
Austin, deux premiers jours
Austin City Limits est un festival comme tant d’autres ; scènes éparpillées sur une vaste pelouse sacrifiée pour l’occasion, sponsors omniprésents, groupes qui jouent tous à la même heure sur des scènes trop grandes pour eux, le soleil qui tape trop trop fort. Il a ses petites particularités : une programmation si riche (130 groupes) qu’y vaquer ne peut se faire sans s’abîmer les oreilles sur la médiocrité de certaines formations, des horaires hallucinants avec des concerts programmés de 11h30 à 20h alors qu’il fait 40° à l’ombre (et que le festival brûle). A Austin City Limits, on peut vite s’ennuyer, et les fidèles comptes-rendus de concerts vus de trop loin n’auront de cesse de m’épater.

Le véritable intérêt du festival est sans doute ailleurs, dans la ville. Austin Downtown est un quartier hallucinant, plat, inhumain, comme posé là en une nuit, avec des petites églises cernées par des parkings de sept étages et aucune rue de moins de six voies. C’est surtout une ville où il est plus difficile de trouver un kilo de tomates fraîches qu’une salle programmant quatre concerts en une soirée. Certaines rues ne sont qu’une succession de bars et de boîtes, et imaginer tous ces établissements dédiés à un seul festival comme le SXSW donne le tournis.
La plupart des groupes programmés à Austin City Limits jouent d’ailleurs une deuxième fois dans une des salles de la ville. Avant de jouer au festival, Arcade Fire a donné un show exceptionnel, le premier de sa nouvelle tournée, pour une émission de télé locale. The National et Blonde Redhead jouent ce soir dans un petit bar local, St Vincent enchaîne son concert de stade et un autre, plus intime (et organisé par nous autres blogueurs de ’Hot Freaks’) dans l’arrière-cour d’un bar. Même le vieux Bob Dylan se prête au jeu, en jouant à guichet fermé demain soir.
Hier, les Grizzly Bear ont assuré la première soirée pour laquelle nous avons été invités, confirmant qu’ils s’améliorent à chaque concert (des vidéos arrivent). Ce soir, donc, St Vincent et Sparrow House, qui se partagent une scène. Nous vous en montrerons le plus possible.
Deux dernières choses : le festival a aussi été l’occasion de croiser la plupart des blogueurs américains que nous apprécions le plus. Cela fera l’objet d’un article, je pense.
Et surtout, merci pour tous vos conseils de groupes. Nous n’avons pas eu le temps d’en filmer un dixième. Mais hier, nous avons passé une après-midi mémorable, partis avec Red Hunter de Peter and the Wolf et Jared de Sparrow House à la recherche du mythique Jad Fair, dans la campagne texane. Et demain, si tout se passe bien, les Dr Dog sont au programme.






































Austin, deux premiers jours
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16 septembre 2007, par lance armstrong