La Blogothèque
Concerts à emporter

Sébastien Tellier

Il y a toujours une certaine absurdité à pénétrer dans un stade vide, à se retrouver seuls au milieu de l’immensité et du silence dans un lieu habituellement plein de vie, de cris et de mouvements. Une sentiment de grandeur vous écrase presque, et il est difficile de ne pas se sentir dépassés par un endroit pareil, peu importe ce que l’on tente d’en faire.

Sébastien Tellier ne semble pas s’être posé cette question là, ou du moins, semble l’avoir élucidée en quelques secondes en foulant la pelouse du Stade Charléty d’un pas léger un vendredi matin gris de mai pour y jouer l’un des titres de son nouvel album, L‘Aventura.

Sébastien s’est approprié le stade de la meilleure manière qui soit : en en faisant un lieu presque intime alors que l’on peinait à compter le nombre se sièges qu’il contenait. En remplissant le vide par la mélancolie de “L’Adulte”, et en redonnant vie à “L’Amour et la violence” de la façon la plus dépouillée qui soit dans les gradins de l’une des salles du stade pendant que les rebonds des ballons résonnaient à quelques pas de lui.