La Blogothèque

St Paul & The Broken Bones

J’ai pleuré.

Que voulais-tu que je fasse d’autre ? Un type qui se met à genou devant moi pour me chanter du Otis Redding, c’était émotionnellement ingérable. Et puis Paul Janeway n’est pas n’importe quel type. Il possède une bienveillance ineffable, une puissance vocale qui donne le tournis, un groove d’un naturel désarmant et une voix comme on en entend rarement.

On a vu des bouches bées, des yeux écarquillés, des sourires béats, des pieds battre la mesure. Et j’ai pleuré. Oui, j’ai pleuré parce que c’était la seule réponse que mon corps pouvait donner à cette voix : un relâchement total, des larmes sans tristesse et un sentiment d’avoir été, l’espace de quelques minutes, propulsée à ce 21 mars 1967 que je ne connaîtrais jamais quand Dieu Otis retournait la foule de l’Olympia pour la dernière fois.

 

Merci à Joel ‘Bob’ Sadler pour m’avoir fait écouter St Paul & The Broken Bones plus tôt cette année sous le soleil du Texas.
Le groupe sera en concert à Rock en Seine ce samedi et au festival Cabaret Vert dimanche.