La Blogothèque

EMA

Dans une boutique de plantes aux allures de jungle, dans ce quartier aux allures de métropole, Erika M. Anderson enfile ses mitaines et accorde une guitare acoustique empruntée pour s’aventurer sur le terrain miné que représente un morceau électrique passé en acoustique. Cela demande des efforts. Les chansons d’EMA nécessitent des interférences, du feedback, une foule compacte, une enceinte un peu brinquebalante. En cet après-midi, elle ne fait face qu’au babillement lointain des voitures et au vide.

Erika ne se démonte pas, se concentre et livre deux titres faits pour le bruit, mais joués dans le calme de verdure que représente ce bosquet urbain.