La Blogothèque

And Also The Trees

Né au milieu des convulsions post-punk qui secouaient l’Angleterre à l’aube des années 80, et poursuivant depuis 33 ans une trajectoire singulière et précieuse entre posture dandy, folk païen et hantise électrique, le groupe And Also The Trees était de passage à Paris, à la fin de l’hiver dernier…

Simon et Justin nous avaient accordé une journée. Paul ne se joindrait pas à nous, mais Ian viendrait avec sa contrebasse, et Emer, avec son cymbalum. On savait qu’on devrait donc se priver des architectures fines et délicates de “Rip Ridge” ou de “Angel, Devil, Man and Beast”, mais que de toutes les façons, il y avait suffisamment de beaux moments sur ce nouvel album pour qu’ils puissent nous donner le change. Restait donc à planter le décor… On avait pensé louer un bateau ou une péniche, les filmer sur la Seine, au fil de l’eau, cet élément qui imprègne Hunter not the Hunted, de la pochette réalisée par le peintre danois Ulrick Møller aux narrations que Simon Huw Jones échafaude, aiguillé par le jeu de guitare toujours inspiré de son frère, Justin. Les eaux y sont tantôt dormantes et lisses, tantôt courantes et poissonneuses, protectrices, fécondantes ou mortifères. Avec Gaspar, on avait aussi  le désir de confronter les silences et les lenteurs de cette inspiration rurale aux sons de la ville : crissements, stridences, tintements, chocs et frottements métalliques, autant d’éléments qu’on souhaitait incongrus et exogènes. On voulait voir ces quatre musiciens, comme en concert,  jouer serré et tendu, s’extraire et nous extraire par la même occasion du cadre dans lesquels on allait les faire jouer.  Leur musique a la beauté des ailleurs qui ne s’appréhendent que dans la distance. Et c’est toujours cette distance, cet espace fantasmatique que les chansons invitent inlassablement à parcourir, celui qui sépare d’un passé devenu insaisissable, d’une présence refusée ou d’un lieu retiré, mais qui l’y relie aussi secrètement. Nous avons dû renoncer au voyage en péniche. Il nous restait les trains pour créer cet espace en tension, et cette chanson aux belles confluences et au parfum des fraises des bois.

 

THE WOMAN ON THE ESTUARY

“Les chansons sont pour moi comme un voyage, explique Simon Huw Jones, le chanteur d’And Also The Trees,  elles me portent ailleurs. Lorsque je chante « The Woman On the Estuary », je peux vraiment voir cette femme à genoux, dans les herbes sauvages, avec la plaine au loin. Je vois l’estuaire. Son âge peut changer : elle peut me paraître jeune ou très vieille mais, je vois très clairement le paysage. Beaucoup des chansons de Hunter not the Hunted tirent leurs paysages de la côte est de l’Angleterre. Une partie de l’Angleterre où curieusement je ne suis jamais allé. Il se trouve qu’à peu près à la même époque, je lisais cet étonnant  chapitre des Anneaux de Saturne  dans lequel W.G. Sebald parle des harengs qui vivent par bancs dans le Dogger Bank et se livre à l’une de ses méditations érudites et mélancoliques sur notre pouvoir d’invention, ce désir de maîtrise un peu vain, et cette faculté  de destruction qui sont les nôtres , et ce livre de Mark Cocker, Crow Country, un naturaliste qui est allé observer le comportement des corbeaux dans le Norfolk. Il devait y avoir aussi The Wild Places de Robert Macfarlane. Macfarlane est parti, seul, à la recherche des derniers espaces sauvages existant encore en Angleterre et en Irlande. Un peu à la manière de Sebald, il raconte ses expériences de promeneur en s’interrogeant sur les significations – spatiales et temporelles –  que de tels espaces peuvent revêtir pour celui qui s’y aventure. Le hasard a fait que je lisais ces trois livres  – qui sont bien plus qu’une simple description du monde animal ou naturel – et qu’ils étaient là, dans mon imagination, au moment où nous travaillions sur ces nouvelles chansons.  Lorsque j’ai écouté les premières démos que Justin m’a envoyées,  j’ai vu apparaître ces personnages de pêcheurs, ces images d’œuf dans un nid, ces espaces horizontaux qui se découvraient et j’y ai trouvé la matière à mes histoires. Ces histoires demeurent toujours un peu mystérieuses pour moi. La musique convoque une série d’images qui indique une certaine direction, mais les circonstances précises ne sont pas claires. J’aime assez cela. Je suppose que cela renforce ma croyance en elles lorsque je les interprète. Aussi, je ne peux que faire le constat a posteriori qu’il y a beaucoup d’eau dans cet album ou m’apercevoir qu’il y est souvent question de naissance, de transmission comme sur “Bloodline” ou de fertilité. Il est probable que je n’ai plus l’estomac assez solide pour les tragédies, ces derniers temps, et je veux bien croire que j’y mets peut-être aussi quelque chose de mon expérience de la paternité.”

