La Blogothèque
Concerts à emporter

Moses Sumney

La chair de poule.

Tout le monde était bouche bée. La chair de poule tenace. Nous étions le 29 mars, l’hiver commençait à lentement céder sa place au printemps, et Moses Sumney venait, devant une poignée de Parisiens réunis à l’Eglise Saint Eustache ce soir là, de livrer une performance si troublante que l’on peinait tous à retrouver l’usage même de la parole.

Car c’est bien en cela que Moses excelle : laisser son public sans voix, inciter ceux qui le regardent et écoutent ses boucles de guitares infinies et sa voix capable des plus grands écarts à vouloir prolonger cet état d’extase et de d’apesanteur absolue, comme lors de cette nuit passée avec lui dans les rues de New York il y a deux ans. Comme lors de cette fin d’après-midi en plein coeur de Paris passée à jouer “Indulge Me”.