La Blogothèque

Soirée de Poche #50 : Blaenavon, Isaac Gracie & Lewis Del Mar

Trois groupes, beaucoup de cheveux et des places à gagner pour fêter la 50e Soirée de Poche ce jeudi 17 novembre.

Il y a eu les tout premiers émois avec Bon Iver et Patrick Watson. L’alchimie pure de St Vincent et Andrew Bird, se répondant en un dialogue musical amoureux qu’aucun d’entre nous n’aurait pu prévoir lors de leur rencontre dix minutes avant. La folie orchestrale de Beirut, cette nuit grandiose face à la Tour Eiffel où les mains levées et les joyeux cris restent l’un des plus beaux souvenirs de la Blogo. Le face à face étourdissant de Kings of Convenience, et celui tout aussi fascinant de Villagers et Vincent Segal. La rêverie apaisante de Beach House. L’interminable fête de Vampire Weekend – venus jouer cinq titres, repartis en nage après une heure de concert sans micro, sans setlist. Un peu du desert blues de Tinariwen dans un appartement du XIe arrondissement, théâtre d’une seconde soirée improvisée quand les doux dingues de Man Man ont débarqué après leur concert parisien.

Il y a eu ce moment d’apesanteur totale quand Nils Frahm a joué pendant plus d’une heure ses boucles de piano devant une poignée de chanceux. La grande Feist, perchée sur une table pour un énième rappel d’une soirée dont on se souviendra tous jusqu’à la fin de nos jours. Le rock endiablé du Jon Spencer Blues Explosion. Le hip-hop furieux de Run The Jewels. Deux grandes leçons d’auto-dérision salutaire en musique avec Father John Misty et Baxter Dury. Le rock débraillé de Mac DeMarco et sa descente inégalable. La grande messe pop de François & The Atlas Mountains et celle, pleine d’harmonies, des Local Natives. La soul enflammée de l’aigle Charles Bradley et de St Paul & The Broken Bones. L’envoûtante sorcellerie pop de My Brightest Diamond. Les yeux humides de Low à la fin d’une heure de concert à fleur de peau. Les nôtres, écarquillés, quand Bill Callahan s’est installé au milieu de nous pour amener un peu de son Amérique à Pigalle.

Il y a eu Kevin Morby, Whitney, Real Estate, Timber Timbre, Son Lux, Angel Olsen, Money, Jacco Gardner, Meursault, Ryley Walker, Electric Guest, Sharon Van Etten, Melingo, Bertrand Belin, Arlt, Mina Tindle, Plants & Animals, Hjaltalin, JP Nataf, Mathieu Boogaerts, Elysian Fields, The Morning Benders, The Walkmen, Jeremy Jay, Fool’s Gold, The Dodos, Herman Dune, Bowerbirds, Ron Sexsmith…

Il y a eu des larmes et des éclats de rire, du silence absolu et des cris de joie, des regards ébahis et des débuts de transe, autant de blagues limites que de chorégraphies improbables, et un seul point commun à tout cela : la volonté d’un artiste de se prêter au jeu, de se défaire des codes d’un concert classique pour jouer sans artifices dans le salon d’un inconnu, à quelques centimètres de son public.

Après 49 concerts mémorables, c’est vers le futur et trois groupes très chevelus que nous avons voulu nous tourner pour célébrer notre 50e Soirée de Poche, qui se tiendra ce jeudi 17 novembre dans un lieu secret de l’Est parisien, et sera par la suite diffusée sur Arte Concert.

Blaenavon d’abord, très jeunes espoirs britanniques du label Transgressive (papas de Foals, entre autre) capables d’électriser une salle avec leur rock à l’écriture habitée comme de l’émouvoir. L’Anglais Isaac Gracie, ensuite, fils caché de Jeff Buckley et de Kurt Cobain (et quatrième frère Hanson, on en est certains) que nous avons déjà filmé en Concert à Emporter cette année. Et les Américains Lewis Del Mar, enfin, dont le premier album convoque à la fois les compositions tortueuses d’Alt-J, la fougue des Arctic Monkeys et les sonorités d’Amérique Latine, berceau du groupe.

Pour assister à la soirée, le principe est simple : envoyez un mail avec pour sujet “Soirée de Poche 50″ à blogotheque@gmail.com avant minuit ce soir, lundi 14 novembre, en précisant si vous voulez 1 ou 2 place(s). Un tirage au sort sera effectué et les gagnants seront prévenus par mail dans la foulée. 

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