Our Brother the Native a déjà fait une escale dans les colonnes de la Blogo. En 2006, Orvar de Mum s’enthousiasmait pour ce trio d’adolescents. C’était l’année de la sortie de Tooth & Claw, un premier album composé à distance.
Tooth & Claw, c’était un album trans-amérique (3094Km environ entre les trois membres du groupe), un blind-album composé à grands coups d’échanges de mails et de conversations téléphoniques entre deux ados en Californie et et un troisième larron du Michigan jamais rencontré jusqu’à ce que l’album soit enregistré et que le premier concert ait lieu.
En somme, Our Brother The Native, c’est l’exception à la règle de la relation longue distance éternellement foireuse.

A l’époque le trio avait entre 15 et 17 ans et invitait maman à participer à l’album. C’était d’un talent précoce mais ça avait encore le goût de l’enfance.
Trois ans plus tard et un membre en moins, les voix chevrotantes, les ballades enfantines, les échos cocorosiens et les duos avec maman ont laissé place à Sacred Psalms, troisième album de freak folk et d’expérimentations.
Sacred Psalms, c’est 34 minutes d’un rituel de passage à l’age adulte, de percussions tribales et de mélodies au thumb piano, parfois des bribes de musiques orientales et des échos d’Animal Collective, souvent des ambiances mystiques et vibrantes et du spleen.
Sacred Psalms, c’est 34 minutes d’un, désormais, duo toujours très jeune (20 ans) et de plus en plus brillant.
- Photos Megan McIsaac
- Our Brother The Native a été contraint d’annuler sa tournée française en octobre dernier par manque de dates. A bon entendeur …





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