges, tant de remerciements à vous adresser. Pour Diabologum évidemment, une discographie essentielle, monumentale à l’occasion d’un 3# dont on ne se remet toujours pas douze ans après, des concerts sous tensions, d’une intensité qu’on a très peu retrouvée depuis. Des louanges pour avoir maintenu l’espoir ensuite, avec Experience, Aujourd’hui, Maintenant et ses successeurs exigeants. Des louanges enfin et surtout, pour ne pas avoir abdiqué comme je l’ai fait, moi, aujourd’hui, maintenant.

Experience en 2008, c’est Nous (En) Sommes Encore Là (Boxson/MVS) : des chants de luttes urbaines et contemporaines, qui abreuvent de bruits, de slogans, de ténacité et d’une volonté acharnée. Quatorze morceaux et autant de façons d’aborder un thème unique : la résistance. Résistance aux oppressions, aux conservatismes et aux immobilismes, une sorte de manifeste et une preuve que le rock peut encore parfois s’enorgueillir de certains adjectifs autrement galvaudés : social, contestataire, militant, humaniste… Avec de telles velléités, ce rock sera radical dans ses sons : à la Sonic Youth mais en chant-discours proche du rap, samples et longs passages instrumentaux convoqués au combat, répétitions et prises de positions brutales. C’est un rock armé, d’idées et de moyens, fait pour mobiliser des masses, presque révolutionnaire s’il fallait lâcher la bride critique. La scène comme arène, pour un exercice de propagande intellectuelle, de déclamation politisée. Une idéologie à laquelle j’adhère volontiers, mais pour laquelle je ne manifesterai pas.
Cher Michel Cloup, votre disque dérange, interpelle : "N’avez-vous jamais eu l’idée de distribuer des tracts avec pour seule inscription : Non !". Si, parfois, évidemment, mais le passage à l’acte est difficile. Votre disque secoue et bouscule quand aujourd’hui j’aspire à un peu plus de tranquillité, d’individualisme. Vous refusez la passivité (être toujours dans un groupe de rock à votre âge est courageux, ou inconscient), et je revendique la mienne. "Ils nous vendent des idoles, nous voulons des héros…" : j’approuve, mais je renonce et je me contente de ces idoles. Votre rock serait mon meilleur allié si j’étais encore idéaliste, mais j’ai baissé les bras. Le monde que vous critiquez est impitoyable, votre lutte vise l’universalité, la mienne n’a d’ambitions que personnelles. Vous me détesteriez sûrement…
Nous (En) Sommes Encore Là est un disque évidemment important, un de ceux qui synthétisent des rancoeurs et des espoirs, qui entretiennent la flamme et donnent des perspectives aux suiveurs (Agora Fidelio, Un Homme Et Une Femme Project, doués mais plus discrets dans leurs revendications). Un des meilleurs disques de rock en français depuis bien longtemps. Mais un disque que j’écouterai peu, tristement et plein de désillusions… et je le déplore.
PS : Rien à voir, ou presque, mais je regretterai toujours de ne pas avoir acheté le tee-shirt "Diabologum Free-Jazz" à un concert en 1994. A bon entendeur…








































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14 mai, par nets
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14 mai, par un courageux anonyme
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14 mai, par un courageux anonyme
RE : Experience, une écoute triste
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14 mai, par garrincha
RE : Experience, une écoute triste
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14 mai, par un courageux anonyme
RE : Experience, une écoute triste
AH OUI Un CAE de Mendelson !!! Pascal Bouaziz Vs Vincent Moon
quasiment une rencontre du troisième type ....
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14 mai, par Sfar
RE : Experience, une écoute triste
Effectivement, le dernier Mendelson est (à mon humble avis) un des grands disques de 2007 ! Et la White session est peut-être encore plus forte (disponible gratuitement sur le site pour les possesseurs du double, héhé), Bouaziz seul à la guitare, cela donne encore une autre dimension aux compositions !
Euhhhh, en tout cas, moi non plus, je n’ai pas vu d’article ni de mot à leur propos dans la Blogo...
