La Blogothèque

Tahiti 80

Ça groove, ça reste dans la tête, ça donne envie de siroter des bpm bien balancés au bord de la piscine… Même quand on est en février, et qu’il fait froid dehors. C’est Tahiti 80.

Xavier, le chanteur, avait il y a quelques années sauvé un tournage de Concert à emporter, en chantant plus fort et plus juste qu’un Kevin Barnes défoncé, au milieu de la foule tout juste sortie du Bataclan. Un gigantesque n’importe quoi, un moment d’anarchie joyeuse que Xavier avait porté musicalement. On s’était promis de se retrouver pour le filmer avec son groupe.

Il aura fallu laisser passer quelques albums, de longues tournées, quelques soubresauts (signature puis départ d’une major), pour tenir notre engagement. Trois ans plus tard, donc. Comme en famille, tranquille. Tahiti 80 au complet.

On était curieux de savoir ce qu’allait donner un film avec eux, hors studio, hors scène, eux les rois des arrangements électroniques bien sentis. Eh bien ils avaient apporté avec leur arme fatale : un pad qui fait des « pff » et des « boing » et qui fait bouger la tête automatiquement. On a commencé dans un magasin improbable débordant de boîtiers de CD et DVD défraîchis, dont on ne vous montrera pas la vidéo(note du réal : oui ben j’aimerais bien vous y voir moi). Puis dans le Tiffin voisin, puis au Motel, refuge des indie boys and girls de l’est, celui du groupe aussi.

La musique de Tahiti 80 a toujours lorgné du côté de la soul, empruntant discrètement la chaleur et l’élasticité de vieilles musiques noires. On vous laisse découvrir ici une inflexion plus intime et plus langoureuse, nous on va se jeter dans la piscine.