La Blogothèque
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Kevin Morby

J’étais à de deux doigts de vous écrire sur quarante lignes “Kevin Morby est formidable” parce que parler du talent de ce garçon à l’heureux pedigree (The Babies, Woods) n’est pas chose aisée.

Et c’est d’autant plus frustrant avec un artiste pour qui tout semble aussi facile que d’enchainer ce “I Hear You Calling” de Bill Fay à son “Parade” sans sourciller.

Si vous n’avez pas écouté Harlem River, brillant et délicat premier album solo de Morby, vous ne savez pas que ce disque est à mettre dans votre sac à dos, à écouter dans votre voiture, que ce folk dépouillé est la bande son parfaite de vos voyages, pour regarder des paysages défiler ou des visages le long d’un canal. Que ses morceaux, qu’ils soient longs et pleins de tiroirs comme “If You Leave and If You Marry” ou aussi éclairs que “My Name”, sont parfaitement entêtants, à en oublier qu’on tient un volant entre les mains, les lignes droites et les bruits de la ville.

Il vous sera aussi facile de vous éprendre des ballades dylaniennes de Morby que pour lui de passer de basse à guitare.  Et à la réflexion, vraiment, 40 fois “Kevin Morby est formidable” ça n’aurait pas été suffisant.

Still Life le nouvel album de Kevin Morby est disponible aujourd’hui chez Woodsist.