C’est entre le “Répit du travailleur”, sculpté dans une position fière et songeuse, et le siège de l’Union des Métallos que nous nous sommes posés plus tard, dans un quartier autrefois peuplé de fondeurs, de mécaniciens, de tailleurs d’engrenage et qui était sillonné par les ambulants : “vitriers”, “rémouleurs”, ou ces “marchands d’habits” qui récupéraient des chiffons, de la ferraille ou réparaient la porcelaine, et qu’évoquait le titre du précédent album d’And Also the Trees (Listen for) the Rag and Bone Man (AATT/Differ-ant). Aujourd’hui, on le traverse davantage pour les bars qui se trouvent aux alentours. Des hommes s’y rendent pour la prière, dans la mosquée voisine. Le soleil avait percé et éclairait la place d’une belle lumière d’hiver, pâle et diffuse. On a donc pris un banc. C’est là qu’Emer nous a expliqué que l’instrument dont elle joue s’appelle un cymbalum (dulcimer), qu’il en existe des formes extrêmement variées en Europe Centrale et au Moyen Orient, puisqu’il serait l’un des avatars du santûr persan, et qu’elle l’a découvert lors d’un voyage à Damas, il y a quelques années. Simon et Justin voulaient jouer un titre à côté duquel on était un peu passé, à l’écoute de Hunter not the Hunted. “Whisky Bride”. Une chanson sur les ivresses – celles qui épanouissent les corps et qui ouvrent les esprits à toutes les audaces – et qui, dans ce tempo enlevé et avec ses touches de cymbalum, paraissait particulièrement radieuse et sereine.

 

WHISKY BRIDE

“Mes tous premiers souvenirs de Paris sont des images d’une ville qui se réveille, à la lumière du petit matin. Toutes les villes ont une atmosphère spéciale à cette heure-là, mais Paris, plus particulièrement. Lors de ces premières tournées, on voyageait souvent de nuit . Je me rappelle que ce soir-là, on jouait au Rex Club. Après le concert, les rédacteurs d’un fanzine qui nous soutenait nous avaient emmenés dans un bar, ce qui avait été pour nous une expérience vraiment étonnante. Je me souviens de tous ces jeunes gens qui ne ressemblaient pas à ceux que nous avions l’habitude de cotoyer dans les pubs des villages qui étaient autour de chez nous, dans le Worcestershire, ou même à Birmingham. Tout le monde semblait éminemment détendu et discuter de choses intéressantes sans y mettre cette agressivité et cette compétitivité que tu peux trouver dans les pubs en Angleterre. On se sentait un peu comme à la maison. C’était très étonnant de voir aussi que tout ne tournait pas autour de cette idée que tu dois boire un maximum le plus rapidement possible,  ce que nous nous sommes pourtant empressés de faire à cette occasion. Il faut dire que j’avais une telle obsession pour les pubs anglais, à l’époque,  qu’il m’arrivait de rêver la nuit du  pub parfait. (rires)  C’est ce soir-là, à Paris je crois, qu’on a vu pour la première fois le nom du groupe griffonné sur un mur avec des lettres de 30 cm de hauteur, alors que nous nous promenions dans la rue. ” 

