
Comme du Steve Reich pour les enfants
Oublier ce que l’on a dit. Oublier les fois où l’on a dit qu’aujourd’hui, il suffit d’avoir un ukulele, un toy piano et tout le monde qui chante pour faire un tube indie. Oublier le nombre de fois où l’on a comparé un groupe à Animal Collective parce qu’il quittait le binaire et superposait les voix. Prendre trois pianos, quelques poignées de mains, des voix de femmes qui chantent juste un peu plus haut ce qu’elles devraient, une qui crie des octaves inhumaines dans le fond, construisez progressivement une boucle répétitive que l’on dirait issue de Steve Reich pour les enfants puis, au milieu, baissez le son, vous avez accroché l’oreille.
Chut. Chuuuuuuuut.

Laissez à peine 2 secondes de répit. Et lancez tout le monde sur la piste, lancez les clowns, lancez les trapézistes, et la fanfare, les cotillons et confettis, faites tourner les têtes, regardez les sourires, et faites disparaître tout ça. N’attendez pas que qui que ce soit ne se remette de son étourdissement, libérez la piste, ne laissez que les femmes avec leurs mains et leurs voix abîmées.
Au se prononce ayou. Un groupe expérimental de Portland, dont le premier disque nous avait échappé. On s’en mord aujourd’hui les doigts, à l’écoute des extraits disponibles sur leur site et à la découverte de ’RR vs D’, premier morceau issu de leur prochain album. Du beau bordel, du bordel mignon, comme on l’aime.











































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9 avril, par Chez Manu
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9 avril, par marisol
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10 avril, par Erwan