La Blogothèque

Yeasayer, le jeu des ressemblances

«Bonjour, je suis Ambling Alp, le clip du nouveau Yeasayer, mais vous m’avez certainement déjà vu dans des productions visuelles comme La Planète des singesNumb de U2, Abyss, etc…»

C’est comme cela qu’a commencé la journée. Il a suffi d’un titre, d’un clip pour la rendre magnifique, exaltante, excitante.

Ce génial nouveau titre, en cadeau ici, annonce un retour plein de promesses… en attendant l’album Odd blood disponible le 8 février 2010.

Le clip, étrange et poétique, réalisé par le collectif Radical Friend et produit par Daft Arts, nous a occupés tout un après-midi. La vidéo est bourrée de références…

Dans l’open space, elle a vite fait le tour des bureaux. Et comme cette fois, nous n’arrivions pas à accéder à Pitchfork pour savoir de quelle next big thing nous allions parler, le jeu des références a commencé. C’est parti dans tous les sens : on avait le temps, on aime les parallèles tirés par les cheveux et ça nous évitait de sortir dépenser de l’argent chez le disquaire. Résultat, plusieurs dizaines de mails croisés, une procrastination professionnelle totale et une chasse aux trésors lancée…

Elle commence par un chevalier de l’Apocalypse qui mixe Le Seigneur des Anneaux (et ses Nazgul), Electroma des Daft Punk (pour le masque) et El Topo de Jodorowsky – tous ses films se passent dans le désert et cela fait 30 ans que Jodorowsky est l’influence majeure de toute la scène
psyché (musique et ciné).


Vous ne pouvez pas dire que vous n’y avez pas pensé comme nous. Non, ne tentez même pas de dire que ça ne vous a pas traversé l’esprit l’espace d’une demi-seconde : Rabbi Jacob pour la boue jaune qui bouillonne, sisi !


Numb de U2 pour le visage «maltraité» par des mains et Dune de Lynch pour le stylisme.


«Sarah Connor ?» Oui, c’est bien là. Le T-1000 de Terminator 2 n’est donc pas mort dans la fonderie.


Un vieux clip d’Alex Gopher, Party People, réalisé par Quentin Dupieux. Comme quoi la french touch n’est pas définitivement morte ! Quoique les puristes pourraient aussi y voir un clin d’œil au film JO avec Louis de Funès (encore !)


Coucou, tu veux voir ma tête ? Celle d’Abyss évidemment. Une des références les plus évidentes du clip.


Electric Ladyland pour les gens tout nus… qui chillent sur le sable


Le clip de Gobbledibook, de Sigur Ros, qui eux-mêmes avaient beaucoup potassé leur petit Ryan Mc Ginley illustré afin de faire courir des gens, nus comme à l’Origine, beaux comme des enfants du soleil. Bref. Des gens aussi à poil qu’au Cap-d’Agde.



Sans parler des scènes de Zabriskie Point, où l’amour nu et plein de poussières sur fond de musique des Pink Floyd se colle aux images du clip.

Et quand lorsque les pas soulèvent la poussière des dunes de rocailles, on se sent tout de suite un peu Charlon Heston dans La Planète des singes - old version.


Et comment ne pas continuer à penser aux singes sur la scène finale, avec l’allusion à l’aube de 2001 : L’Odyssée de l’espace, matinée du film de science-fiction Logan’s Run (avec Farah Fawcett dans un rôle de 2mn50 !) pour la main géante argentée.



A vous de compléter !