On fait alors vaguement un lien entre l’alcool et création littéraire à propos de “Whisky Bride”, car on sait que les deux font plutôt bon ménage dans le panthéon personnel de Simon Huw Jones . Celui-ci affectionne en effet particulièrement des auteurs comme Hemingway, Malcolm Lowry ou Dylan Thomas. « Whisky Bride » n’est pas à proprement parler une chanson sur l’alcool, ou pas uniquement en tous les cas. C’est aussi par exemple une chanson sur les femmes que nous aimons. Il y a “Bride” dans le titre. Je crois que cette chanson nous parle de notre relation à toutes nos formes d’addictions : le plaisir, le réconfort qu’elles procurent, le manque qu’elles génèrent, le renouvellement de notre vision sur les choses qu’elles provoquent, la profondeur qu’elles donnent au monde, leur beauté. Ca peut être l’alcool, l’amour ou n’importe quelle oeuvre d’art avec laquelle tu entretiens une relation particulière et privilégiée. Ma relation à un lieu comme Paris n’aurait pas le même sens si elle ne s’était pas nourrie des photographies d’Eugène Atget, d’une histoire d’amour un peu folle que j’ai  vécue avec une parisienne qui vivait sous les toits, dans un vieux quartier de la ville, ou de la découverte des chansons de Jacques Brel dans cette chambre. Ce sont ces choses qui donnent à un lieu son épaisseur.” 

La brocante d’Eva se trouve dans une rue du XIXème arrondissement qui porte le nom d’un port de la Mer Noire. Chez Eva, on peut boire, flâner, fumer même parfois, et dénicher des objets bizarres. Sa brocante tient du bric-à-brac ou du cabinet de curiosité : démons volants suspendus, affiches souriantes sorties d’un programme de propagande chinoise vantant les mérites du  “grand bond en avant” et de figures féminines diverses. Ici,  une esquisse noire et blanche à la Degas, là, une japonaise au kimono fleuri qui vous regarde, dans une posture qui évoque une érotique de la traque, et ces poupées difformes, aux bouches, tétons et sexes grotesquement exhibés, assises contre le mur. Il y avait aussi quelques clients affables confortablement installés. C’est là qu’on a pu entendre « Only » ; cette incantation nocturne et aux accents légèrement hispanisants, qui parle d’obsession amoureuse, justement, et de ces existences soudainement devenues microscopiques, aimantées qu’elles sont par l’attente d’un seul et unique événement et, qui par l’imagination et le désir qu’elle suscite, redéploient dans une configuration inédite lieux et significations autour de la figure manquante, la convoquent par le biais d’une sorcellerie évocatoire, et l’enferment dans les lignes de cette cartographie merveilleuse.

 

