On pousse les nappes, les synthés, les jolies harmonies comme on pousserait les meubles pour faire de la place dans le salon. On saute sur les sophistications comme sur les coussins du fauteuil de Mamie. On garde ses baskets, on fait comme si Brooklyn avait dix ans de moins et nous aussi, l’époque où on ne faisait pas si gaffe.
On met les Darlings, qui ont quoi ? une basse, deux guitares une batterie et un chanteur, une seule chanson de plus de quatre minutes, et une belle énergie. Lorsqu’ils sont calmes, ils font penser aux Strokes des débuts (‘Eviction Party’). Lorsqu’ils s’énervent, ils ont des airs de Ramones jouvenceaux. C’est un peu punk, c’est très garage et très pop, c’est juste une musique qui se jette à l’eau et nous prend le bras. C’est jouissif, et comme toute chose jouissive, pas la peine de faire un long discours.
Ecoutez et voyez plutôt. Vivement qu’ils viennent jouer par ici.
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