La Blogothèque
Concerts à emporter

Iron and Wine

Bonjour Sam, bonjour. Cela fait longtemps que je rêve de ce moment là, tu le sais ? Non, tu ne le sais pas, et je n’oserai pas te le dire. Si je pouvais me taire, je le ferais, je ne demande pas mieux qu’avoir quelques longues heures avec toi, te laisser aller où tu le voudras, pour que tu joues, que tu chantes, que tu joues encore et encore, que tu racontes des histoires, que tu te contentes de chuchoter comme tu le faisais sur The Creek drank the Cradle .

Cela fait très longtemps que tu n’étais pas passé par Paris. Alors, non, tu n’as pas le temps, ton emploi du temps est surchargé, même si tu ne le laisses pas apparaître. Tu as l’air bien, rien ne semble pouvoir t’affecter, sans que nous sachions si c’est de la gentillesse, la maturité, ou une politesse extrême façonnée par des années à jouer le jeu de la promo.

Alors nous ne savons trop que faire : te pousser, te flatter, t’encourager, te promettre… Des fourmis s’agitant autour de ta barbe, de ton sourire, qui t’invitent à goûter un vin, cherchent à trouver un moyen de fermer l’horizon autour de toi, de créer un cocon, trouvent un arrière d’escalier. Enfin t’entendent chanter.

Je l’ai souvent écrit ici, comme on pose une date sur le mur d’un monument : nous nous reverrons, Sam Beam. Tes chansons méritent qu’on les enveloppe, qu’on prenne le temps de les faire chauffer. Nous nous reverrons, folkeux barbu de mon coeur.