ONLY

“J’ai toujours aimé les brocantes, les marchés aux puces, les bric à brac pour leur caractère chaotique et surprenant, confie Simon entre deux prises.  J’ai rarement l’intention d’acheter quelque chose. Je vois cela davantage comme la visite d’un musée. J’aime les vieux outils polis par l’usage, les pots remplis de vieux boutons… j’aime aussi l’idée qu’il y a beaucoup d’objets sans intérêt et sans valeur. D’abord, ils confèrent d’avantage de valeur aux objets les plus intéressants. Ensuite, j’ai toujours eu une véritable fascination pour le passé, me demandant à qui ces objets pouvaient bien appartenir, qui avait bien pu tenir ce manche de marteau pour qu’il soit aujourd’hui si doux à manier.  Ce n’est pas une fascination morbide. Juste une manière de voir à travers les objets, des signes, des empreintes laissées par d’autres. Je n’ai jamais rien collectionné, à l’exception peut-être des vignettes à l’effigie des footballers quand j’étais enfant.  J’ai toujours été un fervent supporter de l’Aston Villa F.C., et même à l’époque où  ils ont été relégués en seconde division. Je crois que ces bric à brac sont aussi pour moi une manière de comprendre le travail et le monde d’un plasticien comme John Bock. Quand celui-ci nous a invités à jouer dans le cadre de son exposition au Kunsthalle de Krems, il y avait un couple d’américains, vraisemblablement des amateurs d’art, qui est venu discuter avec nous. Ils ne nous connaissaient pas mais ils venaient de nous entendre jouer quelques morceaux pendant que nous répétions. Et ce qui leur semblait magnifique, c’était que notre musique était justement aux antipodes du travail de John . Si notre musique avait été aussi chaotique et déstabilisante que le reste de l’exposition pouvait l’être, tout cela serait devenu insupportable. Nous étions à part entière, une pièce de son incroyable bric à brac, et nous le complétions en y introduisant un autre pôle. Cette idée me plaît. Cette rencontre avec John a été importante pour nous.”

Il faisait déjà nuit lorsqu’on a filmé « Burn Down This Town » dans un lieu qui tient de l’ancien squat, de l’immeuble en cours de rénovation, un espace intermédiaire comme il en reste peu dans la capitale. « Burn Down This Town » parle de deux femmes. Une mère et sa fille. Deux sœurs. Deux amies. Ou peut-être deux amantes. Un morceau doux et inquiétant dans lequel on sent poindre la cruauté, la colère, le poids des humiliations mais aussi la jubilation de ces deux personnages muets qui s’enlacent en regardant la ville brûler.  Justin ajoute qu’à l’origine, cette chanson s’appelait « Burn Down Your Home Town », un titre qui fleure bon la vengeance, la cérémonie propitiatoire dans lequel se lisent le désir de faire table-rase, et l’espoir d’une libération prochaine. On se rend compte combien l’approche de la violence se fait avec les années de plus en plus oblique et complexe chez And Also the Trees si on compare à la vision romantique et hitchcockienne, qu’en donnait  « So This Is Silence », sur leur premier album, avec ses effets de montage, sa mécanique froide, son approche bruitiste et ses hurlements étranglés. C’est la douceur qui glace maintenant, douceur des pas irréguliers de la contrebasse, mais aussi de cet incroyable son de guitare qui est comme la quintessence de l’univers sonore d’And Also The Trees, une sorte de patte, de signature  que l’on retrouve sur tous les albums du groupe à partir de  Virus Meadow, et jusqu’à Green is the Sea. Le groupe avait eu peur ensuite qu’il ne tourne au procédé, et était parti dans une autre direction.

Justin Jones y revient depuis (Listen for) the Rag and Bone Man avec parcimonie, découvrant – toujours avec surprise – combien celui-ci demeure une matière d’inspiration. Il nous raconte qu’il l’a “rencontré” par accident, un soir, au milieu des années 80, alors qu’il se trouvait en Italie. Sous un portique, qui ouvrait sur une grande place vide, il y avait un musicien de rue qui jouait de la mandoline et sous l’effet de la réverbération naturelle de cette place, la mandoline produisait un son étrange,  comme une voix ou un orgue, quelque chose d’indéfinissable, de flottant, labile et fantomatique que Justin tente aussitôt de reproduire avec sa guitare électrique, le transformant au gré des atmosphères qu’il cherche à créer. ” J’aime généralement pousser ma guitare dans ses derniers retranchements afin qu’elle sonne différemment et que se crée alors une sorte de paysage musical. Mon imaginaire musical est assez visuel et j’ai toujours eu un intérêt particulier pour les bandes originales de film, notamment celles de Bernard Herrmann ou de Lalo Schiffrin. L’image qui m’est revenue en mémoire quand je travaillais sur “Burn Down This Town” était celle d’un générique d’une série documentaire des années 70 consacrée à la seconde guerre mondiale dont Laurence Olivier faisait la voix off ; une image vraiment forte de visages pris dans les flammes.  Nous ne ressentons pas ce besoin de remplir l’espace. L’un des enjeux de cet album était justement de le préserver, tout en revenant à une forme d’électricité. Pour la première fois, nous nous sommes retrouvés dans la même pièce, Simon et moi, pour écrire une chanson. Il s’agit de “Bloodline”. Juste une voix et une guitare.  J’ai écrit la musique  de “Burn Down This Town” avec Ian.   L’expérience acoustique nous a vraiment appris à ne pas trop en faire, et à préserver quelque chose de cette fragilité.”

