La Blogothèque
Mercredix

Les disparus de 2010

Avant de me pencher prochainement sur quelques disques remarquables sortis en 2010, je profite de ce Mercredix pour éclairer les disques que j’ai ratés ou oubliés au cours de l’année écoulée – trop de (bonne) musique, semble t-il. A la fois Desmond Hume et Jack Sheppard, le Mercredix s’est mis à taper sur son clavier pour retourner sur des îles perdues.

Disponible sur Spotify

1 – John Grant – “When The Dreams Go To Die”

Bien qu’il figure dans un Concert à emporter mis en ligne ici au mois de novembre, j’avais complètement fait l’impasse sur ce disque fait de pleins et de déliés, qui fait la part belle à une Americana tour à tour apaisée et inquiète mais toujours somptueuse – ici, un peu comme si Bill Callahan reprenait Michel Legrand.

2 – Lower Dens – “Completely Golden”

C’est l’ami KMS qui avait attiré mon attention sur le nouveau groupe de Jana Hunter. Comment ai-je pu oublier ces onze plages où des guitares sous haute influence New York / New Jersey (Feelies, Yo La Tengo, Galaxie 500, etc.) ? Le mystère reste entier…

3 – Sylvain Chauveau – “From Stone to Cloud”

Paru sur le discret mais excellent label Type (Ulrich vous en avait parlé lors d’un précédent Mercredix), j’ai été frappé lors de ma première écoute : la voix et les arrangements rappellent un autre artiste, presque homonyme inversé. Tutoyant les mêmes cimes, Sylvain Chauveau poursuit une oeuvre belle et rare. (Album en écoute sur le site de Type records)

4 – The Posies – “She’s Coming Down Again”

Quand d’autres gèrent un fond de commerce ou succombent à la mode du moment, les Posies continuent, bon an mal an, à creuser leur sillon power pop et ils le font bien. Belle constance.

5 – Windsor For The Derby – “Our Love’s a Calamity”

Autre belle constance : celles de ces Texans d’adoption qui n’en finissent pas de distiller leur pop clair-obscur dont on n’est pas prêt de se lasser.

6 – The Thermals – “I Don’t Believe You”

Quand je vois les mails de promo qui ont rempli ma boîte mail sans qu’aucun ne m’avertisse de la dernière sortie du power trio le plus pêchu de l’ouest américain, je ne peux que regretter de n’avoir pas plus d’une vie. “Valeur sûre”, disait un homme de goût dans Magic . Il avait bien raison.

7 – The Magnetic Fields – “Always Already Gone”

Après avoir revisité la noisy pop version C86 sur Distorsion (2008), la formation de Stephen Merrit (toujours hébergé par le très select label Nonesuch) explore la folk music façon Judy Collins. Etonnant.

8 – JJ – “And Now”

Cousins suédois de The XX et héritiers comme eux d’une famille aux contours indistincts mais assurément sous la tutelle d’Alison Statton (période Weekend) et de Tracy Thorn. Vite un jj n°4 !

9 – Cindytalk – “We Are Without Words”

Absent ou très discret durant la décennie précédente Gordon Sharp nous est revenu transformé physiquement et artistiquement – son oeuvre est désormais publiée par Editions Mego. Désormais seul à bord (mais pas avare de collaborations, notamment avec Robert Hampson), son Up Here in the Clouds fait la part belle aux paysages lunaires et au laptop.

10 – Drivan – “Det gör ingenting”

A côté du tandem Lindstrøm & Christabelle (dont on reparlera bientôt ici), les Norvégiens de Smalltown Supersound ont également publié le premier album de Drivan, groupe de laptop folk dirigé par le prolifique Kim Hiorthøy. Une belle découverte. (Extrait également écoutable sur Soundcloud)