La Blogothèque

Patrick Watson au Cabaret Sauvage

Quand il a commencé à échauffer sa voix, il chantonnait une de mes chansons préférées de Simon & Garfunkel, “The only living boy in new york”. Cela ne pouvait annoncer qu’un merveilleux concert.

Il y a quelques années, il s’amusait à descendre dans la foule, un bouquet de mégaphones sur les épaules. Ce soir-là, il a commencé dans le noir, avec des gants de lumière qui éclairaient les seuls instruments. “Lighthouse”, qui finira avec trompettes, brouhahas et soleils aveuglants. Tel est Patrick Watson, un garçon qui ne peut pas ne pas tout orchestrer, ne restera jamais bras ballants devant un micro, imaginera une mise en scène unique pour chacun de ses morceaux, des morceaux qui suivent les règles et la logique des rêves, parsemés de souvenirs d’enfance et d’aventures secrètes.

Lui et son incroyable groupe sont sur scène comme chez eux. La foule est prête à embarquer. On applaudit les morceaux qu’on ne connait pas, on reprend naturellement les refrains… Quand il nous demande de chanter avec lui (“Crazy! Chante la foule”) sur “Big Bird in a Small Cage”, tout le monde reprend le refrain dans son anglais des plus approximatifs, faisant retentir un convivial yaourt franglais. Les nouveaux morceaux passent de la pure douceur au chavirement, aidés par les interventions ponctuelles d’Erika.

Arrive le moment du rappel. Et là c’est au tour de “Great Escape”, puis ‘Drifters’, finissant en apothéose un concert vibrant et chaleureux.