La Blogothèque
Concerts à emporter

Josh T. Pearson & Arianna Monteverdi

Les retrouvailles avec un artiste intense, quasi-mystique, la découverte d’une belle chanteuse et, le long de la petite ceinture, des ados qui grimpent au sommet des cheminées.

La dernière fois que nous avions filmé Josh T. Pearson, il y avait déjà des murs colorés, couverts de graffitis. Il y avait déjà ce soleil de fin de journée, une ville indolente à peine attentive au troubadour qui psalmodiait dans ses rues. Josh T. Pearson avait à l’époque les cheveux longs et la barbe fournie des prophètes, qui masquaient son visage et donnaient à son regard une force indéniable.

Quelques années plus tard, les cheveux sont courts, la barbe taillée, le regard toujours aussi perçant, mais comme plus apaisé. Comme si Josh était revenu d’un long voyage, revenu à la vie après un long pélerinage. Moins à vif, tout aussi intense. Accompagné de la chanteuse Arianna Monteverdi, il commence une longue balade, une prière country, qui transpire l’Amérique des grands espaces, de l’ennui et de la ferveur religieuse. C’est beau, c’est lent, c’est puissant.

Puis il se retourne et part gratter sa guitare le long d’un chemin, et c’est comme si l’on retrouvait le barde d’il y a six ans. Son jeu de guitare contemplatif pourrait durer des heures, accompagner son pas lent jusqu’à l’épuisement. Il y a de la ferveur, oui, une espèce de sagesse aussi, dans cette guitare. Et la ville, derrière, qui continue sa vie, avec ses ados au cheveux ras qui grimpent sur le haut des immeubles (ne ratez pas la fin).