La Blogothèque
Concerts à emporter

Chikita Violenta

Avec les Chikita Violenta, nous avons eu besoin d’un temps de préparation et d’une mise en condition un peu particulière : ils avaient besoin de bouteilles de bières vides pour faire les percussions, il a donc fallu boire quelque Negra Modelo ; ils avaient envie de jouer sur le toit de leur local de répétition, il a fallu sectionner le cadenas qui empêchait d’y accéder… Une fois ces “formalités” expédiées, Art n’a pas arrêté de les filmer dans leur quartier Roma : sur le toit désormais accessible, dans une rue calme, dans un marché très fréquenté ou dans un patio paisible. En mouvement ou immobiles, seuls ou entourés d’amis et de fans…

Ils avaient envie de jouer et de réinventer leurs morceaux, de transformer des chansons volontiers noisy et quelque peu déstructurées en d’inventives et ludiques versions acoustiques. Nous étions fatigués et avions mal aux pieds et au dos, mais nous avions envie de les suivre dans cette voie, explorer avec eux ces moyens d’expressions et perspectives nouvelles : redécouvrir l’importance des rythmiques et improviser des percussions avec des bouts de riens, faire naître de la tension avec des guitares sèches et rendre douces des chansons pleines de hargne et de violence sur disque. Et prendre autant d’assurance que de plaisir…

Nous avons fini l’après-midi en leur compagnie, avec des bières, du mezcal et des tacos… à discuter de rock et de politique, comme de vieux amis que nous aurions retrouvé après des années. En se promettant de se revoir bien vite et en espérant les applaudir un jour sur une scène parisienne…