La Blogothèque

Tom Waits, la classe mondiale au Letterman et chez Fallon

Tom Waits vient de se faire deux prestas télés coup sur coup. Avec toujours autant de bagout.

Dans un monde idéal, mon père se serait appelé Otis Redding et m’aurait chanté des berceuses soul à pleurer avant de m’endormir sous les yeux bienveillants de ma mère, Nina Simone.

Entourée de mes frères et sœurs, Beyoncé, Zach Condon et Jamie T, j’aurais fait de la balançoire dans le jardin jusqu’à perdre la notion du temps. Lors des grandes réunions familales, on aurait déconné avec nos tontons rigolos, Carl Barât et Pete Doherty et fumé nos premiers joints derrière le grand chêne avec nos cousins délinquants Jared Swilley et Cole Alexander.

En bon patriarche, Tom Waits, notre grand-père, nous aurait regardé, sourire en coin, et nous aurait raconté comment il a acheté sur Ebay un piège à rat antique avant de monter sur la table du repas dominical et d’entamer “Raised Right Man” puis “Chicago”, le diable au corps, la classe en bandoulière. Tout le monde se serait tu. On aurait été heureux.