La Blogothèque
Concerts à emporter

Cate Le Bon

Tout semblait un peu de guingois, tout semblait un peu ancien, des boucles de Huw aux lunettes de soleil de Cate (qu’elle ne quittera jamais), sans parler de cette pièce froide, vide, dans laquelle le Louxor avait fini par nous laisser nous préparer.

Il y avait là deux canapés et une série de portraits de spectateurs, tous pris dans le même cadre. Dehors, Barbès était bruyante, la pluie menaçant. Tout semblait n’être qu’inconfort.

Mais c’est sans doute ce qui convenait le plus à sa musique, à ces mélodies qui font toujours un pas de côté, à ces voix qui volent juste un poil trop haut, et qui semblaient s’amuser de jouer ce jour là pour une ville qui de toute façon, ne les entendrait pas, tant elle était grise et bruyante.

C’était aussi tout ce que Cate accepterait. Elle refusa poliment de sortir dans la rue pour jouer, nous sortant l’excuse la plus inattendue : “je sentirais que je m’impose aux gens, et je ne veux pas être malpolie.”