La Blogothèque

Ryley Walker

La voix de Ryley Walker invoque de magnifiques fantômes. Quelques cordes grattées, à peine un couplet lancé, et l’air s’est épaissi de la présence brumeuse d’artistes longtemps admirés. Ryley sait cultiver la patience d’un Van Morrisson, la délicatesse du jeu de guitare d’un Bert Jansch, et sait partir dans de folles envolées comme seul Tim Buckley savait en faire.

Juste avant que My Brightest Diamond ne se lance dans un spectacle joyeux et débridé, lui a convoqué ses vieilles influences et, seul sur son tabouret haut, il a ressuscité des airs, des intonations et des arpèges qui ne demandaient qu’à nous prouver qu’elles avaient gardé à la fois leur jeunesse et leur modernité. Ces fantômes ne pouvaient rêver meilleur ambassadeur.

Le second album de Ryley Walker, Primrose Green, est sorti chez Dead Oceans.