Euros Childs
Depuis sa sortie en 2001, l’album How I Long To Feel That Summer In My Heart des indispensables Gorky’s Zygotic Mynci est resté l’un de mes disques préférés : titre parfait, éclatant comme un rayon de soleil, délicat comme une brise, mélancolique comme un jour qui s’achève trop vite, poignant comme le souvenir d’une histoire d’amour éphémère.
Il m’a toujours peiné que les Gorkys aient donné suite au meilleur album de leur carrière par leur plus faible, le bancal Sleep/Holiday, paru en 2003 et resté sans successeur depuis. Une désagréable sensation se faisait alors sentir, celle que les Gorkys avaient peut-être fait leur temps après 15 années d’activisme pop bien remplies.
C’est donc à ce moment charnière que leur chanteur Euros Childs s’offre une parenthèse bienvenue en publiant ces jours-ci son 1er album solo intitulé Chops. Oui, Chops, comme "Côtelettes", qu’il expose d’ailleurs sur la pochette en une froide farandole qui donnera des sueurs froides à tous les végétariens. Si Childs ne s’éloigne pas sensiblement de la fantaisie folk pop psychédélique des Gorkys, il a construit son album comme un puzzle, ou un cahier de brouillon foutraque qui part dans toutes les directions, esquisse des idées ou des pistes à suivre, les refermant parfois aussitôt, y revient plus tard et fait des petits dessins dans la marge : des morceaux chantés en gallois par ci, de la pop nonsensique montée sur ressort par là , des ballades mélancoliques (Circus Time, qui ressemble à s’y méprendre à un inédit de How I Long...) et des miniatures disséminées tout du long (6 morceaux durent moins d’une minute dont la suite Stella Is A Pigmy 1, 2 et 3).
Artiste polymorphe, Childs a toujours excellé autant dans la gigue libératrice que dans le murmure affecté, et Chops ne dément cette ambivalence. L’album perd en cohérence ce qu’il gagne en foisonnement et au moment où on commence à se dire qu’il manque d’ambition à force de vignettes inachevées, Childs dégaine en bout de parcours un "First Time I Saw You" en forme de chef d’Å“uvre, longue expérimentation de 8 minutes où il fait rimer la langueur folk avec la musique répétitive de Kraftwerk : dépaysement garanti.
De bon augure pour un prochain album des GZM, qu’on imagine libéré et plus inventif que jamais. En attendant, Euros Childs a gagné définitivement ses gallons de troubadour intimiste mais extraverti, ou l’inverse.







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23 février 2006, par Chryde
RE : > Euros Childs
Sinon c’est un peu par perversit, un peu pour vous faire acheter des disques et un peu parce que j’avais des scrupules poster un quart de l’album (en dure) en un seul morceau. :)
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23 février 2006, par godspeed
> Euros Childs
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23 février 2006, par camille
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23 février 2006, par godspeed
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24 février 2006, par Hefner
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24 février 2006, par godspeed
RE : > Euros Childs
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28 février 2006, par auréliano