Et le nouvel Expérience a l’air intéressant aussi. Diabologum, un regret pire que le T-Shirt, de n’avoir vu que la fin (mais quel fin !) de leur concert à LLN lors des Fêtes de la Musique. A l’époque, je ne connaissais pas :-(
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15 mai, par MMA
RE : Experience, une écoute triste
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15 mai, par Furax
Experience, une écoute triste
C’est quand même bizarre cette façon dont est perçu cet album moi j’y vois au delà des constats amers...., plein d’espoir, une volonté de changer les choses, des envies ... et si il y a bien un disque en ce moment que n’est pas synonyme d’une écoute triste pour moi c’est celui -ci
Le morceau qui clôture l’album, cette longue plage de près de 10 minutes est pour moi excellent
je viens de voir les Experience deux fois en concert pour leur dernière tournée, franchement n’hésitez pas une seconde, sur scène ces morceaux prennent vraiment une dimension particulière
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14 mai, par Sfar
RE : Experience, une écoute triste
Le dernier album de Diabologum et les albums d’Experience m’ont toujours fait cette double impression paradoxale, envie de "prendre les armes" et de les rendre aussi. C’est encore plus flagrant aujourd’hui, je trouve le propos et la mise en musique particulièrement pertinents et intelligents, ce disque me touche beaucoup, mais il me rend "nostalgique" et me renvoit à des résistances, des luttes que je ne mène pas... et ce n’est pas forcément agréable à s’avouer.
Ceci étant, c’est un album que je suis certain de réécouter régulièrement... et dans quelques années, avec un autre état d’esprit, j’y trouverai évidemment encore matière à m’enthousiasmer pour lui, différemment.
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14 mai, par Rockoh
Experience, une écoute triste
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14 mai, par Jules
RE : Experience, une écoute triste
On peut éventuellement comprendre ton rejet des groupes qui critiquent au lieu d’essayer de construire, mais taxer Diabologum (et par la même occasion Programme et Experience) de groupes qui "vomissent une haine générale contre la société", les accuser de "ne pas écrire de chansons, pour ne pas avoir le courage d’inventer quelque chose"... c’est particulièrement les méconnaître...
Ecoute "Le Goût du Jour", "Mon Cerveau dans ma Bouche", "#3", "Positive Karaoké With a Gun"... tu auras des chansons et de la pop intelligente, des textes dont la pertinence reste intacte avec les ans et des structures musicales qui, à défaut d’être inédites, étaient rarement utilisées à ce niveau d’exigence.
Après, tu peux écouter Saez et son (hum) offensif "Jeunesse, lève-toi", mais on ne fréquentera pas les mêmes défilés... et on ne votera surement pas pour les mêmes partis.
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14 mai, par Rockoh
RE : Experience, une écoute triste
Alors tout d’abord Saez je le mets au même niveau que Experience, donc pas bien haut. Par ailleurs je suis de gauche, ça c’est dit donc ça évitera les amalgammes. Maintenant, j’ai #3 et Mon Cerveau dans ma Bouche, je crois que Diabologum a été un groupe important, que j’ai aimé et écouté . Je pense néanmoins que l’évolution adoptée par ses membres est quelque chose de profondément triste, bête et morbide. Je trouve leur évolution comparable à celle de gens comme Soral ou Dantec (bien qu’ils se haissent), qui ont fait du ressentiment leur fond de commerce. Et je te prends au mot, j’aimerais bien que tu me montres concrètement une phrase ou deux que tu as trouvé "intelligentes". A part le recassement de poncifs sur les classes dirigeantes (forcément méchantes, parce que c’est bien connu, ces gens là on leur change leur cerveau dès qu’ils sortent de la fac), les fonctionnaires (forcément abettis par le système, bah ouais eh ya "fonction" dans le mot. Bien vu l’aveugle), l’âme en détresse face à la société de consommation (quelqu’un pourrait-il expliquer une seule fois pourquoi en serait-il ainsi au juste ? Mon âme serait donc cette substance étrange qui se crispe quand j’achète un paquet de corn flakes ?). Je ne dis pas qu’on ne puisse pas tenir un tel discours, je dis en revanche que les paroles de Expérience reposent uniquement sur une conivence supposée avec l’auditeur, comme s’il en était nécessairement ainsi, comme si ces discours étaient le signe par lequel on reconnaissait les braves. Je ne suis pas du tout d’accord, je dirais même l’inverse.
