La Blogothèque
Concerts à emporter

Stornoway

Ils étaient quasiment les seuls Anglais perdus dans un océan d’indie américaine. On les sentait un peu à part, timides, mais joyeux. Ils étaient nombreux, et nous savions que l’atout de Stornoway résidait dans leurs voix, les harmonies qu’ils en tiraient. Ils auraient pu venir les mains dans les poches. Mais non.

Des guitares, bien sûr, mais aussi un banjo, un cajón, une basse, une trompette… ils ont tout ramené. Nous n’avons pas bougé bien loin. C’était un samedi matin à la Villette, un lieu avec plus de vie que ce que nous pensions. Il y avait là moult poussettes, enfants, bandes de jeunes qui cuvent, photographes avec leurs modèles. Il y avait des miroirs, des stèles. De quoi filmer une session tout en douceur, avec des spectateurs par grappes indolentes.

Quand on lui a dit que nous cacherions le groupe derrière les stèles, le chanteur a demandé si ça ne serait pas trop cheesy, a ri. Puis il a joué le jeu.