 

BURN DOWN THIS TOWN

« Nous avons toujours essayé de ne pas faire trop dans le “joli”. La présence de cette violence ou de cette noirceur dans And Also the Trees correspond à notre désir en tant que musicien de donner une image de la vie et de nos émotions qui soit juste. Nous avons toujours été sensibles à la souffrance ou à la laideur du monde qui nous entourait, comme à sa beauté, et nous ne voulons omettre ni l’un, ni l’autre. C’est le cas depuis le début de notre carrière; tu peux par exemple  trouver cette violence  très explicite sur “Impulse of Man”, mais tu peux aussi trouver quelque chose de très fragile et de presque sentimental comme “Shantell”.  “Vincent Crane”, de ce point de vue,  est pour moi un morceau emblématique. Il évolue musicalement de la  tranquillité vers le chaos, et inversement, et les paroles évoquent tantôt l’amour qui existe entre la fille et Vincent, la beauté d’un rayon de lumière sur un pan de mur, et tantôt l’eau stagnante d’une mare, les mouches qui volent dans un abattoir, et des tas de carcasses de voitures empilées. Cela participe pour moi d’une certaine fidélité à ce qui fait le caractère incertain de nos existences et leur complexité”,  commente Simon Huw Jones, tandis que Ian Jenkins replaçait dans sa housse l’imposante contrebasse qu’il avait portée sur le dos toute la journée. Il conclura plus tard, à la terrasse chauffée d’un café, en achevant l’unique cigarette de la journée, de cette même voix posée et amusée : “C’était une drôle d’expérience de jouer dans cet escalier, cela avait presque quelque chose d’irréel. La vie poursuivait son cours normalement. On entendait le bruit des cuisines, les cris de nourrissons. Il y avait aussi ces gens qui venaient et passaient, et qui acceptaient  ou du moins toléraient notre présence, un peu comme si le bruit que nous faisions n’était pas fondamentalement différent de celui des ouvriers qui avaient travaillé là, pendant la journée. On voyait d’ailleurs qu’ils venaient de ranger leurs outils et de partir. Nous n’étions finalement qu’un élément du cours de la vie de cet immeuble ou de cette rue. Et puis, nous aussi, nous avons remballé notre matériel et nous sommes partis».

À les voir ainsi jouer toute la journée, nous suivre dans notre parcours un peu erratique, nos atermoiements (“et si on les faisait jouer “Bloodline” dans une maternité?”), avec une curiosité égale, et toujours cette même générosité dans l’interprétation, on ne s’interroge plus sur les raisons qui font qu’And Also The Trees est l’un des rares groupes de cette génération – pourtant fantastique ! – à continuer d’enregistrer des disques passionnants, parmi les meilleurs de leur carrière, et à offrir des concerts à la fois subtiles et habités. Les parisiens qui les ont vus au Divan du Monde, en avril dernier, se souviennent de l’attention chaleureuse et du silence quasi religieux qui accompagnait les morceaux encore peu connus de Hunter not the Hunted. On a rarement vu ça. Ne les ratez surtout pas.

 

“Bloodline” ne s’est finalement pas faite dans une maternité mais sur un autre pont, et vous pouvez voir le résultat ICI, en guise de bonus.