Quand tu dis ; : "Votre rock serait mon meilleur allié si j’étais encore idéaliste, mais j’ai baissé les bras. Le monde que vous critiquez est impitoyable, votre lutte vise l’universalité, la mienne n’a d’ambitions que personnelles. Vous me détesteriez sûrement…" ça me semble très révélateur : cette musique a pour but de susciter des "passions tristes" comme on disait avant. Maintenant libre à chacun de choisir son camp.
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14 mai, par jules
RE : Experience, une écoute triste
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14 mai, par Sfar
RE : Experience, une écoute triste
"cette musique a pour but de susciter des "passions tristes"... Justement, je suis adepte de ce type de sentiments et "Sombre", la reprise de "I See A Darkness" de Bonnie Prince Billy par Experience est un de mes morceaux préférés de ces dernières années.
J’ai tenté d’expliquer dans l’article, que je trouvais particulièrement louables et courageuses les positions et postures de Michel Cloup avec ce nouvel album d’Experience, mais que je ne le suivais... Avec Diabologum, s’il faut résumer brutalement, on était dans le constat. Avec Experience, on est dans quelque chose de plus offensif, de réfléchi, d’assumé mais toujours sur le mode descriptif. Après, la connivence est discutable, les propos sont excessifs parfois, mais ne me choquent absolument pas, je n’y vois aucune tentative d’embrigadement, de mobilisation, de sectarisme. Experience aurait la notoriété et la médiatisation plus importante, ce discours serait évidemment à tempérer. Là j’y vois encore de la révolte, de la résistance, de l’engagement raisonné... le tout judicieusement mis en musique. Mais je ne cautionne pas.
Mais par contre je mets ce disque tellement au-dessus de Saez que ta comparaison liminaire avec lui m’ote toute envie de donner des exemples concrets de textes "intelligents", c’est juste deux mondes : l’apprenti poète maudit encore nostalgique de son adolescence ethérée ... et un homme, lettré et plein d’expériences :-)
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14 mai, par Rockoh
RE : Experience, une écoute triste
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15 mai, par MMA
RE : Experience, une écoute triste
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15 mai, par MMA
RE : Experience, une écoute triste
Jules,
Que ta jeunesse soit derrière toi, et que finalement elle n’ait laissé aucune trace sur ce que tu es aujourd’hui, je veux bien. Que tu vomisses les rares personnes qui, naïvement parfois, tentent un discours critique sur ce qu’ils sont eux-même devenus, des adultes qui ont perdu leurs illusions, passe encore. Que tu rejettes en bloc une musique qui hérisse tes poils, je veux bien.
Ce que je ne comprendrais par contre jamais, c’est pourquoi, toi, homme sans doute actif, vie épanouie, chien, femme, enfant(s), monospace, tu t’épuises à blogger l’article d’un groupe que dès le départ tu as décidé de détester. Aurais-tu envie "de vomir une haine générale contre la société" ? Veux-tu toi aussi déverser "un discours d’une bêtise crasse" ? Je t’avertis, Jules, tu risques bien d’aimer ce que fais EXPérience, tu n’es finalement pas très loin d’être ce que tu détestes chez ce groupe !
PS 1 : écouter EXPérience, c’est aussi se rendre à l’évidence de ses combats perdus, bien jugé Rochoh. PS 2 : Jules, au fait, tu n’étais pas stagiaire à Rock & Folk en 1997 ? C’est fou ce que tes mots me font penser à la chronique de "#3" de Diabologum publiés dans ce canard à l’époque. PS 3 : je préfère voir ce que sont devenus les ex-Diabologum aujourd’hui plutôt que de subir Philippe Manœuvre toutes les semaines dans mon LCD.
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15 mai, par Pasassez
RE : Experience, une écoute triste
je suis plus jeune que tu le crois :-)
donc non je n’étais pas stagiaire à R&F en 97, mais je n’exclus pas que certains puissent avoir la même opinion que moi. Par ailleurs ton argument ne va pas très loin : toute critique n’est pas réductible à un même modèle. Ne pas aimer le discours d’Expérience ne revient pas à s’identifier à la façon dont eux mêmes disent vomir certaines choses, tu en conviendras. La question n’est pas de critiquer ou de ne pas critiquer, mais de savoir pour quoi on critique
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16 mai, par jules
Experience, une écoute triste
God... comparer Saez à Experience et/ou Programme et/ou Diabologum relève certainement plus de la surdité que d’autre chose mais passons...
