La Blogothèque

Les années folles

« We won », c’est ainsi que Michael Azerrad démarre son ouvrage Our Band Could Be Your Life, citant l’expression que la journaliste Gina Arnold a scandée face à l’incroyable succès du deuxième album de Nirvana.

Nous avons gagné. Si le constat à l’époque a pu paraître un brin exagéré, il s’est finalement révélé assez juste. Certes, on peut considérer ce succès — la part qu’y a pris MTV, les concessions que les uns et les autres ont bien voulu faire pour y parvenir — comme le début de la fin pour les musiques indépendantes, alternatives ou quelque que soit ce que ce « nous » voulait rassembler. Mais au regard de l’incroyable vent de folie qui a soufflé dans les plus grandes compagnies de disque durant les années qui ont suivi 1991, on peut aussi se réjouir de la place et de l’argent que certains freaks ont gagnés, même momentanément, dans une industrie culturelle complètement déboussolée.
Des Butthole Surfers à Babes in Toyland en passant par Mercury Rev et Royal Trux, Spin a sélectionné dans un diaporama les plus belles bizarreries signées chez des majors. Instructif et réjouissant.