La Blogothèque

Ed Askew

J’ai découvert Ed Askew sur la mixtape d’une de mes ex : l’intégrale de sa psyché déroulée de A à Z sur un seul CD. Il y avait Eddie Money, Eric Burdon, Elton John, mais c’est Ed qui sortait du lot. Cette voix mal enregistrée, numérisée et redistribuée 40 ans après son premier enregistrement m’a particulièrement touché. En écoutant ses sons étranges et édifiants dans mon appartement de Brooklyn, je me demandais ce que pouvait bien être devenu ce chanteur presque oublié de tous.

Ancien élève de Yale, artiste peintre, prof insoumis, légende enterrée du folk psychédélique, Ed ne doit d’être resté dans la lumière qu’à une réédition de ses disques par Drag City, et par le maintien d’une page BandCamp.

Menés jusqu’à lui grâce à un contact de son label, nous avons rejoint Ed dans une maison communale de Ditmas Park dégotée par Diane Cluck pour l’occasion. Sur place, elle répétait ses harmonies et quelques unes des nouvelles compositions de Ed, maintenant âgé de 70 ans.