Hier à la maison on écoutait Aujourd’hui, maintenant (l’album), et ma chérie (sans avoir lu ton article) me disait qu’elle ne pourrait pas écouter ce disque si elle n’avait pas le moral, qu’il la rendrait trop triste, trop déprimée.
Cloup chez lui, comme un droit de réponse, dit "Ce sont les autrse qui sont tristes" autrement dit nous. Il n’a probalbement pas tort non plus.
Je crains que ça ne soit la lucidité de ces/ses chansons qui nous rendent tristes.
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15 mai, par Kill Me Sarah
Experience, une écoute triste
Je sens que je vais me faire tuer, mais bon... Experience ne me fait pas penser à Saez, mais à des Silmarils sous somnifère (vous vous souvenez de cet immense groupe français ? non ? vous avez de la chance, alors). Les paroles ressemblent à de mauvais tracts et enfoncent des portes ouvertes, et la musique n’est pas plus intéressante. Ce n’est pas franchement mauvais, juste ennuyeux et poussif.
Comme un de mes prédécesseurs dans ce débat, je prends la précaution de préciser que je suis de gauche et que j’aimais beaucoup Diabologum, un groupe qui, lui, avait quelque chose à dire, avec une musique pour le coup audacieuse.
Je garde une copie de mon message, ça me resservira lorsqu’un nouvel album de Programme sortira...
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15 mai, par François
RE : Experience, une écoute triste
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15 mai, par garrincha
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16 mai, par Louise Michel Fourniret
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22 mai, par un courageux anonyme
Experience, une écoute triste
Je n’ai vraiment pas envie de tenter des rapprochements, des comparaisons avec d’autres groupes. J’avoue que j’ai toujours trouvé ça stérile. Bien souvent il y a des groupes qu’il faut aimer, et ceux pour qui, si on s’y intéresse, on passe pour un ringard auprès de ceux qui ne l’aiment pas. Aucun intérêt pour moi, libre à chacun de trouver des choses qui lui parlent dans un disque ou un autre. Je vais donc juste parler d’Expérience.
Je suis interpelé par ton article, parce que je trouve au contraire que l’évolution d’Expérience va vers quelque chose de plus positif, de moins triste sans être pour autant joyeux, de plus serein et apaisé tout en gardant un coté lucide.
Dans ce dernier album, il y a clairement un ton plus pop (et c’est pas péjoratif à mon sens), avec des passages mélodiques, les chants féminins par exemple, les passages instrumentaux aussi. Tout ceci me semble apporter une touche plus douce à l’ensemble et moins "dans l’urgence" par rapport aux disques précédents.
Au niveau des textes, je trouve et j’en ai été surpris au départ que le ton est également moins sombre. Evidement il reste l’urgence et la colère parce qu’au fond le monde qui nous entoure n’a pas changé (c’est même pire à mon avis non ?) mais certaines paroles ont vraiment à mon oreille un résonance d’espoir. "Il y a toujours une lumière au bout du tunnel", "il ne s’est jamais senti aussi heureux, il pense à elle, il pense à eux", "je t’ai retrouvé" etc... sont des textes positifs qui nous disent au fond que même si tout est noir, "les fleurs continuent à pousser dans le béton"... Pour moi c’est vraiment la suite logique de "bienvenue" sur hémisphère gauche : un mélange de lucidité, de ténacité et d’espoir.
Je trouve que c’est un disque qui respire. qui est trés cohérent et surtout qui me fait réflechir, une fois de plus sur le monde qui m’entoure. Des paroles qui résonnent avec ma propre existence, mes propres idées, mes propres sentiments et mes contradictions. Je comprends que l’on apprécie pas, mais dire que que c’est un disque plein de "haine vomie" me semble être faux : il y a aussi beaucoup d’amour dans ces nouveaux textes, moins de solitude aussi.
Je pense que beaucoup de gens qui ont écouté "ici et maintenant" (qui c’est vrai était vraiment un disque triste) et ne connaissent Experience que par ce disque, devrait vraiment écouter "Nous (en) sommes encore là". Je ne dirait pas que c’est le jour et la nuit mais presque.
Guilhöm
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24 mai, par Guilhöm