
Balmorhea, post-rock du dix-neuvième siècle
Le désert texan comme horizon, son immensité comme inspiration, on peut jouer du banjo à l’ombre d’un cactus, on ne dérangera que les coyotes. Une église désaffectée, mais intacte, pour abriter une musique solennelle aux volontés de fuites. Et des allures graves, presque austères pour l’incarner. Balmorhea, référence au Balmoral écossais ou hasard des patronymes, un joli nom pour une musique de ferveurs et de douces ivresses…
Balmorhea est tout en polie sobriété et en érudition, ici on joue des cordes – guitare, violon, violoncelle, contrebasse, banjo et autres – et on laisse aux instruments le soin de charmer, d’assoupir presque avant d’emballer et de prendre au piège. L’esprit du Threnody Ensemble, de Fifths Of Seven ou de Rachel’s, et le propos identique : faire d’une musique instrumentale des chansons éloquentes sans être trop bavardes, des pièces élaborées, complexes mais à la beauté immédiate. Des petits morceaux d’(une) histoire, des constructions qui s’emportent, parfois denses et par endroits saccadées, qui rythment des explorations anciennes.
Sur leur nouvel album All Is Wild, All Is Silent , deux morceaux ont pour noms des dates (“March 4, 1831" et "November 1, 1832"), comme une volonté de marquer un temps figé à une époque où la musique de Balmorhea aurait pu être jouée déjà, qui sait, par des chercheurs d’or perdus, des pasteurs au bout de leurs fois, des aventuriers las, des gens qui auraient vu la fin et en hurleraient ainsi leurs renoncements.
Car, lorsqu’on chante/crie chez Balmorhea, c’est de loin, du fond du studio et derrière le groupe. C’est presque inaudible, cela ne créée qu’une illusion, des murmures et une voix fantomatique, mais c’est ainsi voulu, une autre forme d’expression et d’effacement, en échos de chants sacrés peut-être… Balmorhea et une musique de pionniers, visionnaires du passé alors, ou, pour paraphraser Don Delillo, une musique qui "se souvient du futur". Une histoire d’intemporalité alors…
Balmorhea sera en tournée européenne ce printemps. Ils passeront notamment aux Instants Chavirés à Montreuil le 3 mai…








Balmorhea, post-rock du dix-neuvième siècle
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14 avril 2009, par Paco
Balmorhea, post-rock du dix-neuvième siècle
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14 avril 2009, par Garrincha
Balmorhea, post-rock du dix-neuvième siècle
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15 avril 2009, par kevain
RE : Balmorhea, post-rock du dix-neuvième siècle
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22 avril 2009, par Purple Monkey
Balmorhea, post-rock du dix-neuvième siècle
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18 avril 2009, par Tristan R. Lemord
RE : Balmorhea, post-rock du dix-neuvième siècle
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20 avril 2009, par un courageux anonyme
RE : Balmorhea, post-rock du dix-neuvième siècle
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20 avril 2009, par Rockoh
Balmorhea, post-rock du dix-neuvième siècle
Salut à tous Voilà, vendredi dernier j’ai eu la chance de pouvoir voir Balmorhea à Madrid, pour « le festival Abril no tan cruel » dans un un petit hangar desaffecté utilisé par différentes associations (art, d’audiovisuel et musique). Avec pas plus du centaine de personnes ( avec en autre Icy Demons de Chicago, qui nous a mis le feu !!) en tout cas, quelle chance d’avoir découvert ce groupe avec la blogothèque il y a 10jours et d’ensuite les voir ici !!!!!
Merci
ps : voilà une video de Settler (de leur dernier album) que j’ai faite durant le show !
http://www.youtube.com/watch?v=9Hrx...
je mettrais bientôt mes photos sur mon compte flickr (du même nom que mon pseudo)
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26 avril 2009, par paquitobzh
Balmorhea, post-rock du dix-neuvième siècle
J’ai eu l’occasion de voir Balmorhea la semaine dernière au Sonic pour 5€ (Lyon)... concert intimiste, (20-25 personnes) d’un côté il n’y a pas eu de com’ sur le concert, seuls les initiés étaient là.
Le mariage des cordes est vraiment fantastique, les montées en puissances vous coupent le souffle, votre rythme cardiaque s’accélère et puis hop, ils frappent dans leur mains et sans savoir pourquoi, les larmes montent, shit !!! un mec ça pleure pas... et encore moins de joie... alors voilà, je vous conseil vivement de faire le déplacement, (même si vous restez perplexes devant ce genre de musique) rien que pour le vivre...
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4 mai 2009, par Janessi46
RE : Balmorhea, post-rock du dix-neuvième siècle
Salut,
C’est moi qui organisait le concert. Ca me fait un peu rire de lire "il y a pas eu de coms sur le concert", on a sctoché 500 affiches, distribuer autant de fly et annoncé le concert sur 10 forums, journaux et compagnie. Que faire de plus niveau com ????
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21 mai 2009, par un courageux anonyme
Balmorhea, post-rock qu’il est vachement génial à écouter tous les jours, tout le temps, même pdt la nuit
je ne dirais pas ici que j’ai de jolies vidéos du concert aux instants dans une toute aussi jolie playlist bien ordonée sur ma page dailymotion, non ça ne vous intéresse surement pas :D
En tout cas, le groupe vaut le coup, méconnu malheureusement, mais charmant comme tout, et musicalement génial. On peut se laisser porter par la musique autant que se concentrer sur notre travail (si on bosse en écoutant de la musique bien entendu) sans être gêné par des paroles trop présentes, ah le post-rock, un vrai bonheur. Bref un groupe loin d’être inécoutable et ce toutes circonstances confondues : leur musique donne du relief et de la beauté dans la vie de tous les jours, surtout lors des heures de pointes du métro parisien, un petit Balmorhea et hop on rentre sans le moindre stress. Pour moi ça marche très bien :)
ps : leurs albums sont disponibles pour pas cher du tout du tout du tout...
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9 juin 2009, par hanaofangel