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Mercredix

Teenage Fanclub Fan Club

Dans ses interviews, Kurt Cobain les citait quelquefois comme le meilleur groupe du monde. Pour Noel Gallagher, ils n’étaient que les seconds (après Oasis, évidemment)… Les Teenage Fanclub seront en concert à Paris, au Point Ephémère, le 24 novembre prochain. C’est déjà complet et pour vous consoler de manquer en live le plus grand groupe écossais du monde, on revient en dix titres et chronologiquement, sur vingt ans de songwriting d’exception.

1 – “Everything Flows”

On est en 1990, la production est brouillonne, le chant est couvert par les guitares sales et les Ecossais se prennent pour Dinosaur Jr. L’album dont est tiré ce morceau (A Catholic Education ) est globalement dispensable, mais il lance la carrière du groupe et le fait connaître en dehors des faubourgs de Glasgow.

2 – “What You Do To Me”

Un morceau plutôt pop, tiré de Bandwagonesque , un album rapidement devenu culte. A l’époque, le magazine américain Spin en fait son disque de l’année 1991, devant Out Of Time de REM et Nevermind de Nirvana ! Don Fleming joue quelques parties de guitare et le batteur de l’époque s’appelle Brendan O’Hare. Ce dernier quitte le groupe au bout de quelques années pour rejoindre Mogwai, avant de s’en faire exclure à peine le premier album enregistré. Plus loser, tu meurs…

3 – “Hang On”

Une intro et quelques riffs heavy metal, mais on est finalement bien plus proche des Beatles que de Metallica. Sur Thirteen

, sorti en 1993, le groupe reprend les recettes de l’album précédent et ce Hang On est une illustration presque parfaite d’une chanson pop abritée derrière des guitares un peu crasseuses.

4 – “Mellow Doubt” / 5 – “Neil Jung”

Ces deux morceaux sont extraits de l’album Grand Prix , sorti en 1995. Les guitares se font plus sobres, plus élégantes et le versant pop du groupe prend définitivement le dessus sur les anciens penchants grunge. Sur ce disque, c’est Paul Quinn, autrefois batteur des “illustres” Soupdragons (“I’m Freeeeeeeeee/To do what I want “), qui est en charge des rythmiques. Après lui, Francis MacDonald reprend les baguettes qu’il gérait par intermittence et les conserve jusqu’à aujourd’hui.

6 – “Mount Everest” / 7 – “Your Love Is The Place Where I Come From”

Deux chansons extraites de Songs From Northern Britain sorti en 1997, peut-être leur album le plus riche, le plus cohérent, l’équilibre idéal entre les compositions de Norman Blake, celles de Gerard Love et les morceaux touchants du plus discret Raymond McGinley. Et puis, ce “Your Love Is The Place Where I Come From” est surtout une de mes chansons préférées d’Ecosse et d’ailleurs…

8 – “I Feel Fine”

Une petite parenthèse : en 2002, le groupe se fait backing band de luxe pour Jad Fair et compose un album entier avec lui, Words Of Wisdom And Hope . Une réminiscence temporaire de leurs premières amours américaines et une jolie réussite : l’impression d’entendre Daniel Johnston en leader de groupe.

9 – “Only With You”

Un autre titre magnifique de Raymond McGinley, tiré de l’album Man-Made sorti en 2005. C’est John McEntire, de Tortoise, qui joue du piano sur ce morceau et qui produit l’album.

10 – “Baby Lee”

Dans l’indifférence presque générale, le groupe sort au printemps 2010 un Shadows plus élaboré que ces prédécesseurs, mais de facture plus classique paradoxalement. Comme pour Howdy ! dix ans plus tôt, l’album est très appréciable, mais aucune chanson ne s’en détache. A part peut-être ce “Baby Lee”, avec au chant le Gallois Euros Child des défunts Gorky’s Zygotic Mynci.


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