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Colin Stetson

Colin Stetson a enregistré l’un des albums les plus fous, les plus puissants de ce début d’année. Colin Stetson joue du saxo basse. Il en joue seul, on pense qu’ils sont une armée. Voici la preuve par l’image, par le son. Lâchez votre souris, préparez vous pour une tempête.


Voilà venu le moment d’écouter la musique, tout simplement. De l’écouter et de ne pas écrire dessus. Colin Stetson joue de ses cuivres avec une maîtrise, une autorité absolues, sans le moindre compromis. Il l’a prouvé à de multiples reprises, avec un nombre considérable de personnes. Sa discipline est sans commune mesure. Le voici qui joue seul chez lui, un homme au travail, qui crée un puissant orchestre de tonalités, une hydre de son, que nous nous garderons de décrire. Il faut le vivre.

Un peu plus tard, nous descendrons jusqu’à l’espace de répétition du Bell Orchestre (les 2/7e d’Arcade Fire), nouvelle cible des attaques soniques du sax basse de Colin. Dix minutes a attraper avant que son emploi du temps surchargé ne le tire vers cet autre monde où il est mercenaire pour Tom Waits, Laurie Anderson, Lou Reed, Godspeed, Bon Iver. Il charge son arme, tire avec précision.

PS : Sur Colin, on ne peut que vous recommander la lecture du texte de Said the Gramophone…

D.B.