La Blogothèque
Concerts à emporter

Carla Morrison

Nous voulions absolument filmer Carla Morrison : Max lui avait fait une déclaration virtuelle quelques semaines auparavant et nous avions collectivement craqué pour sa voix magnifique lors des premiers repérages sur le web. Il y avait pourtant un obstacle de taille à ce Concert à Emporter : Carla habitait Tecate (au nord, à la frontière avec les Etats-Unis) et si nous avions prévu de faire une escapade en dehors de la capitale, nous n’avions pas envisagé la possibilité d’aller si loin pour une journée. Alors c’est Carla qui est venue à nous, à Mexico. Et nous lui en sommes très reconnaissants.

Nous avons retrouvé Carla et Alejandra (sa percussionniste) dans le parc Viveros, à Coyoacán, le quartier des artistes et des personnalités au siècle dernier, celui Frida Kahlo et de Leon Trostki (qui y sera assassiné d’ailleurs). Art avait donné rendez-vous à une partie de sa famille, Carla était un peu stressée mais souriante, et prête à se plier à toutes les volontés d’Art… Il en a un peu profité : il l’a fait marcher longtemps, prendre un taxi pour quelques centaines de mètres, sauter un déjeuner et patienter pendant des heures pour filmer une chanson dont il n’a pas retenu la vidéo au final. Il lui a fait recommencer “Valentina” encore et encore en lui donnant le tournis à chaque fois. Il faisait chaud sous la verrière et elle a dû se remaquiller à plusieurs reprises. Et puis Art l’a fait pleurer aussi, involontairement, à la fin de “Compartir”. Un moment à l’image de la demoiselle, particulièrement touchante dans sa vulnérabilité…

Elle ne nous a pas tenu rigueur de ce traitement, gardant son enthousiasme et son sourire en toutes occasions, s’affranchissant de ses petites appréhensions pour mieux nous charmer avec ses chansons nues. Nous avions un faible pour Carla Morrison avant de la rencontrer, nous avons désormais un très fort attachement pour elle et pour sa musique.