La Blogothèque
Concerts à emporter

Emily Jane White

“Les livres absorbent les sons” a dit le libraire. C’était donc, finalement, une bonne idée de faire jouer Emily Jane White au milieu des livres. Il aurait peut-être été préférable de choisir le magasin sombre et confiné d’un bouquiniste et l’odeur caractéristique des vieux papiers, mais il fallait aussi que la voix d’Emily porte, que ce soit feutré sans être étouffant, lumineux sans être éblouissant, qu’on retrouve la modernité de sa musique dans une librairie flambant neuf.

Emily était entourée de recueils érotiques, d’écrits philosophiques, de récits historiques, d’une littérature plus grand public également. Cela lui seyait bien. Jen Grady (au violoncelle), Carey Lamprecht (au violon) et elle venaient d’achever une tournée européenne, elles allaient rentrer en Californie quelques jours plus tard, elles étaient détendues, relaxées, un peu fatiguées mais satisfaites. Elles ont joué des morceaux des deux albums Dark Undercoat et Victorian America et quelques inédits, vraiment inédits car pas enregistrés encore, des chansons pleines de promesses, déjà renversantes en trio.

Les gens avaient patienté longtemps à l’extérieur, dans le froid de décembre, ils avaient besoin d’un peu de chaleur, d’une sorte de réconfort. Ils ont été comblés je crois, les visages ne trompaient pas : de l’attention, de l’écoute et beaucoup d’émotion.

Emily avait joué, sa voix avait charmé, c’était un moment presque léger, aérien. Nat a su en capturer l’essence…

Emily Jane White est actuellement en tournée française. Toutes les dates sont là.
(http://www.talitres.com/newsvf.htm)